jurisprudence · v1.0.0
OTBAT ANDORRA, a 05 de març del 2024 - ROJ: OTBAT 1520/2024
Résumé
# OTBAT 1520/2024 (Batllia de Guàrdia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale n° 000184/2024, 5 mars 2024) > **Décision commentée :** Juridiction andorrane, « — » (Batllia de Guàrdia, Andorra la Vella, ordonnance pénale n° 000184/2024, 5 mars 2024 ; ROJ : OTBAT 1520/2024 ; ECLI:AD:TBATAD:2024:1520) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Le 4 mars 2024, des agents du service de police, affectés à une surveillance des frontières non habilitées, observent vers 20 h 30 un véhicule immatriculé en France, présumé lié à un trafic de tabac, stationné dans une station-service avec trois occupants. Lors du contrôle, l'un des occupants, M. Calderón, est identifié. Les fichiers du service de police révèlent qu'il fait l'objet d'un arrêté administratif d'expulsion du Principat d'Andorre pour une durée de trois ans. Cette mesure, prise par le secrétaire d'État à la Justice et à l'Intérieur le 6 novembre 2023, lui a été notifiée le 28 novembre 2023, avec une date de fin d'expulsion fixée au 28 novembre 2026. Le registre des antécédents pénaux ne fait apparaître aucune mention défavorable. La décision relève qu'une consultation préalable a été menée avec le ministère public et l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale. La procédure suivie est celle de l'ordonnance pénale (*ordenança penal*). Le juge de garde, Mme Maria Àngels Moreno Aguirre, statue sur le fondement de l'instruction de garde. La décision ne précise pas le numéro d'instruction (« XXXX » dans le texte, anonymisé) ni la nature exacte des faits liés au trafic de tabac, qui ne font l'objet d'aucune qualification dans le dispositif. L'identité complète du prévenu est également anonymisée (« YY/YY/YYYY », nationalité « Y »). Le résumé automatique (« Resum I.A. ») figurant sur la plateforme ne fait pas partie du texte juridictionnel. Il n'a pas été retenu comme source pour la présente fiche. ## Question de droit La décision soulève, au regard des motifs, deux questions principales : 1. **La qualification pénale.** Un ressortissant étranger, non résident et titulaire d'une mesure administrative d'expulsion en cours de validité, qui est trouvé sur le territoire andorran, commet-il le délit de désobéissance grave à l'autorité administrative prévu à l'article 397 du Code pénal ? 2. **Le régime de la peine.** Comment la peine d'arrêts nocturnes au domicile, applicable au délit, peut-elle être substituée par une mesure d'expulsion, et quelles conséquences procédurales et pratiques en résultent-elles ? Le juge retient en outre que « aucune circonstance modificative de la responsabilité pénale » n'est constatée, ce qui conditionne la détermination de la peine au regard de l'article 56 du Code pénal. ## Solution et dispositif Le juge retient la qualification de délit mineur de désobéissance grave à l'autorité administrative (article 397 du Code pénal) et considère que les éléments recueillis suffisent à retenir la responsabilité pénale de l'intéressé en qualité d'auteur. Il fixe la peine en application de l'article 56 du Code pénal, puis en précise le régime au regard des articles 61 et suivants (suspension) et de l'article 65 (substitution). Le dispositif de l'ordonnance est reproduit ci-après, en traduction fidèle du catalan : > « Premier. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de Calderón. > > Deuxième. Condamner Calderón [...] en qualité d'auteur responsable du délit mineur de désobéissance grave à l'autorité administrative
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