Résumé éditorial
# Batllia d'Andorra la Vella, ordonnance pénale du 14 janvier 2024 (OTBAT 1558/2024)
> Décision commentée : Batllia d'Andorra la Vella, ordonnance pénale, 14 janvier 2024, OTBAT 1558/2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1558) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions du texte (organe : Batllia ; lieu : Andorra la Vella ; recours n° 31/2024 ; date : 14/01/2024 ; identifiant ECLI).*
## Faits et procédure
La décision est une ordonnance pénale (*ordinança penal*) rendue le 14 janvier 2024 par le Batlle (juge unipersonnel de la Batllia) d'Andorra la Vella, dans la procédure d'instruction enregistrée sous le numéro « XXXX ». Le prévenu, de nationalité espagnole et non-résident du Principat, est désigné comme « XXX XXX XXX » ; son identité et sa date de naissance sont anonymisées dans la source.
Selon le rapport du Service de police n° J-0391/24, le prévenu a été contrôlé le 13 janvier 2024, vers 21 h 40, par des agents qui patrouillaient dans le parking d'un établissement, alors qu'il se trouvait dans son véhicule. Interrogé sur ce qu'il manipulait, il a remis aux agents un emballage contenant de la cocaïne, en déclarant qu'il s'agissait d'une consommation personnelle. Le test réactif a été positif à la cocaïne ; le poids brut de l'emballage est de 0,4 gramme.
Le casier judiciaire ne comporte aucune mention défavorable. Le juge indique avoir procédé, par diligence du jour, à la consultation préalable du ministère public et du représentant de la défense de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
La procédure suivie est celle de l'ordonnance pénale, procédure simplifiée qui permet au juge, sur la base du dossier d'instruction, de prononcer une condamnation sans audience publique, sous réserve de l'opposition du prévenu. La décision précise que la notification doit être faite personnellement, assisté d'un avocat, avec avertissement que la résolution est ferme et exécutoire sauf opposition formée à cet acte (art. 165 CPP).
## Question de droit
La décision soulève, de manière implicite, trois questions :
1. **La qualification pénale** : la détention de 0,4 gramme de cocaïne, déclarée destinée à un usage personnel, relève-t-elle de l'infraction de possession de drogue toxique prévue à l'article 284.1 du Code pénal, et peut-elle être qualifiée de délit mineur (*delicte menor*) ?
2. **La détermination de la peine** : en l'absence de circonstances modificatives, quelle sanction retenir, et sous quelle forme ?
3. **Les mesures accessoires** : le confiscation et la destruction des biens saisis, ainsi que la mise à charge des frais de procédure, sont-elles fondées sur les dispositions invoquées ?
## Solution et dispositif
Le juge retient la qualification de délit mineur de possession de drogue toxique (cocaïne), tenant compte de l'absence de circonstances modificatives et de l'absence d'antécédents. Il prononce les dispositions suivantes, reproduites ici en traduction fidè