OTBAT, 30 juillet 2025, ROJ OTBAT 158/2025
Décision commentée : OTBAT, Penal, 30 juillet 2025, ROJ OTBAT 158/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:158) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision émane de la Batllia d'Andorre-la-Vieille, saisie sous le numéro de recours 3000043/2025. Elle prend la forme d'une ordenança penal (ordonnance pénale), rendue par le Batlle Sergi Costa Gonçalves. Le texte ne précise pas le fondement procédural exact de la mise en œuvre de cette procédure simplifiée au regard de la qualité de mineur du prévenu, sinon par la référence à l'article 164 du Code de procédure pénale, relatif à une consultation préalable du Ministère public et du lettrat désigné.
Les faits, tels que rapportés dans les antécédents, concernent une relation sentimentale entre deux personnes mineures durant l'année 2021, d'une durée de huit mois. Le prévenu, Alvarado, né en 2005 et de nationalité andorrane, aurait adopté pendant cette relation un comportement de contrôle : envoi répété de messages et d'appels, demandes de géolocalisation, injonctions de ne pas fréquenter d'autres personnes ni sortir du domicile, et menaces de mort par messages. Le texte relate également une altercation survenue le 20 août 2021 au domicile de l'un des protagonistes, ayant entraîné des lésions légères.
Les constatations factuelles présentent des incohérences de désignation. Le Résultant I mentionne tantôt la « menor Escolano », tantôt la « menor Soriano » ; de même, certains passages attribuent les envois de messages et l'agression à une personne prénommée Tejada, sans que le lien avec le prévenu Alvarado soit explicité. Le Résultant II indique l'absence d'antécédents pénaux. Le résumé « I.A. » figurant dans les métadonnées n'a pas de valeur décisoire et ne saurait être substitué au texte de l'ordonnance.
Question de droit
Deux questions principales se posent. La première est d'ordre pénal : les faits de maltraitance dans le cadre domestique, de menaces non conditionnelles et de harcèlement peuvent-ils être qualifiés au regard des articles 114.1, 143.1 et 139 bis du Code pénal, et le caractère mineur de l'auteur justifie-t-il une réponse exclusivement socio-éducative ? La seconde est d'ordre civil et procédural : la responsabilité civile ex delicto d'un mineur peut-elle être déclarée, avec une responsabilité subsidiaire des parents, dans une ordonnance pénale dont la liquidation est renvoyée à la phase d'exécution ?
Le texte se borne à constater que « no concorren [...] circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, ni reduccions qualificades » (Considérant II), sans motiver autrement la qualification retenue ni développer l'élément intentionnel.
Solution et dispositif
Le juge retient la culpabilité d'Alvarado en qualité d'auteur de trois délits mineurs, sans circonstance modificative ni atténuation qualifiée liée à sa minorité à la date des faits (Considérant I). Il prononce en conséquence les mesures suivantes.
« Primer. Condemnar a Alvarado, en concepte d'autor responsable d'un delicte menor de maltractament en l'àmbit
Ordenança
ORDENANÇA PENAL
Andorra la Vella, a la data al marge referenciada.
Per davant de l'Hble. Batlle Sr. Sergi COSTA GONÇALVES.
VIST l'expedient número XXXX, i del qual consta com a part encausada en Alvarado, nascut el 17/06/2005 a Encamp, fill de Alvarado i Luís i de nacionalitat andorrana.
Antecedents de fet
ANTECEDENTS DE FET
RESULTANT I. Del contingut de les diligències d'investigació practicades es desprèn que Alvarado, menor a la data dels fets, va ser parella sentimental amb la també menor Soriano durant l'any 2021. Aquesta relació va durar vuit (8) mesos.
Durant la breu relació entre ambdós, i segons el què es desprèn de les actuacions Tejada ha enviat nombrosos missatges per WhatsApp a Escolano demanant-li reiteradament a on es trobava, demanant-li fotos per corroborar l'ubicació amb la posició de geolocalització que tenia instal·lada al seu telèfon, tanmateix amb permís de Escolano; li referia que no parlés amb altres nois; que no surtís de casa; que li contestés immediatament als missatges, situació que, si ella no contestaba, Tejada li enviava múltiples missatges i trucades per intentar parlar amb ella; entre altres (folis 26 i ss.).
De fet, en un d'aquests missatges, en veure Tejada que Escolano probablement no seguiria les seves indicacions, el mateix li envià un important número de missatges, entre els quals li va proferir els termes de "vas a puto morir; t voy a matar; full turbo; por calentar; full muerta vas a acabr".