Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, OTBAT 436/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:436)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (OTBAT 436/2025, Batllia d'Andorra la Vella, ordonnance pénale du 25 mars 2025) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
L'ordonnance pénale est rendue le 25 mars 2025 par le Batlle de guàrdia, Manuel Santolària Besolí, dans le cadre du dossier de garde n° XXXX, ouvert à la suite d'un rapport du Service de police n° XXXX. Le recours est enregistré sous le numéro 206/2025. Le titre officiel mentionne une accusation de menaces et d'injures graves contre des autorités, ainsi qu'un maltraitement en appartement.
Les faits retenus sont les suivants. Le 24 mars 2025 à 17 h 52, des agents de police sont envoyés à une résidence touristique de Bordes d'Envalira, à la suite de signalements de bruits de dispute. Une fois sur place, ils constatent des désordres à l'intérieur de l'appartement (vêtements féminins au sol, valise ouverte, portes d'armoires ouvertes). Le prévenu, de nationalité française, né à Paris en 1994 et sans antécédents judiciaires, nie toute altercation. Sa compagne, arrivée sur les lieux, explique qu'une discussion verbale s'est transformée en tension physique et qu'elle a dû quitter l'appartement par crainte d'une agression.
Le rapport fait état de plusieurs éléments :
- la compagne rassemble ses affaires pour quitter le logement ;
- le prévenu saisit la valise, la secoue, puis la jette violemment au sol ;
- lors de l'intervention, il tient des propos injurieux et menaçants à l'égard des policiers (« *menteurs* », « *méchants* »), ce qui ressort des enregistrements des caméras policières ;
- il oppose une résistance et ne respecte pas certaines instructions ;
- le test d'alcoolémie, d'abord refusé, est finalement réalisé volontairement et révèle un taux de 0,00 g/l.
Le rapport précise que le Registre des antécédents pénaux ne révèle aucune condamnation antérieure. L'ordonnance relève qu'une consultation préalable a été menée avec le Ministère public et l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
## Question de droit
La décision ne formule pas expressément de question de droit. Elle se borne à qualifier les faits au regard de quatre infractions et à en tirer les conséquences pénales. Deux questions se dégagent cependant implicitement :
1. Les faits établis (menaces et propos injurieux à l'égard de policiers, résistance à l'interpellation, dégradations et violences sur des biens à l'encontre de la compagne) répondent-ils aux éléments constitutifs des infractions retenues : menaces non conditionnelles (article 143 du Code pénal), injures graves à l'encontre d'une autorité (article 174), maltraitement (article 476.1) et désobéissance légère (article 508) ?
2. Ces infractions peuvent-elles être traitées par la voie de l'ordonnance pénale prévue aux articles 163 et suivants du Code de procédure pénale, avec une peine d'arrêt domiciliaire conditionnel et une amende ?
## Solution et dispositif
L'ordonnance retient la responsabilité pénale du prévenu. Le dispositif, rédigé en catalan, est reproduit ci-dessous dans une