Résumé éditorial
# Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale, 27 août 2025 (ROJ : OTBAT 588/2025)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ : OTBAT 588/2025 ; ECLI:AD:TBATAD:2025:588) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La décision commentée est une ordonnance pénale rendue le 27 août 2025 par la batlle de la Batllia, siégeant en fonction de garde à Andorre-la-Vieille, dans le cadre du recours enregistré sous le numéro 458/2025.
Selon les constatations policières, le 27 août 2025 vers 11 h 40, un service de police contrôle, à la frontière du Riu Runer, une personne circulant dans un véhicule de tourisme de marque Transit, immatriculé en Espagne. Après avoir informé l'intéressée de la législation andorrane applicable aux stupéfiants, les policiers procèdent à une fouille du sac à main. Ils découvrent un emballage plastique contenant une poudre blanche. Le test réactif est positif à la cocaïne. Le poids brut est de 0,3 gramme.
Le casier judiciaire ne fait apparaître aucun antécédent. Une consultation préalable du Ministère public et de la représentation lettrée de garde a été effectuée conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
La personne, de nationalité espagnole et déclarée touriste au Principat, est identifiée dans la décision sous le seul nom de « Ricart ». Le juge retient sa responsabilité pénale en qualité d'autrice. La procédure suivie est celle de l'ordonnance pénale, qui permet un règlement rapide des infractions de faible gravité sans audience contradictoire.
## Question de droit
La décision soulève trois questions juridiques.
**Première question : la qualification.** Il s'agit de déterminer si la détention, à des fins de consommation personnelle, d'une quantité minime de cocaïne constitue le délit mineur d'introduction de drogue toxique prévu à l'article 284.1 du Code pénal, qui figure parmi les textes issus de la loi qualifiée n° 9/2005 du 21 février 2005.
**Deuxième question : le régime de la peine.** Il convient de déterminer la nature et le quantum de la peine principale, ainsi que les modalités de son exécution, en particulier la suspension de la condamnation et l'arrêt à domicile conditionnel.
**Troisième question : le sort des objets saisis.** Il faut examiner la mise en œuvre de l'article 70 du Code pénal et de l'article 177 du Code de procédure pénale, qui imposent la destruction ou la neutralisation des objets saisis lorsqu'un danger en résulte.
## Solution et dispositif
Le juge retient la qualification du délit mineur d'introduction de drogue toxique pour consommation personnelle. Il relève l'absence de circonstances modificatives de responsabilité. Il ordonne la destruction des objets saisis, sans motivation supplémentaire sur la mise en œuvre de l'article 70. La décision est rendue sous forme d'ordonnance pénale.
Le dispositif est le suivant :
> « Primer. Deixar sense efecte la detenció governativa practicada en la persona de Ricart. »
>
> « Segon. Condem