Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (OTBAT 648/2025)
> **Décision commentée :** Juridiction andorrane, — (OTBAT 648/2025, ECLI:AD:TBATAD:2025:648) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
**Juridiction :** Batllia (Andorra la Vella). **Recours :** n° 546/2025. **Date :** 18 octobre 2025. **Type :** ordonnance pénale rendue par le batlle en fonctions de garde. **Ponente :** Stéphanie Garcia Garcia. **Thème :** conduite sous l'empire d'un état alcoolique, arrêt nocturne conditionnel, suspension du permis de conduire, amende.
## Faits et procédure
Selon le texte de la décision, une patrouille de police a effectué un contrôle routier à la sortie du Principat d'Andorre, vers 4 h 20 du matin. Le conducteur du véhicule, Mme Carnero, de nationalité espagnole et résidente en Andorre, a été contrôlée. Elle s'est soumise volontairement à un éthylotest, qui a révélé un taux de 0,90 g d'alcool par litre de sang, à 4 h 25. Le registre des antécédents pénaux ne mentionnait aucune condamnation antérieure.
La personne a été placée en détention gouvernementale et présentée au juge de garde. Une consultation préalable a eu lieu avec le ministère public et l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale (ci-après CPP). Le dossier relève de la procédure d'ordonnance pénale, dont le régime est rappelé par la mention de l'article 165 CPP dans le dispositif.
La décision est une ordonnance pénale, non un jugement rendu à l'issue d'une audience contradictoire. Le texte ne précise pas si la prévenue a été assistée d'un conseil lors de la décision, ni si elle a acquiescé à la procédure (non précisé dans la décision).
## Question de droit
La décision soulève, implicitement, trois questions.
**Première question : la détention gouvernementale doit-elle être maintenue ?** Le juge a décidé de « laisser sans effet » la détention, ce qui conduit à la remise en liberté de la prévenue. La décision ne motive pas expressément ce point. Elle indique seulement que le juge a examiné « les circonstances du détenu » au regard de l'article 56 et des dispositions concordantes du CPP (considérant II, formulation peu détaillée).
**Deuxième question : le fait constitue-t-il un délit mineur au sens de l'article 268.1 du Code pénal ?** Le considérant I retient la qualification de « délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l de sang ». La norme visée figure dans la Llei 9/2005, qualificada, du Code pénal. Le juge retient que le résultat des investigations suffit à tenir la prévenue pour responsable à titre d'autrice, en l'absence de toute circonstance modificative.
**Troisième question : quel est le régime des sanctions applicables ?** La décision combine plusieurs peines : arrêt nocturne conditionnel, suspension de la condamnation, retrait du permis de conduire, amende et frais de procédure. Elle pose ainsi la question de l'articulation de ces mesures dans le cadre d'une ordonnance pénale, procédure qui suppose une appréciation sommaire des faits.
## Solution et dispositif
Le juge a statué en quatre points, qui peuvent être traduits fidèlement comme suit :
> « Premier. Laisser sans effet la détention gouv