Résumé éditorial
# Batllia d'Andorra la Vella, ordonnance pénale, 15 décembre 2025 (ROJ OTBAT 756/2025)
> Décision commentée : Batllia d'Andorra la Vella, ordonnance pénale, 15 décembre 2025, ROJ OTBAT 756/2025, ECLI:AD:TBATAD:2025:756 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note éditoriale : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte de la décision a été retenue.*
## Faits et procédure
Dans la nuit du 15 décembre 2025, vers 0 h 00, les services de police procèdent à un contrôle préventif d'alcoolémie sur la Carretera General 2, au pk 10, sur le territoire de la paroisse de Canillo. Le conducteur d'un véhicule de tourisme, M. V., de nationalité argentine et résidant en Principauté, présente des signes laissant supposer une consommation d'alcool. Il se soumet volontairement à l'éthylotest, qui révèle un taux de 0,95 g/l de sang à 0 h 04.
Le casier judiciaire ne mentionne aucun antécédent pénal à son égard (résultat II). La procédure se déroule dans le cadre de la garde : l'intéressé est placé en garde à vue, puis mis à disposition de l'autorité judiciaire. Une consultation préalable a été menée avec le ministère public et l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale (résultat III).
Le texte ne précise pas les circonstances procédurales ayant conduit à la saisine de la batllia en formation de garde. Le résumé produit par le système de documentation (« Resum I.A. ») n'émane pas de la juridiction et n'a donc pas été retenu comme source. La décision mentionne par ailleurs une magistrate prénommée « Stéphanie Garcia Garcia » dans les métadonnées et les mentions de magistrats, et une batlle « Stéphanie Vélez Vélez » dans les motifs ; cette discordance matérielle, qui n'affecte pas le fond, appelle une vérification sur la version officielle.
## Question de droit
La décision soulève deux interrogations à caractère pénal et procédural.
**Première question** : les faits matériels établis (conduite d'un véhicule avec un taux d'alcoolémie de 0,95 g/l) suffisent-ils à caractériser le délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l de sang, prévu par l'article 268.1 du Code pénal, tel qu'il résulte de la loi qualifiée 9/2005 du 21 février ?
**Seconde question** : en l'absence de circonstance modificative, quelle sanction peut être prononcée dans le cadre d'une ordonnance pénale, et quelles conséquences en tirer quant à la détention gouvernementale préalablement opérée ?
## Solution et dispositif
Les motifs retiennent, en premier lieu, que les faits constituent un délit mineur de conduite sous l'emprise d'un taux d'alcool supérieur à 0,8 g/l, au sens de l'article 268.1 du Code pénal (considérant I). Le résultat des diligences est jugé suffisant pour tenir le conducteur pour pénalement responsable en qualité d'auteur, « sans que concorri cap circumst├áncia modificativa de la responsabilitat penal ». En second lieu, le juge se réfère aux dispositions de l'article 56 et de l'article 163 du Code de procédure pénale ainsi qu'aux circonstances de l'espèce (considérant II), sans que le texte reproduise leur contenu