I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal de Corts d'Andorre, sentence pénale du 22 mai 2024, STCOR 10/2024 (ECLI:AD:TCORAD:2024:10)
Décision commentée : Tribunal de Corts (Andorre), sentence pénale, 22 mai 2024, ROJ STCOR 10/2024, ECLI:AD:TCORAD:2024:10 (Lire sur source officielle)
Référence reconstituée à partir des métadonnées du texte intégral, la référence fournie en entrée étant incomplète.
Faits et procédure
Dans la nuit du 26 septembre 2019, vers 1h15, un résident de la pension R., à Escaldes-Engordany, a franchi la fenêtre des toilettes de sa chambre pour gagner le balcon de la chambre voisine, occupée par un autre résident. Ce dernier dormait au moment des faits. L'intrus a brisé le vitrage de la porte-fenêtre du balcon. Selon la décision, les faits ont été constatés par des employés d'un camion de la commune, qui ont vu le prévenu passer d'une fenêtre à l'autre tandis qu'ils lui criaient de faire attention. La réparation du vitrage était inférieure à 600 euros. Le gérant de la pension, qui avait été indemnisé par son assureur, n'a formé aucune demande.
Le Ministère public, lors de l'audience, a modifié sa qualification provisoire. Il a retenu le délit mineur de violation de domicile (art. 194.1 du Code pénal) et la contravention de dommages dolosifs (art. 484.1), en relevant que les dégâts autres que le vitrage n'étaient pas établis. Il a requis six mois de prison conditionnelle, assortis d'un sursis de deux ans, et une amende de cinquante euros. La défense a limité la qualification à la seule contravention de dommages dolosifs et a sollicité sept jours de travaux d'intérêt général, en invoquant les troubles psychiatriques liés à la consommation d'alcool et de stupéfiants.
Le prévenu, en liberté provisoire, était défendu par avocat, mais n'a pas comparu bien que régulièrement cité. La juridiction était composée des magistrats Carolina Bailen Vila (rapporteure), Concepció Baron Mora et Canòlic Mingorance Cairat.
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première porte sur la qualification de violation de domicile. Il s'agissait de déterminer si le fait de pénétrer, par une fenêtre, dans le balcon privatif d'une chambre voisine, sans autorisation, constitue l'entrée dans un domicile au sens de l'article 194.1 du Code pénal. Le tribunal devait donc admettre que le balcon « fait partie intégrante » de l'habitation.
La seconde concer
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la causa núm. 6000062/2022, seguida pels presumptes delictes menors de danys dolosos i violació de domicili, contra Ropero, sense domicili fix, amb antecedents penals, en situació de llibertat provisional, defensat pel lletrat Sr. Valverde, no havent comparegut malgrat estar degudament citat. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 22 de maig del 2024 - ROJ: STCOR 10/2024 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« És part acusadora el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Castilla. És ponent la Magistrada Sra. Carolina Bailen Vila. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Acte seguit i mitjançant diligència de compareixença es notifica la present sentència al Ministeri Fiscal i a les demés parts compareixents. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 22 mai 2024 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrades Sres.
Canòlic Mingorance Cairat
Concepció Baron Mora
Carolina Bailen Vila (Ponent)
Andorra la Vella, 22 de maig del 2024.
VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la causa núm. 6000062/2022, seguida pels presumptes delictes menors de danys dolosos i violació de domicili, contra Ropero, sense domicili fix, amb antecedents penals, en situació de llibertat provisional, defensat pel lletrat Sr. Valverde, no havent comparegut malgrat estar degudament citat.
És part acusadora el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Castilla. És ponent la Magistrada Sra. Carolina Bailen Vila.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER.- Són fets provats i així es declara, que en data 26 de setembre del 2019, vers la 01h15, el processat Ropero, i amb antecedents penals no computables a efectes de reincidència per raó de la present causa, trobant-se allotjat a l'habitació núm. XXX de la pensió R. de la vila d'Escaldes- Engordany, va passar per la finestra del seu lavabo fins arribar al balcó de l'habitació veïna, essent la número XXX on s'allotjava Vara, i que en aquell moment s'hi trobava dormint, trencant el vidre de la finestra del referit balcó.