STCOR ANDORRA, a 25 de juny del 2010 - ROJ: STCOR 62/2010
reformation
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé25 juin 2010
NuméroTC-104-5/08
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STCOR 62/2010 (Tribunal de Corts, 25 juin 2010)
> Décision commentée : STCOR 62/2010, Tribunal de Corts, 25 juin 2010 (ECLI:AD:TCORAD:2010:62) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note méthodologique : la référence canonique fournie au départ (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des métadonnées du texte (ROJ STCOR 62/2010, ECLI:AD:TCORAD:2010:62, recours n° TC-104-5/08). Le texte source est rédigé en catalan ; les extraits du dispositif sont traduits en français. Certaines désignations sont anonymisées dans la source (« ENTITY_8 », « ORG_0 »).*
## Faits et procédure
Les faits retenus par le Tribunal de Corts se situent le 27 mai 2006, vers 5 heures du matin, au domicile du couple. Le prévenu, M. Àguila, de nationalité portugaise et sans antécédents, rentre chez lui et réclame à son épouse, Mme Mercader, les clés de son véhicule. Une discussion s'engage. Alors que Mme Mercader tient son sac à main, qui contient ces clés, l'intéressé tire fortement sur le sac. Il en résulte une fracture spiroïde de la phalange proximale du quatrième doigt de la main droite, nécessitant une immobilisation par attelle pendant trois semaines, puis une rééducation fonctionnelle.
Le Ministère public qualifie les faits de délit majeur de lésions dolosives nécessitant un suivi médical, prévu à l'article 113.3 du Code pénal, et requiert une peine d'un an de prison conditionnelle qualifiée. La partie civile, représentée par avocat, sollicite une indemnisation.
La procédure révèle plusieurs incidents. La défense soulève une exception de nullité, fondée sur l'absence d'assistance juridique dès le début de la garde à vue, au regard de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle conteste également le lien de causalité, au motif que la victime n'a consulté un médecin que trois heures après les faits. À titre subsidiaire, elle invoque l'absence de dol et demande la qualification de lésions par imprudence (article 477 du Code pénal). Le prévenu, cité, ne comparaît pas et est jugé par défaut (*en rebeldia processal*).
## Question de droit
La décision soulève quatre questions :
1. **La recevabilité de l'exception de nullité** soulevée tardivement, au moment de l'exposé de l'avocat sur la qualification, après l'ouverture des débats.
2. **La qualification pénale** : les lésions relèvent-elles du délit majeur de l'article 113.3 du Code pénal, et l'élément intentionnel peut-il être établi, en particulier sous la forme du dol éventuel ?
3. **Le lien de causalité** : un délai de consultation médicale de plusieurs heures suffit-il à rompre la relation causale entre l'acte et le dommage ?
4. **La détermination de l'auteur et l'étendue de la réparation civile**, notamment l'indemnisation du *pretium doloris*.
## Solution et dispositif
**Sur l'exception de nullité**, le Tribunal la rejette comme « extemporanée », car elle est soulevée après l'ouverture du débat oral, alors que le moyen aurait dû être présenté à ce stade.
**Sur la qualification**, le Tribunal retient que les faits constituent le délit majeur de lésions dolosives (article 113.3 CP) : les lésions ont exigé un traitement médical postérieur à la première assistance. Il relève que le prévenu, en tirant sur le sac où se trouvaient les clés, a accepté la possibilité de causer le mal qui en est résulté, ce qui caractérise un dol éventuel. La défense avait proposé une qualification d'imprudence, que le Tribunal écarte implicitement.
**Sur le lien de causalité**, le Tribunal juge que le délai de consultation est insuffisant pour rompre la relation causale. Il retient que, dans ce type de lésion, les effets se manifestent souvent avec retard, la douleur initialement attribuée à une simple entorse ayant conduit
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 25 de juny del 2010 - ROJ: STCOR 62/2010
STCOR 62/2010 (Tribunal de Corts, 25 juin 2010)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STCOR 62/2010, Tribunal de Corts, 25 juin 2010 (ECLI:AD:TCORAD:2010:62) (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence canonique fournie au départ (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des métadonnées du texte (ROJ STCOR 62/2010, ECLI:AD:TCORAD:2010:62, recours n° TC-104-5/08). Le texte source est rédigé en catalan ; les extraits du dispositif sont traduits en français. Certaines désignations sont anonymisées dans la source (« ENTITY_8 », « ORG_0 »).
Faits et procédure
Les faits retenus par le Tribunal de Corts se situent le 27 mai 2006, vers 5 heures du matin, au domicile du couple. Le prévenu, M. Àguila, de nationalité portugaise et sans antécédents, rentre chez lui et réclame à son épouse, Mme Mercader, les clés de son véhicule. Une discussion s'engage. Alors que Mme Mercader tient son sac à main, qui contient ces clés, l'intéressé tire fortement sur le sac. Il en résulte une fracture spiroïde de la phalange proximale du quatrième doigt de la main droite, nécessitant une immobilisation par attelle pendant trois semaines, puis une rééducation fonctionnelle.
Le Ministère public qualifie les faits de délit majeur de lésions dolosives nécessitant un suivi médical, prévu à l'article 113.3 du Code pénal, et requiert une peine d'un an de prison conditionnelle qualifiée. La partie civile, représentée par avocat, sollicite une indemnisation.
La procédure révèle plusieurs incidents. La défense soulève une exception de nullité, fondée sur l'absence d'assistance juridique dès le début de la garde à vue, au regard de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle conteste également le lien de causalité, au motif que la victime n'a consulté un médecin que trois heures après les faits. À titre subsidiaire, elle invoque l'absence de dol et demande la qualification de lésions par imprudence (article 477 du Code pénal). Le prévenu, cité, ne comparaît pas et est jugé par défaut (en rebeldia processal).
Question de droit
La décision soulève quatre questions :
La recevabilité de l'exception de nullité soulevée tardivement, au moment de l'exposé de l'avocat sur la qualification, après l'ouverture des débats.
La qualification pénale : les lésions relèvent-elles du délit majeur de l'article 113.3 du Code pénal, et l'élément intentionnel peut-il être établi, en particulier sous la forme du dol éventuel ?
Le lien de causalité : un délai de consultation médicale de plusieurs heures suffit-il à rompre la relation causale entre l'acte et le dommage ?
La détermination de l'auteur et l'étendue de la réparation civile, notamment l'indemnisation du pretium doloris.
Solution et dispositif
Sur l'exception de nullité, le Tribunal la rejette comme « extemporanée », car elle est soulevée après l'ouverture du débat oral, alors que le moyen aurait dû être présenté à ce stade.
Sur la qualification, le Tribunal retient que les faits constituent le délit majeur de lésions dolosives (article 113.3 CP) : les lésions ont exigé un traitement médical postérieur à la première assistance. Il relève que le prévenu, en tirant sur le sac où se trouvaient les clés, a accepté la possibilité de causer le mal qui en est résulté, ce qui caractérise un dol éventuel. La défense avait proposé une qualification d'imprudence, que le Tribunal écarte implicitement.
Sur le lien de causalité, le Tribunal juge que le délai de consultation est insuffisant pour rompre la relation causale. Il retient que, dans ce type de lésion, les effets se manifestent souvent avec retard, la douleur initialement attribuée à une simple entorse ayant conduit
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrats Srs.
Enric Anglada Fors
Concepció Baron Mora
Jacques Richiardi
A la Vila d'Andorra la Vella, vint-i-cinc de juny del dos mil deu.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, la causa núm. TC-104-5/08 seguida pel presumpte delicte major de lesions doloses que requereixen el seguiment de tractament mèdic per a la seva curació, contra Águila, nascut el dia 9 de novembre de 1962 a Ponte Da Barca (Portugal), fill d'Antonio i de Maria Conceiçao, de nacionalitat portuguesa, casat, de professió encofrador, jutjat en rebel·lia processal per no haver comparegut malgrat haver estat degudament citat i defensat per la Lletrada Sra. Sanz, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Amorós i acusació particular la Lletrada Sra. Galan, en representació de la perjudicada ENTITY_8; actuant de ponent i redactor de la sentència, la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora.
RESULTANT:
són fets provats i així es declara que, vers les 5 hores del dia 27 de maig de 2006 el processat Águila, nascut el dia 9 de novembre de 1962, de nacionalitat portuguesa i sense antecedents penals, arribà al seu domicili, despertant la seva esposa, Mercader, tot demanant-li les claus del vehicle, i en agafar ella la seva bossa de mà on aquestes es trobaven, s'inicià una discussió entre ambdós i, tot seguit, un forceig, intentant l'acusat prendre'l la bossa estirant fortament, ocasionant-li lesions consistents en fractura espiroidea de la falange proximal del quart dit de la mà dreta, que requerí immobilització mitjançant fèrula per la seva curació, durant tres setmanes i necessitant posteriorment de rehabilitació funcional.
RESULTANT: que el Ministeri Fiscal qualifica els fets com a constitutius d'un delicte major de lesions doloses que requereixen el seguiment de tractament mèdic per a la seva curació, tipificat a l'article 113.3 del Codi Penal, essent responsable l'acusat en concepte d'autor, pel qual demana la pena d'un any de presó condicional qualificada al pagament de la responsabilitat civil i el pagament de les despeses processals causades.
En concepte de responsabilitat civil demana que el processat, Águila, indemnitzi la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en l'import reclamat de 567,90 EUR, i la perjudicada Mercader, en la suma de 416,67 EUR per la Incapacitat Total Temporal (I.T.T) i pel concepte de Pretium Doloris la quantitat de 3500 EUR.
A l'acte del judici oral, modifica parcialment les seves conclusions provisionals atès la incompareixença del processat, demanant que la pena a imposar sigui amb caràcter condicional simple i deixant a l'apreciació del Tribunal el quantum indemnitzatori a favor de la perjudicada, compte tingut que es troba degudament representada per Lletrat.
Així mateix, manifesta la seva oposició a la qüestió d'inconstitucionalitat plantejada per la defensa de l'acusat, al moment d'efectuar el tràmit de qualificació una vegada celebrat el judici.
RESULTANT: que la representació lletrada de Mercader comparteix la relació de fets i qualificació jurídica del Ministeri Fiscal, confirmant així el seu escrit de qualificació provisional.
En concepte de responsabilitat civil sol·licita s'indemnitzi Mercader en la quantitat, acreditada de 416,67 EUR per la incapacitat total temporal (I.T.T.) i en la quantitat de 4.000 EUR pel pretium doloris, valorat pel metge forense en 2/7.
A l'acte del judici oral, reclama les despeses d'honoraris d'advocat, mostrant la seva oposició a la qüestió d'inconstitucionalitat plantejada per la defensa de l'acusat.
RESULTANT: que la lletrada Sra. Sanz, defensora de Águila, planteja, tot just a l'instant d'exposar l'informe de qualificació, una qüestió prèvia, sol·licitant la declaració de nul·litat d'actuacions, atès que el seu defensat no va gaudir d'assistència lletrada des del primer moment de la seva detenció, vulnerant així l'article 6 del Conveni Europeu de Drets Humans, segons recent jurisprudència del Tribunal de Drets Humans.
Seguidament, i respecte al fons, discuteix la relació de fets de l'ocusació, al·legant que les lesions que sofrí la perjudicada foren el resultat de la seva pròpia acció, -forcejant i estirant la bossa-, afegint que l'esmentada no va anar a l'hospital fins tres hores després de presumptament haver-se lesionat, no havent quedat acreditat el nexe causal entre la lesió produïda i l'acció del seu defensat. Demanant doncs la seva lliure absolució.
Subsidiàriament, atenent la manca de dol, considera que els fets serien constitutius d'una contravenció penal de lesions per imprudència, de l'article 477 del Codi Penal, sol·licitant que la pena a imposar sigui com a màxim una multa de 300 euros.
Respecte a la responsabilitat civil, aquesta hauria de ser repartida en la proporció del 50%, demanant que la quantitat a fixar en concepte de pretium doloris no superi els 1.500 EUR.
CONSIDERANT:
que, procedeix desestimar la petició extemporània de nul·litat d'actuacions, plantejada per la defensa com a qüestió prèvia a l'inici del seu informe havent-se ja celebrat el judici oral.
CONSIDERANT: que, els fets declarats provats són legalment constitutius del delicte major de lesions doloses, tipificat a l'article 113.3 del vigent Codi Penal, en requerir les lesions causades un tractament mèdic posterior a la primera assistència, lesions que es produeixen quan la víctima tenia la seva bossa de mà agafada i l'acusat l'estirà per tal de trobar les claus del vehicle que necessitava, acció que suposa, si més no, un dol eventual en acceptar la possible causació del mal que pot derivar, sent així degudament constituït el delicte major de referència.
La defensa qüestiona igualment l'existència del nexe causal pel fet d'haver trigat la perjudicada més de dues hores en acudir al metge, pretensió que ha de decaure ja que el temps transcorregut és insuficient per trencar la relació de causalitat existent, tota vegada que és usual en aquest tipus de lesió, -a l'igual que la famosa "fuetada cervical"-, que els efectes es noten un temps després, al observar que el dolor, inicialment atribuït a l'estrebada, no desapareix, fent sospitar l'existència de quelcom més important, tal com efectivament va estar diagnosticat pel Servei d'Urgències.
CONSIDERANT: que per l'exposat de l'esmentat delicte major n'és responsable en concepte d'autor l'acusat Águila per haver realitzar personalment els fets punibles, de conformitat amb les disposicions dels articles 20 i 21 del Codi Penal.
CONSIDERANT: que, no concorren circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal.
CONSIDERANT: que, tot responsable penalment ho és també civilment i, en aquest concepte, Águila haurà d'indemnitzar la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en l'import de 567,90 EUR, i la perjudicada Mercader, en la quantitat acreditada de 416,67 EUR, en concepte d'I.T.T., i en la quantitat de 2.500 EUR, pel pretium doloris valorat pel metge forense en 2/7.
CONSIDERANT: que, de conformitat amb les disposicions dels articles 174 i 175 del Codi de Procediment Penal, procedeix imposar al processat el pagament de les despeses processals causades així com l'import dels honoraris d'advocat devengats, a determinar en execució de sentència.
VIST
les disposicions legals aplicables al present cas, el Molt Il·lustre Tribunal de Corts,
F A L L E M : que, hem de condemnar i condemnem Águila, en situació de rebel·lia processal, com a responsable penal en concepte d'autor, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, pel delicte major de lesions doloses que han requerit tractament mèdic, a la pena de QUATRE MESOS DE PRESÓ CONDICIONAL i al pagament de les despeses processals causades.
En concepte de responsabilitat civil Águila haurà d'indemnitzar la ORG_0,en la quantitat de cinc-cents seixanta-set euros amb noranta cèntims (567,90 EUR), i a Mercader, en la quantitat de dos mil nou- cents setze euros amb seixanta-set cèntims (2.916,67EUR) més les despeses d'honoraris d'advocat, a determinar en tràmit d'execució de sentència.
Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal en el termini de 15 dies naturals següents a la notificació, salvat el processat que, donada la seva situació de rebel·lia processal, podrà formular recurs d'audiència.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.
Subir
Diccionario RAE
[1]
Tribunal de Corts, n° TC-104-5/08 — Décision commentée