STCOR ANDORRA, a 30 de març del 2011 - ROJ: STCOR 33/2011
Confirmation
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé30 mars 2011
NuméroCP-131-4/10
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STCOR 33/2011 (ECLI:AD:TCORAD:2011:33)
> Décision commentée : STCOR 33/2011, Tribunal de Corts, Penal, 30 mars 2011, recours CP-131-4/10 (ECLI:AD:TCORAD:2011:33) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par jugement du 18 octobre 2010, le Tribunal unipersonnel du Batlle a déclaré M. Durán coupable d'une contravention pénale de menaces légères à l'encontre de son ex-compagne, Mme Tur. Il l'a condamné à un mois d'arrêts nocturnes conditionnels, assortis d'une interdiction de prendre contact avec la victime, avec un sursis d'un mois, ainsi qu'aux dépens.
Les faits retenus au titre des faits prouvés se situent le 3 mai 2010. Ce jour-là, Mme Tur a téléphoné à M. Durán au sujet de leur fille commune, alors chez son père. Le condamné a tenu des propos injurieux et menaçants, annonçant notamment qu'il la dénoncerait pour abandon d'enfant et qu'il l'accuserait d'abus sexuels sur leur fille si elle entretenait une relation avec un autre homme. Il a également réclamé le passeport de l'enfant, en menaçant de déposer une fausse plainte et de se rendre au Pérou pour la récupérer.
M. Durán a interjeté appel. Il soutenait que le premier juge n'avait pas correctement apprécié les éléments de preuve, que lui-même avait expliqué à l'audience qu'il n'avait jamais menacé son ex-compagne, et que l'absence de preuve suffisante devait conduire à son acquittement. Il invoquait le doute et le principe de présomption d'innocence. Le Ministère public a conclu à la confirmation intégrale du jugement.
## Question de droit
La Cour devait trancher deux questions connexes :
1. Dans quelle mesure le juge d'appel peut-il réexaminer l'appréciation des preuves opérée par le premier juge, compte tenu des principes d'immédiateté, de publicité et de contradictoire qui gouvernent le procès oral ?
2. Les éléments recueillis permettaient-ils de renverser la présomption d'innocence dont bénéficiait le prévenu, pour la contravention de menaces légères ?
## Solution et dispositif
La Cour rappelle une jurisprudence constante selon laquelle l'appel permet au juge ad quem de revoir l'appréciation de la preuve effectuée par le juge a quo. Cette faculté doit toutefois s'exercer « avec mesure » et seulement lorsque l'erreur d'appréciation est « bien évidente ».
En l'espèce, la Cour estime que le premier juge a, « par une décision parfaitement motivée », tenu pour établie la matérialité des menaces. Elle relève quatre éléments convergents :
- les déclarations constantes et réitérées de la plaignante ;
- la dégradation des relations entre les parties, liée à la difficulté du condamné à accepter la rupture ;
- la reconnaissance par M. Durán de la discussion du jour considéré, de sa colère et des insultes proférées ;
- ses déclarations devant les services de police, concordant avec celles de la victime, sur lesquelles il est revenu à l'audience de manière peu explicite et peu convaincante, se bornant à affirmer que les faits « n'ont pas eu lieu exactement ainsi », sans préciser les propos tenus.
La Cour conclut que la preuve était suffisante pour écarter la présomption d'innocence et désavoue le rec
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 30 de març del 2011 - ROJ: STCOR 33/2011
STCOR 33/2011 (ECLI:AD:TCORAD:2011:33)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STCOR 33/2011, Tribunal de Corts, Penal, 30 mars 2011, recours CP-131-4/10 (ECLI:AD:TCORAD:2011:33) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par jugement du 18 octobre 2010, le Tribunal unipersonnel du Batlle a déclaré M. Durán coupable d'une contravention pénale de menaces légères à l'encontre de son ex-compagne, Mme Tur. Il l'a condamné à un mois d'arrêts nocturnes conditionnels, assortis d'une interdiction de prendre contact avec la victime, avec un sursis d'un mois, ainsi qu'aux dépens.
Les faits retenus au titre des faits prouvés se situent le 3 mai 2010. Ce jour-là, Mme Tur a téléphoné à M. Durán au sujet de leur fille commune, alors chez son père. Le condamné a tenu des propos injurieux et menaçants, annonçant notamment qu'il la dénoncerait pour abandon d'enfant et qu'il l'accuserait d'abus sexuels sur leur fille si elle entretenait une relation avec un autre homme. Il a également réclamé le passeport de l'enfant, en menaçant de déposer une fausse plainte et de se rendre au Pérou pour la récupérer.
M. Durán a interjeté appel. Il soutenait que le premier juge n'avait pas correctement apprécié les éléments de preuve, que lui-même avait expliqué à l'audience qu'il n'avait jamais menacé son ex-compagne, et que l'absence de preuve suffisante devait conduire à son acquittement. Il invoquait le doute et le principe de présomption d'innocence. Le Ministère public a conclu à la confirmation intégrale du jugement.
Question de droit
La Cour devait trancher deux questions connexes :
Dans quelle mesure le juge d'appel peut-il réexaminer l'appréciation des preuves opérée par le premier juge, compte tenu des principes d'immédiateté, de publicité et de contradictoire qui gouvernent le procès oral ?
Les éléments recueillis permettaient-ils de renverser la présomption d'innocence dont bénéficiait le prévenu, pour la contravention de menaces légères ?
Solution et dispositif
La Cour rappelle une jurisprudence constante selon laquelle l'appel permet au juge ad quem de revoir l'appréciation de la preuve effectuée par le juge a quo. Cette faculté doit toutefois s'exercer « avec mesure » et seulement lorsque l'erreur d'appréciation est « bien évidente ».
En l'espèce, la Cour estime que le premier juge a, « par une décision parfaitement motivée », tenu pour établie la matérialité des menaces. Elle relève quatre éléments convergents :
les déclarations constantes et réitérées de la plaignante ;
la dégradation des relations entre les parties, liée à la difficulté du condamné à accepter la rupture ;
la reconnaissance par M. Durán de la discussion du jour considéré, de sa colère et des insultes proférées ;
ses déclarations devant les services de police, concordant avec celles de la victime, sur lesquelles il est revenu à l'audience de manière peu explicite et peu convaincante, se bornant à affirmer que les faits « n'ont pas eu lieu exactement ainsi », sans préciser les propos tenus.
La Cour conclut que la preuve était suffisante pour écarter la présomption d'innocence et désavoue le rec
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrats Srs.
Castillo Concepció Concepció Baron Mora Jacques Jacques Richiardi
Andorra la Vella, trenta de març del dos mil onze.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, el recurs d'apel·lació formulat contra la sentència dictada per l'Hble. Tribunal Unipersonal del Batlle en la causa núm. CP- 131-4/10 seguida per una contravenció penal d'amenaces lleus, sent part apel·lant Durán, representat per la Lletrada Sra. Morales, i sent part apel·lada el Ministeri Fiscal, representat pel Sr. Codina, actuant de ponent la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora, havent designat el Tribunal, ponent per la redacció de la sentència, el Magistrat Sr. Jacques Richiardi.
RESULTANT:
que el Resultant de fets provats de la sentència apel·lada diu el següent:
"que són fets provats i així es declara que en data 3 de maig del 2010 Tur telefonà a la que havia estat la seva parella sentimental, Durán, interessant-se per la filla d'ambdós que en aquell moment estava amb el pare; que Durán, enfadat amb na Tur segons ell mateix ha declarat, li digué "puta, cabrona zorra; te denunciaré por abandono de tu hija; prefieres estar follando con otro que cuidar a tu hija"; alhora, li demanà el passaport de la nena dient-li que si no li deixava, faria una denúncia falsa i l'aniria a buscar a Perú, afegint "cuando te vea con un tio lo denunciaré por abusos sexuales a mi hija, todos los hombres somos muy manyosos y a mi hija no le toca el coño mas que yo".
RESULTANT: que la part dispositiva de la sentència apel·lada conté següent pronunciament:
"que he de condemnar i condemno Durán com autor d'una contravenció penal de amenaces lleus a la pena de UN (1) MES D'ARREST NOCTURN CONDICIONAL QUALIFICAT A NO ENTRAR EN CONTACTE AMB Tur, amb un termini de suspensió de la pena de un (1) mes, i al pagament de les despeses processals causades, inclosos honoraris d'Advocat a acreditar en període d'execució."
RESULTANT: que la defensa de Durán ha formulat recurs d'apel·lació contra aquesta sentència sol·licitant la seva revocació en el sentit de que sigui declarada l'absolució del seu defensat.
Fent valdre que el Tribunal de primera instància no ha efectuat una correcta valoració dels elements probatoris que consten en autes, sosté que el seu defensat, en l'acte de la vista oral, va explicar detalladament que en cap moment va amenaçar a la Sra. Tur i que la manca de prova ha de portar necessàriament a l'absolució d'aquest.
A l'acte de la vista oral, ratifica el seu escrit de recurs, invocant el dubte i el principi de presumpció d'innocència.
RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat i demana la confirmació íntegra de la sentència per ser ajustada a dret.
Declara que fa seus els fets i els fonaments jurídics continguts en la sentència de referència, considerant que s'ha practicat prova vàlida i eficaç a fi de desvirtuar la presumpció d'innocència que emparava al condemnat Durán.
A l'acte de la vista oral ratifica i eleva a definitiu el seu escrit de contesta al recurs.
CONSIDERANT:
que hem de recordar la reiterada jurisprudència que si bé el recurs d'apel·lació permet al Tribunal ad quem revisar la valoració de la prova feta pel Tribunal a quo, en virtut del principi d'immediació, publicitat i contradicció, que són els rectors dels judici oral, dita facultat ha d'exercir-se amb mesura i tant sols en aquells supòsits en que l'error en l'apreciació de la prova sigui ben evident.
No obstant en el present cas, el Tribunal de primera instància, ha estimat manifestament a bon dret, per una decisió perfectament motivada, que la prova de les amenaces lleus proferides per Durán, en el moment de la conversa telefònica del dia 3 de maig del 2010, queda establerta el que permetia descartar la presumpció d'innocència de la que beneficiava aquest darrer, prova que resultava de les declaracions constants i reiterades de Tur, i corroborades, en primer lloc, per l'estat de degradació de les relacions entre els interessats, nascuda de la dificultat pel condemnat d'acceptar el trencament de la parella, en segon lloc, pel reconeixement per part d'aquest, de la realitat de la discussió que es produï aquell dia amb la seva ex companya, del fet que estava molt enfadat amb ella, en considerar que no atenia correctament a llur filla i dels insults que havia proferit, i en darrer lloc, per les seves declaracions davant del servei de policia, que coincident amb les de la denunciant i sobre les quals s'havia retractat el dia de la vista oral, d'una manera poc explícita et convincent, limitant- se a declarar que "no va anar exactament així", sense precisar les paraules que havia dita.
En conseqüència, el recurs d'apel·lació ha de ser desestimat i la sentència de data 18 d'octubre del 2010 confirmada en tots els seus extrems.
CONSIDERANT: que de conformitat amb les disposicions dels articles 174 i 175 del Codi de Procediment Penal, Durán ha de pagar les despeses processals causades en aquesta segona instància.
VIST
les disposicions legals aplicables en la causa, el Molt Il·lustre Tribunal de Corts,
F A L L E M : que DESESTIMANT el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Durán contra la sentència de data 18 d'octubre del 2010 dictada en la causa CP-131-4/10, CONFIRMEM ÍNTEGRAMENT dita sentència.
Condemnem Durán al pagament de les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.