STCOR 58/2013 (ECLI:AD:TCORAD:2013:58)
Décision commentée : Tribunal de Corts (Andorre), 26 mars 2013, STCOR 58/2013 (ECLI:AD:TCORAD:2013:58) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 10 décembre 2011, vers 4 h 35, Yuste, après une discussion à l'intérieur de la discothèque BUDA à Andorre-la-Vieille, quitte l'établissement et retrouve à l'extérieur ses agresseurs, parmi lesquels Caro, ressortissant colombien sans antécédents pénaux. Après un échange de propos, Caro frappe la partie postérieure de la tête de la victime avec le porte-clés de ses clés, qu'il tient dans le poing fermé, les pointes des clés dirigées vers l'extérieur.
Le certificat médico-légal relève une plaie étoilée d'un centimètre au cuir chevelu, de siège pariéto-occipital moyen, qui nécessite trois agrafes cutanées. La victime a renoncé à toute réclamation. L'organisme (désigné « ORG_0 » dans le texte) a demandé le remboursement de 258,06 euros au titre des prestations médicales avancées au perjudicat.
Le Ministère public qualifie les faits de délit majeur de coups et blessures volontaires commis avec des objets ou moyens présentant un risque de causer des lésions plus graves à la victime, prévu à l'article 115.2 du Code pénal. Il requiert deux ans d'emprisonnement avec sursis, assortis d'un délai d'épreuve de quatre ans, ainsi que les dépens, et sollicite l'indemnisation de l'organisme à hauteur de 258,06 euros augmentés des intérêts légaux.
Saisi en audience publique, le Tribunal de Corts, composé de trois magistrats (dont le rapporteur, M. Jacques Richiardi Martel), déclare le prévenu coupable. La décision est rendue le 26 mars 2013 dans la cause n° TC-131-2/11.
Question de droit
La question centrale était de savoir si l'usage d'un porte-clés, tenu de façon à faire saillir les clés entre les doigts, pour frapper la tête d'autrui, relève de l'infraction de l'article 115.2 du Code pénal andorran, c'est-à-dire des coups et blessures volontaires commis « avec des objets ou moyens présentant un risque de causer des lésions plus graves ». Une question subsidiaire portait sur la responsabilité pénale personnelle du prévenu, ainsi que sur l'étendue de la réparation civile due à l'organisme payeur sur le fondement de l'article 94 du Code pénal.
La décision ne développe pas de raisonnement doctrinal sur la notion de « moyen présentant un risque de lésions plus graves ». Elle se borne à constater que le fait matériel retenu, un coup porté à la tête avec un objet dont la configuration accroît la dangerosité, satisfait aux éléments constitutifs de l'infraction.
Solution et dispositif
Le Tribunal retient la qualification proposée par le Ministère public. Il constate que « els fets provats són legalment constitutius del delicte major de lesions doloses causades amb objectes o mitjans amb perill de causar lesions més greus a la víctima », l'acte de violence volontaire consistant à frap
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrats Srs.
Sevillano Concepció Concepció Baron Mora Jacques Jacques Richiardi
Andorra la Vella, vint-i-sis de març del dos mil tretze.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, la causa núm. TC-131-2/11 seguida pel presumpte delicte major de lesions doloses causades amb objecte o mitjans amb perill de causar lesions més greus a la víctima, contra Caro, nascut el 13 de juny de 1990, a Cali Valle (Colòmbia), fill de Nelson i d'Alexandra, de nacionalitat colombiana, solter, i defensat pel Lletrat Sr. Ruiz, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Tejera i actuant de ponent la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora, havent designat el Tribunal, ponent per la redacció de la sentència, el Magistrat Sr. Jacques Richiardi.
RESULTANT:
que són fets provats, que en data 10 de desembre del 2011, vers les 4.35 hores, Yuste, desprès d'una discussió a l'interior de la discoteca BUDA d'Andorra la Vella, marxà d'aquest local nocturn i trobà al seu exterior els seus agressors, entre els quals el processat Caro, nascut el 13 de juny de 1990, de nacionalitat colombiana i sense antecedents penals.
Desprès un intercanvi de paraules, el processat propinà un cop a la part posterior del cap de Yuste, amb el clauer de les seves claus que duia a la mà tancada en forma de puny i amb les puntes de les claus enfora.