STCOR ANDORRA, a 26 de febrer del 2014 - ROJ: STCOR 10/2014
reformation
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé26 février 2014
NuméroTC-036-2/07
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal de Corts d'Andorre, 26 février 2014, STCOR 10/2014
> Décision commentée : Tribunal de Corts (Andorre), 26 février 2014, STCOR 10/2014, ECLI:AD:TCORAD:2014:10 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une sentence du 4 mars 2011, rendue par défaut (*en situació de rebel·lia processal*), le Tribunal de Corts a condamné M. Salas, de nationalité marocaine et déjà titulaire d'antécédents pénaux, pour un délit majeur d'introduction et de vente continuée de drogue toxique (cocaïne), à deux ans de prison ferme, et pour un délit mineur d'usurpation d'identité, à huit mois de prison conditionnelle. Le délai de sursis était fixé à deux ans et les dépens mis à sa charge, sans condamnation civile.
Notifiée à l'intéressé le 11 décembre 2013, la sentence a donné lieu à son incarcération et à un recours d'audience (*recurs d'audiència*), formé en application des articles 247 et suivants et 214 du Code de procédure pénale. La vue orale a été fixée au 22 janvier 2014.
Les faits retenus remontent au 28 mars 2007. Lors d'un contrôle à la frontière de la rivière Runer, les agents de police ont découvert, dissimulé dans les sous-vêtements du prévenu, un emballage contenant 21,60 grammes de cocaïne, destinés en partie à sa consommation personnelle et en partie à celle d'un co-prévenu, T., auquel il en avait fourni à plusieurs occasions. Lors du contrôle, le prévenu s'était identifié à l'aide d'un titre de séjour espagnol établi au nom d'une autre personne.
Le ministère public a maintenu la qualification de l'article 282.1 du Code pénal (introduction et vente de drogue toxique) et de l'article 448 du même code (usurpation d'identité), et a sollicité la confirmation de la sentence. La défense a contesté la vente, soutenu la nullité des écoutes téléphoniques, nié la réalité de l'usurpation et demandé une peine de deux ans, dont le surplus serait assorti du sursis, invoquant la présence d'un enfant en bas âge en Principauté. Le tribunal relève que la demande de mise en liberté provisoire avait été rejetée par ordonnance du 27 janvier 2014.
## Question de droit
La juridiction devait trancher plusieurs questions :
1. les faits constituent-ils le délit majeur d'introduction de drogue toxique, et sous quelle forme (continue ou non) ?
2. la nullité des écoutes téléphoniques, prononcée dans la sentence de condamnation, affecte-t-elle l'ensemble de la procédure ?
3. l'usurpation d'identité, commise lors du contrôle frontalier, est-elle caractérisée ?
4. quel est le régime de la responsabilité du prévenu (auteur, circonstances modificatives, récidive) ?
5. les modalités d'exécution de la peine de deux
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 26 de febrer del 2014 - ROJ: STCOR 10/2014
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal de Corts d'Andorre, 26 février 2014, STCOR 10/2014
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal de Corts (Andorre), 26 février 2014, STCOR 10/2014, ECLI:AD:TCORAD:2014:10 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une sentence du 4 mars 2011, rendue par défaut (en situació de rebel·lia processal), le Tribunal de Corts a condamné M. Salas, de nationalité marocaine et déjà titulaire d'antécédents pénaux, pour un délit majeur d'introduction et de vente continuée de drogue toxique (cocaïne), à deux ans de prison ferme, et pour un délit mineur d'usurpation d'identité, à huit mois de prison conditionnelle. Le délai de sursis était fixé à deux ans et les dépens mis à sa charge, sans condamnation civile.
Notifiée à l'intéressé le 11 décembre 2013, la sentence a donné lieu à son incarcération et à un recours d'audience (recurs d'audiència), formé en application des articles 247 et suivants et 214 du Code de procédure pénale. La vue orale a été fixée au 22 janvier 2014.
Les faits retenus remontent au 28 mars 2007. Lors d'un contrôle à la frontière de la rivière Runer, les agents de police ont découvert, dissimulé dans les sous-vêtements du prévenu, un emballage contenant 21,60 grammes de cocaïne, destinés en partie à sa consommation personnelle et en partie à celle d'un co-prévenu, T., auquel il en avait fourni à plusieurs occasions. Lors du contrôle, le prévenu s'était identifié à l'aide d'un titre de séjour espagnol établi au nom d'une autre personne.
Le ministère public a maintenu la qualification de l'article 282.1 du Code pénal (introduction et vente de drogue toxique) et de l'article 448 du même code (usurpation d'identité), et a sollicité la confirmation de la sentence. La défense a contesté la vente, soutenu la nullité des écoutes téléphoniques, nié la réalité de l'usurpation et demandé une peine de deux ans, dont le surplus serait assorti du sursis, invoquant la présence d'un enfant en bas âge en Principauté. Le tribunal relève que la demande de mise en liberté provisoire avait été rejetée par ordonnance du 27 janvier 2014.
Question de droit
La juridiction devait trancher plusieurs questions :
les faits constituent-ils le délit majeur d'introduction de drogue toxique, et sous quelle forme (continue ou non) ?
la nullité des écoutes téléphoniques, prononcée dans la sentence de condamnation, affecte-t-elle l'ensemble de la procédure ?
l'usurpation d'identité, commise lors du contrôle frontalier, est-elle caractérisée ?
quel est le régime de la responsabilité du prévenu (auteur, circonstances modificatives, récidive) ?
les modalités d'exécution de la peine de deux
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, el recurs d'audiència formulat contra la sentència dictada en la Causa núm. TC-036-2/07, seguida pels presumptes delictes majors d'introducció i continuat de venda de droga tòxica cocaïna i delicte menor d'usurpació d'identitat, contra Salas, nascut el dia 10 d'octubre del 1979 a K. Kebir (Marroc), fill de Ruiz i de Castrillo, de nacionalitat marroquina i defensat pel Lletrat Sr. Giner, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Daz… »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 26 de febrer del 2014 - ROJ: STCOR 10/2014 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« que Salas fou condemnat, en situació de rebel·lia processal, per sentència dictada, en aquesta causa, en data 4 de març del 2011 com autor penalment responsable, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, d'un delicte major d'introducció i continuat de venda de droga tòxica cocaïna, a la pena de dos anys de presó ferms i d'un delicte menor d'usurpació d'identitat a la pena de vuit mesos de presó condicional, fixant el termini de suspensió de la pena en dos anys, així com al pagament de les despeses processals causades, sense que hi ha… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 février 2014 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrats Srs.
Enric Anglada Fors
Jacques Richiardi
Concepció Baron Mora
Andorra la Vella, vint-i-sis de febrer del dos mil catorze.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, el recurs d'audiència formulat contra la sentència dictada en la Causa núm. TC-036-2/07, seguida pels presumptes delictes majors d'introducció i continuat de venda de droga tòxica cocaïna i delicte menor d'usurpació d'identitat, contra Salas, nascut el dia 10 d'octubre del 1979 a K. Kebir (Marroc), fill de Ruiz i de Castrillo, de nacionalitat marroquina i defensat pel Lletrat Sr. Giner, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Daza, i actuant de ponent el Magistrat Sr. Enric Anglada Fors, havent designat el Tribunal, ponent per la redacció de la sentència, la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora.
RESULTANT:
que Salas fou condemnat, en situació de rebel·lia processal, per sentència dictada, en aquesta causa, en data 4 de març del 2011 com autor penalment responsable, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, d'un delicte major d'introducció i continuat de venda de droga tòxica cocaïna, a la pena de dos anys de presó ferms i d'un delicte menor d'usurpació d'identitat a la pena de vuit mesos de presó condicional, fixant el termini de suspensió de la pena en dos anys, així com al pagament de les despeses processals causades, sense que hi hagi lloc a responsabilitat civil.
RESULTANT: que comparegut, se li notificà la sentència esmentada el passat dia 11 de desembre del 2013, sent ingressat a la presó i formulant recurs d'audiència, de conformitat amb les disposicions dels articles 247 i ss i 214 del Codi de Procediment Penal, fixant la celebració de la vista oral pel dia 22 de gener del 2014, a les 17.30 hores.
RESULTANT: que el Ministeri Fiscal ratifica inicialment el seu escrit de qualificació provisional, si bé considera els fets, de conformitat amb la sentència de la que demana la confirmació, constitutius d'un delicte major d'introducció i continuat de venda de droga tòxica cocaïna, tipificat a l'article 282.1 del Codi Penal, i d'un delicte menor d'usurpació d'identitat, previst a l'article 448 del Codi Penal, sent responsable l'acusat en tant que autor i demana es confirmi la sentència dictada en el sentit d'imposar a Salas la pena de dos anys de presó ferma, pel delicte major contra la salut pública, i vuit mesos de presó condicional, pel delicte menor, així com el pagament de les despeses processals causades.
Explica que l'acusat sabia de l'obertura d'un procediment penal no complint amb l'obligació de notificar el seu canvi de domicili i s'oposa a la petició de llibertat, efectuada per la defensa a l'acte de la vista oral.
RESULTANT: que la defensa del processat discrepa de l'acte d'imputació del Ministeri Fiscal, negant haver venut producte estupefaent i rellevant que les escoltes telefòniques que sustenten la prova van ser declarades nul·les, accepta però l'acusació del delicte previst a l'article 282 del Codi Penal d'introducció de droga tòxica al Principat destinada però al seu propi consum.
Discuteix, igualment, la constitució del delicte menor d'usurpació d'identitat per quan no es donen els elements conformadors.
Demana una pena màxima de dos anys de presó, ferma la ja complerta preventivament, tant l'actual com la del moment dels fets, i la resta condicional, afegint que té un fill de curta edat vivint al Principat, sol·licitant la seva immediata llibertat.
RESULTANT: que ha resultant provat que l'acusat Salas, nascut el dia 10 d'octubre del 1979 a K. Kebir (Marroc), de nacionalitat marroquina i amb antecedents penals, fou controlat el dia 28 de març del 2007 a la frontera del Riu Runer, quan entrava al Principat conduint el vehicle marca Ford Escort, matrícula AND-(...), titularitat d'Zurita, també processat i condemnat en la present causa, trobant els Agents de Policia que l'acusat duia amagat als calçotets un embolcall que contenia 21,60 grams de producte estupefaent cocaïna que anava destinat, en part, al seu consum i, en part, al consum del processat T., al qual facilità la droga en algunes ocasions.
Al moment del control l'acusat s'identificà per davant dels Agents que el controlaren amb un permís temporal de residència espanyol a nom de Romeu.
CONSIDERANT:
que els fets declarats provats són constitutius d'un delicte major d'introducció de droga tòxica cocaïna, previst a l'article 282.1 del Codi Penal, no continuat ja que no ha restat acreditat que ho havia realitzat més d'una vegada, havent proporcionat il·lícitament d'aquest producte, almenys, a l'altre acusat, (ja condemnat per aquests fets), Zurita, tal com aquest darrer té reconegut i ha estat acceptat parcialment per l'acusat a l'acte de la vista oral, quan reconegué que aquest producte anava destinat, en part, al seu consum i, en part, a en T., el qual a més li havia prestat el cotxe. Per la constitució d'aquet delicte es precís remarcar la quantitat de 21,60 grams de cocaïna incautada.
No es pot retenir l'al·legació de la defensa respecte a la nul·litat de les escoltes telefòniques atés que la nul·litat declarada a la sentència condemnatòria, objecte de recurs d'audiència, únicament afecta a les declaracions dels encausats fetes per davant del Servei de Policia sense la assistència lletrada, però no de la resta del procediment ni elements probatoris.
Hem de ressaltar, aquí, que aquest Tribunal jutjador ha valorat concretament les declaracions del recorrent a la vista oral.
CONSIDERANT: que els fets declarats provats són així mateix constitutius del delicte, tipificat a l'article 448 del Codi Penal, respecte a la usurpació d'identitat per part de l'acusat Salas, doncs per identificar-se a la frontera, a demanda dels Agents de Policia, va utilitzar la identitat d'una altra persona (ENTITY_10), presentant un permís temporal de residència espanyol, usurpant així la identitat d'aquesta persona amb la intenció d'amagar la seva identitat real, sent un fet objectiu.
CONSIDERANT: que dels referenciats il·lícits penals n'és responsable l'acusat en concepte d'autor, de conformitat amb les disposicions dels article 20 i 21 del Codi Penal.
CONSIDERANT: que no concorren circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, no sent computable a efectes de reincidència els antecedents penals.
CONSIDERANT: que no procedeix efectuar cap pronunciament en matèria de responsabilitat civil.
CONSIDERANT: que per tot el que s'ha dit i sense més consideracions, procedeix ratificar i confirmar la resolució dictada per aquest Tribunal, en data 4 de març del 2011, respecte als fets i qualificació jurídica, modificant però les condicions d'execució de la pena de dos anys de presó imposada, de conformitat amb els nous criteris jurisprudencials, establint la pena de set mesos de presó ferma i la resta condicional, fixant el termini de suspensió en dos anys.
CONSIDERANT: que d'acord amb el que disposen els articles 174 i 175 del Codi de Procediment Penal, cal imposar a l'acusat Salas el pagament de les despeses processals causades.
CONSIDERANT: que per aute de data 27 de gener del 2014 es denegà la llibertat provisional sol·licitada.
CONSIDERANT: que en funció de la pena de presó ferma que s'imposa al processat, i tenint en compte el temps de presó preventiva complert per Salas, s'acorda en aquesta Sentència la immediata posada en llibertat del mateix, per la qual cosa es lliurarà el corresponent ofici al Director del Departament d'Institucions Penitenciaries.
VIST
les disposicions legals aplicables al present cas, el Molt Il·lustre Tribunal de Corts,
F A L L E M : que, hem de condemnar i condemnem Salas, com a responsable penal en concepte d'autor, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, pel delicte major d'introducció i proporcionar il·lícitament droga tòxica, a la pena de DOS ANYS DE PRESÓ, dels quals SET MESOS DE PRESÓ FERMA i la RESTA CONDICIONAL, i pel delicte menor d'usurpació d'identitat a la pena de VUIT MESOS DE PRESÓ CONDICIONAL i al pagament de les despeses processals causades.
Es fixa el termini de suspensió de la condemna de presó condicional imposada en dos anys.
S'acorda la immediata posada en llibertat del processat Salas.
Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal en el termini de 15 dies naturals següents a la notificació.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.