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STCOR ANDORRA, a 28 de maig del 2014 - ROJ: STCOR 45/2014
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
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Tribunal de Corts, n° TC-040-5/13 — Décision commentée
🏛 Tribunal de Corts
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Doctrine juridique scientifique
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5 novembre 2026
Jurisprudence
Rejet du pourvoi
Résumé éditorial
# STCOR 45/2014 (ECLI:AD:TCORAD:2014:45) > **Décision commentée : STCOR 45/2014, Tribunal de Corts, Andorra la Vella, 28 mai 2014, recours TC-040-5/13 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))** *Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral de la décision a été retenue.* ## Faits et procédure Le 12 avril 2013, vers 13 heures, un ressortissant portugais, né en 1991 et poursuivi sous le nom de Catalá, est contrôlé à la frontière du Riu Runer par des agents du Servei de Policia. Il transporte, sur le siège avant de son véhicule, une boîte contenant trois ampoules de substances anabolisantes et dopantes : du *Testosterone Cypionate*, du *Bold Undecilenatum* et du *Nandro Decanoatum*. Selon le rapport du ministère de la Santé et du Bien-être (folio 52), ces produits sont considérés comme vénéneux et ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale. Les produits avaient été commandés sur internet auprès d'une société établie à Montferrer (Lleida, Espagne). Ils avaient été acquis par un tiers, M. Codina, pour un montant de 100 euros, et destinés à sa consommation personnelle. L'intéressé s'était rendu sur place pour les récupérer, muni d'une autorisation manuscrite signée par M. Codina (folio 27). Le ministère public poursuit Catalá pour le délit majeur de distribution de substances chimiques toxiques gravement dangereuses pour la santé, en degré de tentative. La procédure de M. Codina a fait l'objet d'un sursis à statuer définitif par une ordonnance du 19 novembre 2013. Lors de l'audience, le ministère public a lui-même réitéré sa demande de sursis à statuer définitif, sans que la décision précise si ce réquisitoire visait Catalá ou Codina. Le Tribunal de Corts statue en premier ressort, à juge unique collégial, par une sentence rendue le 28 mai 2014. ## Question de droit La question centrale est de savoir si le fait de récupérer, pour le compte d'un tiers, des substances dangereuses destinées à la consommation personnelle de ce dernier constitue une « distribution » au sens de l'article 273 du Code pénal andorran, issu de la loi qualifiée 9/2005 du 21 février. Le texte fixe la définition de l'infraction : « El qui, sense estar-hi autoritzat, elabori, distribueixi o vengui substàncies químiques, tòxiques o greument perilloses per a la salut. » (« Celui qui, sans y être autorisé, élabore, distribue ou vende des substances chimiques toxiques ou gravement dangereuses pour la santé. ») Le tribunal doit donc déterminer si l'un des comportements incriminés, en particulier la distribution, est caractérisé, et si l'absence d'autorisation, élément normatif de l'infraction, suffit à elle seule à fonder la répression. ## Solution et dispositif Le tribunal écarte la qualification de distribution. Il relève que l'infraction est un délit de risque abstrait protégeant la santé publique, qui suppose un élément normatif (l'absence d'autorisation) et une intention relative à l'une des modalités d'action prévues (élaborer, distribuer, vendre). Il constate que l'absence d'autorisation est établie, mais que l'action de l'accusé s'est limitée à se déplacer pour recueillir, au nom de Codina, des produits destinés à la consommation de ce dernier. Le raisonnement repose sur le sens ordinaire du terme « distribution », défini comme le fait de « diviser, répartir, fournir ou faire parvenir quelque chose à une ou plusieurs personnes ». Le tribunal estime que le simple fait de porter un bien pour le compte d'autrui ne relève pas de cette définition, dès lors que l'autorisation écrite (« Yo Codina … autoritzo a I.F.C. a recoger mi paquete… ») suffit à établir que le transport était réalisé pour le compte du seul destinataire. Il ajoute que la consommation personnelle n'est pas pénalisée, ce qui n'est pas contesté. Le tribunal relève en outre une incohérence du système : si l'accusé avait déclaré dès le contrôle que les
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Tribunal de Corts, n° TC-040-5/13 — Décision commentée
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