STCOR ANDORRA, a 26 de novembre del 2014 - ROJ: STCOR 117/2014
reformation
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé26 novembre 2014
NuméroTC-135-4/13
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STCOR 117/2014 (Tribunal de Corts, Andorre, 26 novembre 2014)
> **Décision commentée :** STCOR 117/2014, Tribunal de Corts, Andorra la Vella, 26 novembre 2014, ECLI:AD:TCORAD:2014:117 (recours TC-135-4/13) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le prévenu, ressortissant géorgien né en 1980, est interpellé le 19 juin 2010 à la frontière hispano-andorrane. Il présente une autorisation provisoire de séjour délivrée par les autorités françaises à Toulouse, valable du 10 juin au 9 juillet 2010, sous le numéro 3103095232, ainsi qu'un permis de conduire géorgien portant le numéro AC 009195, daté du 10 juillet 2001. Ces documents sont établis au nom de « Vall » et comportent la photographie du prévenu. Le 10 juillet 2010, il est de nouveau contrôlé, cette fois à la frontière franco-andorrane, muni de la même autorisation de séjour.
Des récépissés de demande d'asile, délivrés à Foix les 31 juillet et 14 août 2010 sous la même identité, sont également retenus. Le 7 décembre 2013, le prévenu s'identifie devant la police de Pas de la Casa au moyen d'une carte de crédit « La Poste » établie au même nom.
Les faits sont tenus pour établis sur deux points essentiels. D'une part, l'État de Géorgie n'a jamais délivré le permis de conduire produit, et le nom « Vall » ne figure dans aucun de ses registres civils, pénaux ou administratifs. D'autre part, le prévenu a reconnu avoir lui-même confectionné ce permis et avoir communiqué aux autorités françaises l'identité sous laquelle les autorisations ont été obtenues.
Le Ministère public qualifie les faits de délit majeur d'usage de document public inauthentique (article 435.2 du Code pénal) et de délit majeur d'usage de document faux, désigné par le terme *invera* (article 438.2 du Code pénal). Il requiert douze mois d'emprisonnement avec sursis et l'expulsion définitive du Principat à l'audience. La défense, assurée par une avocate commise, accepte le récit des faits et la qualification, mais sollicite une peine ne dépassant pas six mois, avec sursis, et invoque un indult récemment décrété par les Coprinces.
Le prévenu, régulièrement cité, ne comparaît pas. Le tribunal le juge donc par défaut (*en rebel·lia processal*).
## Question de droit
La juridiction devait trancher trois questions :
1. Les faits constituent-ils les délits majeurs continus d'usage de document public inauthentique (article 435.2 CP) et d'usage de document faux (article 438.2 CP) ?
2. Le prévenu, qui a lui-même confectionné le document et l'a présenté aux autorités, en est-il l'auteur ?
3. Quelle sanction principale et complémentaire prononcer, notamment au regard de l'expulsion requise par le Ministère public et de l'indult invoqué par la défense ?
## Solution et dispositif
Le tribunal retient la q
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 26 de novembre del 2014 - ROJ: STCOR 117/2014
STCOR 117/2014 (Tribunal de Corts, Andorre, 26 novembre 2014)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STCOR 117/2014, Tribunal de Corts, Andorra la Vella, 26 novembre 2014, ECLI:AD:TCORAD:2014:117 (recours TC-135-4/13) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le prévenu, ressortissant géorgien né en 1980, est interpellé le 19 juin 2010 à la frontière hispano-andorrane. Il présente une autorisation provisoire de séjour délivrée par les autorités françaises à Toulouse, valable du 10 juin au 9 juillet 2010, sous le numéro 3103095232, ainsi qu'un permis de conduire géorgien portant le numéro AC 009195, daté du 10 juillet 2001. Ces documents sont établis au nom de « Vall » et comportent la photographie du prévenu. Le 10 juillet 2010, il est de nouveau contrôlé, cette fois à la frontière franco-andorrane, muni de la même autorisation de séjour.
Des récépissés de demande d'asile, délivrés à Foix les 31 juillet et 14 août 2010 sous la même identité, sont également retenus. Le 7 décembre 2013, le prévenu s'identifie devant la police de Pas de la Casa au moyen d'une carte de crédit « La Poste » établie au même nom.
Les faits sont tenus pour établis sur deux points essentiels. D'une part, l'État de Géorgie n'a jamais délivré le permis de conduire produit, et le nom « Vall » ne figure dans aucun de ses registres civils, pénaux ou administratifs. D'autre part, le prévenu a reconnu avoir lui-même confectionné ce permis et avoir communiqué aux autorités françaises l'identité sous laquelle les autorisations ont été obtenues.
Le Ministère public qualifie les faits de délit majeur d'usage de document public inauthentique (article 435.2 du Code pénal) et de délit majeur d'usage de document faux, désigné par le terme invera (article 438.2 du Code pénal). Il requiert douze mois d'emprisonnement avec sursis et l'expulsion définitive du Principat à l'audience. La défense, assurée par une avocate commise, accepte le récit des faits et la qualification, mais sollicite une peine ne dépassant pas six mois, avec sursis, et invoque un indult récemment décrété par les Coprinces.
Le prévenu, régulièrement cité, ne comparaît pas. Le tribunal le juge donc par défaut (en rebel·lia processal).
Question de droit
La juridiction devait trancher trois questions :
Les faits constituent-ils les délits majeurs continus d'usage de document public inauthentique (article 435.2 CP) et d'usage de document faux (article 438.2 CP) ?
Le prévenu, qui a lui-même confectionné le document et l'a présenté aux autorités, en est-il l'auteur ?
Quelle sanction principale et complémentaire prononcer, notamment au regard de l'expulsion requise par le Ministère public et de l'indult invoqué par la défense ?
Solution et dispositif
Le tribunal retient la q
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrats Srs.
Enric Anglada Fors
Concepció Baron Mora
Anna Estragués Armengol
Andorra la Vella, vint-i-sis de novembre del dos mil catorze.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, la Causa núm. 4400135/2013 seguida pels presumptes delictes majors d'ús de document inautèntic i ús de document inveraç, contra Vall, nascut el dia 15 d'agost del 1980 a Tbilisi (Georgia), fill de Puga i de Catalá, de nacionalitat georgiana, casat, sense professió, en parador desconegut, jutjat en rebel·lia processal per no haver comparegut malgrat haver estat degudament citat i defensat per la Lletrada Sra. Villalba, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Gaya, i actuant de ponent la Magistrada Sra. Anna Estragués Armengol, havent designat el Tribunal, ponent per la redacció de la sentència, la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora.
RESULTANT:
són fets provats que, el processat Vall, nascut el dia 15 d'agost del 1980, de nacionalitat georgiana i sense antecedents penals al Principat, en data 19 de juny del 2010, vers les 23.00 hores, fou controlat per Agents del Servei de Policia a la frontera Hispano-Andorrana, identificant-se l'acusat com Vall amb una autorització provisional de residència, expedida per les autoritats franceses amb núm. 3103095232, a Toulouse, i vàlida del 10 de juny del 2010 al 9 de juliol del 2010, i també exhibí un permís de conduir georgià núm. AC 009195, expedit per Geòrgia en data 10 de juliol del 2001, amb la dita identitat d'Vall amb la fotografia del processat Vall.
En dies posteriors, concretament el dia 10 de juliol de mateix any 2010, el processat Vall fou controlat de nou, aquesta vegada però a la frontera Franco-Andorrana, identificant-se amb l'autorització provisional de residència francesa, expedida per les autoritats franceses amb núm. 3103095232, a Toulouse, abans esmentada;
En data 31 de juliol i 14 d'agost del 2010, el processat s'identificà mitjançant "récépissé constatant le dépôt d'une demande d'asile" a nom d'Vall, expedida a Foix i sota aquesta mateixa identitat, el dia 7 de desembre del 2013, l'acusat Vall s'identificà per davant dels Agents de Policia de la vila del Pas de la Casa, mitjançant una targeta de crèdit de "La Poste".
Consta en autes que l'estat de Geòrgia no ha expedit el permís de conduir mostrat pel processat Vall a nom Vall, el qual tampoc consta en els seus registres oficials, civils i penals, essent per tant dita identitat desconeguda.
El processat Vall ha reconegut que va confeccionar ell mateix el permís de conduir i va donar a les autoritats franceses la identitat sota la quina s'han emès les autoritzacions i permisos esmentats.
Fonaments de dret
RESULTANT: que el Ministeri Fiscal qualifica els fets com a constitutius del delicte major d'ús de document inautèntic i altre delicte major d'ús de document inveraç, previstos i penats, respectivament, als articles 435.2 i 438.2 del Codi Penal, sent responsable l'acusat en concepte d'autor, per quin demana la pena de dotze mesos de presó, part condicional, amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys, i el pagament de les despeses processals causades.
A l'acte de la vista oral confirma i eleva a definitiva la seva qualificació provisional, si bé, afegeix que ambdós delictes són constituïts amb caràcter continuat, sol·licitant la pena complementària d'expulsió definitiva del Principat.
RESULTANT: que la lletrada Sra. Villalba, advocada defensora de l'acusat, mostra la seva conformitat amb el relat de fets i qualificació jurídica del Ministeri Fiscal, demanant però que la pena de presó a imposar no superi els sis mesos, tota amb caràcter condicional, sol·licitant a l'acte del judici oral l'aplicació del recent indult decretat per SS.
EE. els Coprínceps d'Andorra.
CONSIDERANT: que els fets declarats provats són legalment constitutius del delicte major continuat d'ús de document públic inautèntic, tipificat a l'article 435 apartat 2 del Codi Penal, i altre delicte major continuat d'ús de document inveraç, tipificat a l'article 438.2 del Codi Penal, sent reunits els elements constitutius, tal i com apareix al resultant fàctic, fets i qualificació que han estat acceptats per la seva defensa.
CONSIDERANT: que dels referenciats delictes majors n'és responsable en concepte d'autor el processat Vall per haver realitzat personalment els fets punibles, de conformitat amb les disposicions del articles 20 i 21 del Codi Penal.
CONSIDERANT: que no procedeix efectuar cap pronunciament en matèria de responsabilitat civil.
CONSIDERANT: que atesa la naturalesa dels fets delictius jutjats en aquesta causa i la absoluta manca de relació de l'acusat amb el Principat aquest Tribunal estima adient imposar la pena complementària d'expulsió sol·licitada pel Ministeri Fiscal, si bé però fixada pel termini de deu anys.
CONSIDERANT: que d'acord amb el que disposen els articles 174 i 175 del Codi de Procediment Penal, cal imposar a l'acusat el pagament de les despeses processals causades.
CONSIDERANT: que no hi ha lloc a pronunciar en aquest moment processal sobre l'aplicació de l'indult decretat per SS.
EE. els Coprínceps d'Andorra de data 1 d'agost del 2014, de conformitat amb el disposat al seu article 4 i concordants.
VIST
les disposicions legals aplicables al present cas, el Molt Il·lustre Tribunal de Corts,
F A L L E M : que, hem de condemnar i condemnem Vall, en rebel·lia processal, com a responsable penal en concepte d'autor d'un delicte major continuat d'ús de document públic inautèntic i d'un delicte major continuat d'ús de document inveraç, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena DE DEU MESOS DE PRESÓ CONDICIONAL, fixant el termini de suspensió de la condemna en tres anys, EXPULSIÓ del Principat pel termini de DEU ANYS i al pagament de les despeses processals causades.
Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal en el termini de 15 dies següents a la notificació, salvat el processat que, donada la seva situació de rebel·lia processal, podrà formular recurs d'audiència.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.