STCOR 133/2016
Décision commentée : STCOR 133/2016, Tribunal de Corts (Andorre), Andorra la Vella, 7 décembre 2016 (ECLI:AD:TCORAD:2016:133) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence « Juridiction andorrane, — » fournie avec la demande étant incomplète, la référence canonique retenue ici est celle figurant dans le texte intégral (ROJ STCOR 133/2016, numéro de recours 6000087/2016). Le texte contient une incohérence de date : l'en-tête indique le 7 décembre 2016, tandis que la formule d'ouverture de la sentence mentionne « set de desembre del dos mil setze » (7 décembre 2013). Les métadonnées (ROJ, date de résolution, ECLI) concordent avec 2016, qui est retenue ici.
Faits et procédure
Le 18 février 2016, vers 16 h 36, des agents du Servei de Policia effectuant une ronde de prévention dans le secteur du XXXX, à proximité de l'école Sant Ermengol, constatent la présence de deux jeunes assis sur un banc et fumant chacun une cigarette. L'un d'eux, Esteban, né le 22 septembre 1995, est le prévenu. À l'approche des agents, les deux jeunes jettent leurs cigarettes derrière le banc. Le contrôle permet d'établir qu'il s'agit de marihuana, produit stupéfiant.
Le Ministère public qualifie les faits de deux contraventions pénales : consommation de cannabis en lieu public (article 500.1 du Codi penal) et consommation de cannabis en groupe (article 500.2). Il estime Esteban auteur responsable, en retenant la circonstance atténuante de minorité (âgé de moins de vingt-et-un ans), et requiert une amende de 300 euros pour chaque contravention, ainsi que la confiscation et la destruction de la drogue saisie.
Le procès se tient en audience orale et publique devant le Magistrat Enric Anglada Fors, siégeant au Tribunal de Corts. Le prévenu reconnaît les faits lors de l'audience. Les déclarations des deux agents qui ont procédé au contrôle sont également versées au débat (numéros professionnels P0337 et P0368).
Question de droit
La décision pose, de manière implicite, trois questions.
Première question : qualification. La consommation de cannabis sur la voie publique, effectuée à deux, relève-t-elle d'une ou de deux contraventions pénales distinctes au regard des articles 500.1 et 500.2 du Codi penal ? Le juge retient la pluralité de qualifications, ce qui conduit à distinguer l'élément de lieu (espace public) et l'élément de groupe (consommation collective).
Deuxième question : imputabilité et atténuation. Le prévenu, âgé de moins de vingt-et-un ans lors des faits, peut-il bénéficier de la circonstance atténuante prévue à l'article 26 du Codi penal, et quelle incidence celle-ci exerce-t-elle sur le quantum de la peine ?
Troisième question : détermination de la peine et accessoires. Quelle sanction pécuniaire fixer, en tenant compte des articles 54.3 et 56 du Codi penal, et selon quelles modalités ordonner la confiscation et les dépens (articles 70.1, 286, 174 et 175 du Codi de procediment penal) ?
Solution et dispositif
Sentència
Contravencions Penals 6000087/2016
ORÍGEN: 1000207/2016 - 00
NIG: 5300543220160000715
S E N T È N C I A
Magistrat Sr. Enric Anglada Fors
Andorra la Vella, set de desembre del dos mil setze.
VIST en judici oral i públic la Causa núm. 6000087/2016, seguida per unes presumptes contravencions penals de consum de marihuana en grup i en lloc públic, contra Esteban, nascut el dia 22 de setembre del 1995 a Escaldes-Engordany, fill d'Armindo i d'Anabela, de nacionalitat andorrana domiciliat a Sant Julià de Lòria, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Bermudez, essent ponent el Magistrat Sr. Enric Anglada Fors.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER. Són fets provats i així es declara: que vers les 16:36 hores del dia 18 de febrer del 2016 els agents del Servei de Policia es trobaven efectuant una ronda de prevenció pel XXXX, a proximitat del col·legi Sant Ermengol, quan constataren la presència de dos joves asseguts en un banc fumant dues cigarretes, un dels quals es l'inculpat en la present causa Esteban. Aquests, en veure la presència dels agents, llençaren dites cigarretes just al darrera del banc, raó per la qual se'ls controlà, comprovant que es tractava de producte estupefaent marihuana.