STCOR 5/2017 (Tribunal de Corts, 8 février 2017, ECLI:AD:TCORAD:2017:5)
Décision commentée : STCOR 5/2017, Tribunal de Corts, 8 février 2017, ECLI:AD:TCORAD:2017:5 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 21 juin 2016, vers 13 h 43, un individu, désigné dans la décision par le nom de Esparza, est contrôlé par des agents du Service de police au lieu indiqué dans le texte par « XXXX ». Sur sommation, il remet volontairement une bourse contenant environ 0,9 gramme de marijuana (cannabis), qu'il avait acquise auprès d'une personne non identifiée pour sa consommation personnelle.
Le ministère public qualifie les faits de contravention pénale de possession de cannabis ou de drogue de toxicité similaire destinée à la consommation personnelle, prévue et réprimée par l'article 499 du Code pénal. Il retient la qualité d'auteur et la circonstance aggravante de récidive. Il requiert une peine d'amende de 600 euros, le paiement des frais de procédure et la confiscation de la substance.
Lors de la procédure orale et publique, le prévenu déclare ne pas vouloir ajouter d'observations après les réquisitions du ministère public. Le tribunal, statuant en matière de contraventions pénales, rend une sentence unique.
Le texte ne précise pas l'identité de l'agent verbalisant au-delà de son numéro professionnel, ni la nature exacte de la peine de prison à laquelle le prévenu était alors soumis, celle-ci n'étant mentionnée que par son caractère ferme et sa durée d'un an.
Question de droit
La décision soulève deux questions.
La première porte sur la qualification pénale : la possession d'une faible quantité de cannabis, déclarée destinée à un usage personnel et remise volontairement aux forces de l'ordre, constitue-t-elle la contravention prévue à l'article 499 du Code pénal ? Le tribunal répond par l'affirmative en retenant que la possession est établie par la combinaison de l'aveu du prévenu et du témoignage de l'agent, qui a relevé que la personne contrôlée était connue pour sa consommation de stupéfiants.
La seconde concerne la détermination du montant de la peine d'amende. Le tribunal doit arbitrer entre la quantité sollicitée par le ministère public et la situation personnelle du prévenu, qui exécute une peine de prison ferme. La question est de savoir si cette situation pénitentiaire peut, en application de l'article 56 du Code pénal, conduire à réduire l'amende alors même que les antécédents du prévenu en matière de stupéfiants auraient, selon le tribunal, justifié le montant initialement demandé.
Solution et dispositif
Le tribunal retient la culpabilité du prévenu en qualité d'auteur, en application des articles 20 et 21 du Code pénal, au motif qu'il a personnellement réalisé les faits punissables. Sur la peine, il relève que la relation du prévenu avec les produits stupéfiants et ses condamnations antérieures pour des faits similaires « justificaria » la som
Sentència
Contravencions Penals 6000181/2016
S E N T È N C I A
Magistrat Sr. Enric Anglada Fors
Andorra la Vella, vuit de febrer del dos mil disset
VIST en judici oral i públic la Causa núm. 6000181/2016, seguida per una presumpta contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar per al consum propi, contra el denunciat Esparza, nascut el 12 de gener de 1981 a Encamp, fill de Tamarit i de Benitez, de nacionalitat andorrana, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Manzano, i ponent el Magistrat Sr. Enric Anglada Fors.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER. SÓN FETS PROVATS I AIXÍ ES DECLARA: vers les 13.43 hores del dia 21 de juny del 2016 l'encausat Esparza, va ser controlat per agents del Servei de Policia al XXXX, als que lliurà voluntàriament, en ser requerit, una bosseta contenint substància estupefaent marihuana amb un pes brut d'uns 0,9 grams, que havia adquirit a una persona desconeguda amb la finalitat de destinar-la al seu propi consum.
RESULTANT SEGON. El Ministeri Fiscal qualifica els fets com a constitutius d'una contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar per al consum propi, prevista i penada a l'article 499 del Codi penal, de la qual en considera responsable en concepte d'autor al denunciat Esparza, amb la concurrència de la circumstància agreujant de reincidència, i demana imposar-li la pena de multa de sis-cents euros, així com el pagament de les despeses processals causades.