STCOR, Penal, 19 avril 2017 (Tribunal de Corts, Andorre)
Décision commentée : Tribunal de Corts (Andorre), sentence du 19 avril 2017, recours n° 6000217/2016, ROJ : STCOR 19/2017 (Lire sur source officielle)
Note de fiche : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus reprend les éléments d'identification figurant dans le texte de la décision (organe, date, numéro de recours, ROJ, ECLI:AD:TCORAD:2017:19).
Faits et procédure
Le Tribunal de Corts, siégeant à Andorre-la-Vieille en formation de juge unique (magistrate Concepció Baron Mora), a statué en matière de contravention pénale (contravenció penal) de coaccions légères (coaccions lleus).
Les faits tenus pour établis (fets provats) sont les suivants. M. Izquierdo, moniteur de kendo dans un centre sportif et président de la fédération andorrane de kendo, a appris à la fin du mois de juin de la même année qu'un élève mineur de seize ans, également nommé Izquierdo dans le texte, souhaitait quitter les cours. Ce départ est effectif le 4 juillet 2016 (le texte mentionne « 2015 » pour la prise de connaissance, ce qui paraît être une incohérence matérielle, non relevée par le juge). Le départ posant un problème de continuité pour le club, et le mineur devant restituer une tenue d'entraînement d'une valeur d'environ 1 000 euros, l'accusé lui a adressé un courriel, puis l'a appelé à plusieurs reprises, parfois jusqu'à six fois par jour et à 2 heures du matin, en lui reprochant de quitter les cours sans autorisation et en réclamant avec insistance le paiement de la tenue, alors même que celle-ci avait été retrouvée et restituée. Il a par ailleurs tenté d'obtenir l'adresse du mineur par l'intermédiaire d'un autre ancien élève, également mineur. Le mineur a éprouvé une vive angoisse, et sa famille a déposé plainte.
Le ministère public a qualifié les faits de coaccions légères au sens de l'article 478.1 du Code pénal, requis deux mois d'arrêts nocturnes avec sursis et l'absence de responsabilité civile, le plaignant n'ayant pas formé de demande. La défense, qui a contesté la qualification, a soutenu que le mineur connaissait les règles du club et que la réclamation du matériel était légitime, concluant à l'acquittement.
Question de droit
La décision soulève deux interrogations principales :
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Qualification. Des courriels et appels téléphoniques répétés, adressés à un mineur pour obtenir le paiement d'une somme liée à la fin d'une activité sportive, relèvent-ils de la contravention de coaccions légères (art. 478.1 du Code pénal), alors même que la créance alléguée n'est pas contestée dans son principe ?
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Imputation. L'auteur matériel des messages et appels peut-il être déclaré responsable à ce titre, en application des articles 20 et 21 du Code pénal, lorsque l'intéressé reconnaît en partie les faits ?
Le juge retient implicitement que la légitimité d'une créance ne suffit pas à justifier les modalités de sa réclamation.
Solution et dispositif
Le tribunal retient que les faits sont constitutifs de la contravention. Il relève que l'accusé a adressé un courriel au mineur, lui reprochant de vouloir quitter les cours sans son autorisation, lui réclamant le paiement d'une dette présumée en faisant allusion à une éventuelle action civile
Sentència
Contravencions Penals 6000217/2016
ORÍGEN: 1000676/2016 - 00
NIG: 5300543220160002675
S E N T È N C I A
Magistrat Sra. Concepció Baron Mora
Andorra la Vella, dinou d'abril del dos mil disset
VIST en judici oral i públic la Causa núm. 6000217/2016, seguida per una presumpta contravenció penal de coaccions lleus, contra Izquierdo, nascut el dia 17 d'agost de 1962 a Barcelona (Espanyola), fill de Daza i de Benítez, de nacionalitat espanyola, domiciliat a XXXX, defensat per la Lletrada Sra. Badía, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Nuñez, i ponent la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER.- són fets provats que Izquierdo, monitor de Kendo (esgrima japonesa) al centre esportiu S.d'Andorra la Vella, per compte del Club "A. K. C.", membre de la junta directiva de la federació de Kendo i president de la mateixa des de l'any 2000, segons ell mateix declara, va tenir coneixement a finals del mes de juny de 2015 que un alumne de les seves classes, el menor Izquierdo, de 16 anys d'edat, ho volia deixar, cosa que aquest feu de manera efectiva el dia 4 de juliol de 2016.
Com sigui que això suposava un problema per la continuïtat de les classes al Club pel escàs número d'alumnes inscrits i el dit menor li havia de retornar material (roba d'entrenament) quin valor estava fixat al voltant de 1.000 EUR, l'acusat li envià un email, -que consta en autes al foli 7 de les actuacions acompanyant la denúncia efectuada per dit menor amb la seva mare Sra. Agullo per davant del Servei de Policia-, i el trucà en repetides ocasions (foli 8 i ss) de manera insistent al seu mòbil, en ocasions fins a sis cops en un dia i en hora tardana (02.00 hores del matí), recriminant-li deixar les classes sense el seu permís, reclamant-li l'import de la vestimenta de manera insistent, malgrat aquesta havia estat ja retornada, inicialment perduda i finalment recuperada en un magatzem del mateix Centre Esportiu "E. S.", causant un importat neguit al menor que degut a la pressió soferta li agafà por.