STCOR ANDORRA, a 23 de maig del 2018 - ROJ: STCOR 42/2018
reformation
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé23 mai 2018
Numéro6000136/2017
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STCOR 42/2018 (ECLI:AD:TCORAD:2018:42)
> Décision commentée : STCOR 42/2018, Tribunal de Corts, 23 mai 2018, Recurs n° 6000136/2017 (ECLI:AD:TCORAD:2018:42) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de l'éditeur : la rubrique « Référence canonique » fournie était incomplète (« Juridiction andorrane, — »). La référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).*
## Faits et procédure
Un ressortissant andorran, né en 1997 et défendu par avocate, a été cité à trois reprises (7 avril, 15 septembre et 18 juillet 2016) pour comparaître en qualité de témoin devant la Batllia, dans le cadre de diligences préalables (n° 4000126/2016). Les citations ont été notifiées par le Servei de Nuncis et par le Servei de Policia. Le prévenu ne s'est présenté à aucune de ces convocations et n'a fourni ni explication ni justification. Il ne s'est pas davantage présenté dans la présente procédure, lorsqu'il a été cité par l'ordonnance pénale (*Ordenança penal*).
Lors du procès, le prévenu a reconnu avoir eu connaissance de l'obligation de comparaître. Il a expliqué son absence successivement par un motif professionnel, un oubli et une défaillance de mémoire. Il a également admis avoir reçu les citations, directement ou par l'intermédiaire de sa mère, sans en avoir lu le contenu. Les cédules de citation comportaient une mention avertissant que la non-comparution pouvait constituer le délit de désobéissance.
Le **ministère public** a qualifié les faits de délit mineur de désobéissance grave à l'autorité, prévu à l'article 397 du Code pénal, et a requis une amende de 2 000 euros, outre les dépens. La **défense** a soutenu que les faits relevaient de la contravention de résistance et de désobéissance légère (article 508 du Code pénal) et a sollicité une amende de 100 euros. Dans les deux thèses, la circonstance atténuante tirée de la minorité d'âge de 21 ans était invoquée.
## Question de droit
La décision pose deux questions principales.
1. **Qualification** : la non-comparution réitérée d'un témoin, après plusieurs citations régulièrement notifiées et assorties d'un avertissement, constitue-t-elle un délit mineur de désobéissance grave à l'autorité (article 397 du Code pénal) ou seulement une contravention de résistance et de désobéissance légère (article 508 du Code pénal) ?
2. **Détermination de la peine** : comment le juge articule-t-il la circonstance atténuante de minorité avec les critères de fixation de la peine, dans le cadre de l'article 56 du Code pénal ?
## Solution et dispositif
Le Tribunal de Corts retient la qualification de délit mineur. Il fonde sa motivation sur quatre éléments.
- **Le cadre légal de l'obligation** : le tribunal rappelle les dispositions du Code de procédure pénale relatives à la déposition des témoins. L'article 66 permet au Batlle de citer toute personne dont la déposition lui paraît utile. L'article 67 impose à toute personne, nationale ou étrangère, l'obligation de déposer. L'article 68 prévoit que le témoin qui refuse de comparaître doit être averti que ce comportement peut constituer une infraction pénale.
- **Les conditions de la désobéissance** : le tribunal rappelle qu'il faut une ordre direct, émis dans les formes légales, imposant une conduite active ou passive, et portée à la connaissance de son dest
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 23 de maig del 2018 - ROJ: STCOR 42/2018
STCOR 42/2018 (ECLI:AD:TCORAD:2018:42)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STCOR 42/2018, Tribunal de Corts, 23 mai 2018, Recurs n° 6000136/2017 (ECLI:AD:TCORAD:2018:42) (Lire sur source officielle)
Note de l'éditeur : la rubrique « Référence canonique » fournie était incomplète (« Juridiction andorrane, — »). La référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Un ressortissant andorran, né en 1997 et défendu par avocate, a été cité à trois reprises (7 avril, 15 septembre et 18 juillet 2016) pour comparaître en qualité de témoin devant la Batllia, dans le cadre de diligences préalables (n° 4000126/2016). Les citations ont été notifiées par le Servei de Nuncis et par le Servei de Policia. Le prévenu ne s'est présenté à aucune de ces convocations et n'a fourni ni explication ni justification. Il ne s'est pas davantage présenté dans la présente procédure, lorsqu'il a été cité par l'ordonnance pénale (Ordenança penal).
Lors du procès, le prévenu a reconnu avoir eu connaissance de l'obligation de comparaître. Il a expliqué son absence successivement par un motif professionnel, un oubli et une défaillance de mémoire. Il a également admis avoir reçu les citations, directement ou par l'intermédiaire de sa mère, sans en avoir lu le contenu. Les cédules de citation comportaient une mention avertissant que la non-comparution pouvait constituer le délit de désobéissance.
Le ministère public a qualifié les faits de délit mineur de désobéissance grave à l'autorité, prévu à l'article 397 du Code pénal, et a requis une amende de 2 000 euros, outre les dépens. La défense a soutenu que les faits relevaient de la contravention de résistance et de désobéissance légère (article 508 du Code pénal) et a sollicité une amende de 100 euros. Dans les deux thèses, la circonstance atténuante tirée de la minorité d'âge de 21 ans était invoquée.
Question de droit
La décision pose deux questions principales.
Qualification : la non-comparution réitérée d'un témoin, après plusieurs citations régulièrement notifiées et assorties d'un avertissement, constitue-t-elle un délit mineur de désobéissance grave à l'autorité (article 397 du Code pénal) ou seulement une contravention de résistance et de désobéissance légère (article 508 du Code pénal) ?
Détermination de la peine : comment le juge articule-t-il la circonstance atténuante de minorité avec les critères de fixation de la peine, dans le cadre de l'article 56 du Code pénal ?
Solution et dispositif
Le Tribunal de Corts retient la qualification de délit mineur. Il fonde sa motivation sur quatre éléments.
Le cadre légal de l'obligation : le tribunal rappelle les dispositions du Code de procédure pénale relatives à la déposition des témoins. L'article 66 permet au Batlle de citer toute personne dont la déposition lui paraît utile. L'article 67 impose à toute personne, nationale ou étrangère, l'obligation de déposer. L'article 68 prévoit que le témoin qui refuse de comparaître doit être averti que ce comportement peut constituer une infraction pénale.
Les conditions de la désobéissance : le tribunal rappelle qu'il faut une ordre direct, émis dans les formes légales, imposant une conduite active ou passive, et portée à la connaissance de son dest
Sentència
Delicte Menor 6000136/2017 ORÍGEN: 4000862/2016 - 00 NIG: 5300543220160003618
S E N T È N C I A
Magistrats
Josep Maria Pijuan Canadell
Enric Anglada Fors
Jacques Richiardi
Andorra la Vella, 23 de maig del 2018.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, la causa núm. 6000136/2017 seguida pel presumpte delicte menor de desobediència greu a l'autoritat, contra Olmo, nascut el 22 de setembre de 1997, fill de Oscar i Belén, de nacionalitat andorrana, i defensat per la lletrada Sra. Soriano, essent part acusadora el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Barberá i actua de ponent i redactor de la sentència, el Magistrat Sr. Enric Anglada Fors.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER.- Són fets provats i així es declara que el processat Olmo, nascut el 22 de setembre de 1997, de nacionalitat andorrana i amb antecedents no computables per raó de la present causa a efectes de reincidència, malgrat haver estat degudament citat en dates 7 d'abril, 15 de setembre i 18 de juliol del 2016, tant pel Servei de Nuncis com pel Servei de Policia per tal de comparèixer a declarar a la Batllia en qualitat de testimoni i en el marc de les diligències prèvies 4000126/2016, i malgrat trobar-se assabentat de l'anterior, no comparegué en cap de les tres ocasions, ni donà cap explicació, ni cap motivació, del perquè no es va presentar. Tampoc va comparèixer en la present causa quan se'l cità per l'Ordenança penal.
RESULTANT SEGON.- El Ministeri Fiscal qualifica els fets com a constitutius del delicte menor de desobediència greu a l'autoritat, tipificat a l'article 397 del Codi Penal, sent responsable en concepte d'autor l'acusat Olmo, pel qual concorre la circumstància atenuant de ser menor de 21 anys de l'article 21 del Codi Penal, sol·licitant que li sigui imposada la pena de dos mil euros de multa, així com el pagament de les despeses processals causades.
A l'acte del judici oral ratifica el seu escrit de qualificació provisional.
RESULTANT TERCER.- La representació i defensa de l'acusat no coincideix amb el Ministeri Fiscal per quant considera que els fets d'autes son constitutius d'una contravenció penal de resistència i desobediència lleu tipificada a l'article 508 del Codi Penal i no d'un delicte menor, sol·licitant li sigui imposada una pena de 100 euros de multa al concorre en el seu defensat la circumstància atenuant de ser menor de 21 anys al moment dels fets.
Fonaments de dret
CONSIDERANT PRIMER.- Els fets declarats provats són legalment constitutius d'un delicte menor de desobediència greu a l'autoritat, tipificat a l'article 397 del Codi Penal, que penalitza el que desobeeix greument l'autoritat administrativa o judicial o els funcionaris públics quan estiguin exercint legítimament funcions pròpies del seu càrrec, inclòs dins del títol XXI del Codi Penal, que regula els Delictes contra la funció pública.
La desobediència exigeix que prèviament hi hagi una ordre directa de l'autoritat o dels seus agents, dictada amb les formalitats legals i en la que s'imposi al particular una conducta, activa o passiva. L'ordre o mandat ha d'arribar a coneixement del particular a qui va dirigida i la gravetat de la desobediència ve donada per varis elements, tals com la persistència i reiteració de l'incompliment, la categoria de l'autoritat o de l'agent emissor i la transcendència de l'ordre.
El Codi de Procediment Penal, en el seu Títol segon: La fase preparatòria del judici penal, Capítol IV : La instrucció del sumari, i Secció sisena: Declaració dels testimonis, disposa a l'article 66 que "el Batlle pot fer citar tota persona a la declaració de la qual estimi útil (...)"; l'article 67 estableix que "tota persona, nacional o estrangera, té l'obligació de prestar declaració en qualsevol afer criminal(...)" i l'article 68 disposa que "si el testimoni es resisteix a comparèixer o es nega a declarar, ha de ser advertit que aquest fet pot ser constitutiu d'infracció penal."
Doncs bé, dit això, s'ha de deixar palès que el processat ha reconegut en el plenari que tenia ple coneixement de que havia de comparèixer a declarar com a testimoni a la Batllia, havent estat degudament citat en tres ocasions. La primera vegada no va venir perquè estava treballant, la segona perquè es va despistar i la tercera perquè no se'n va recordar, afegint, però, que no es pensava que fos tan greu el fet de no comparèixer a una citació de la Batllia, tot i que a l'interior de les diferents cèdules de citació es fa constar i se l'adverteix: "... fent-li avinent que si no compareix, pot incórrer en delicte de desobediència". A més, també ha reconegut que ja sigui en persona, ja per mitjà de la seva mare, va rebre les diferents citacions, arribant finalment totes a ell, sense que hagués llegit, no obstant, el seu contingut.
En conseqüència, ens trobem davant d'un delicte menor i no d'una contravenció penal com entén la defensa de l'acusat, atesa la gravetat de la desobediència duta a terme per aquest, que ve donada per la reiteració en les incompareixences, la qual cosa integra, per se, la gravetat delictiva que configura l'il·lícit penal de referència.
CONSIDERANT SEGON.- D'aquest delicte n'és responsable penal en concepte d'autor el processat Olmo per haver realitzat personalment el fet punible, de conformitat amb les disposicions dels articles 20 i 21 del Codi Penal.
CONSIDERANT TERCER.- Concorre en el processat la circumstància modificativa de la responsabilitat penal, atenuant d'ésser menor de 21 anys, prevista a l'article 26 del Codi Penal.
CONSIDERANT QUART.- A efectes de penalitat, aquest Tribunal valorarà les circumstàncies concretes del cas i les al·legacions de la defensa de l'encausat dins del marc de l'article 56 del Codi Penal.
CONSIDERANT CINQUÉ.- No procedeix efectuar cap pronunciament en matèria de responsabilitat civil.
CONSIDERANT SISÈ.- D'acord amb el que disposen els articles 174, 175 i 181.1 c) del Codi de Procediment Penal, cal imposar a Olmo el pagament de les despeses processals causades.
VIST
les disposicions legals aplicables al present cas, el Molt Il·lustre Tribunal de Corts,
F A L L E M :
Condemnar Olmo com a responsable penal en concepte d'autor, d'un delicte menor de desobediència greu a l'autoritat, amb la concurrència de la circumstància modificativa de la responsabilitat penal, atenuant d'ésser menor de 21 anys, a la pena de MULTA DE SIS-CENTS EUROS (600 EUR), així com al pagament de les despeses processals causades.
Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal en el termini de 15 dies següents a la notificació.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.