I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STCOR 1/2019 (Tribunal de Corts, 18 janvier 2019)
Décision commentée : STCOR 1/2019, Tribunal de Corts, 18 janvier 2019, ECLI:AD:TCORAD:2019:1 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 26 octobre 2012, vers 12 h 18, une collision se produit sur l'Avenue Santa Coloma, à Andorra la Vella, entre une motocyclette conduite par M. Alcalá et une automobile conduite par Mme Durán. La chaussée est mouillée par la pluie. La motocyclette circule à une vitesse que le tribunal qualifie d'« inadéquate » au regard des circonstances de lieu, à proximité d'un passage piéton et d'un carrefour. Elle dépasse des véhicules immobilisés en file. Mme Durán, qui débouche d'une voie sans nom située à droite dans le sens de la marche de la moto, s'engage sur l'avenue après qu'un tiers lui a cédé le passage. Le choc frontal se produit au milieu de la chaussée. Le conducteur de la moto est projeté contre le pare-brise. Les deux véhicules sont déclarés en sinistre total.
Mme Durán subit des brûlures au premier degré et une contusion de l'avant-bras, causées par l'airbag. M. Alcalá subit un polytraumatisme comportant plusieurs fractures, notamment du fémur, de la rotule et du coccyx, ainsi que diverses lésions osseuses. Ces blessures nécessitent des interventions chirurgicales, une hospitalisation et des séances de rééducation.
La procédure est enregistrée sous le numéro 6000121/2017, issue de la procédure d'origine 2000198/2015. Elle porte sur le délit mineur de lésions par imprudence grave. Le Ministère public exerce l'action publique. Les deux conducteurs sont poursuivis, chacun assisté d'un conseil. Les responsables civils, sociétés d'assurance et propriétaire du véhicule, sont également appelés à la cause. La formation de jugement est composée de trois magistrats, dont Mme Concepció Baron Mora, rapporteure et rédactrice de la sentence.
Question de droit
La décision soulève deux questions distinctes.
La première est de savoir si les faits constituent le délit mineur de lésions causées par imprudence grave, prévu à l'article 117
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Delicte Menor 6000121/2017 ORÍGEN: 2000198/2015 - 00 NIG: 5300543220140000718 »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 18 de gener del 2019 - ROJ: STCOR 1/2019 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Magistrats Srs. Concepció Baron Mora Jacques RICHIARDI Canòlic MINGORANCE CAIRAT »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal en el termini de 15 dies hàbils següents a la notificació. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 18 janvier 2019 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Tribunal de Corts
Delicte Menor 6000121/2017 ORÍGEN: 2000198/2015 - 00 NIG: 5300543220140000718
S E N T È N C I A
Magistrats Srs. Concepció Baron Mora Jacques RICHIARDI Canòlic MINGORANCE CAIRAT
Andorra la Vella, 18 de gener de 2019 .
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, la causa núm. 6000121/2017 seguida pel presumpte delicte menor de lesions per imprudència greu, contra Alcalá nascut el dia 04 d'abril de 1979 a Escaldes-Engordany, fill de Roger i Rosa Maria, de nacionalitat andorrana, i defensat per la Lletrada Sra. Suárez, que també representa al responsable civil solidari, la companyia d'assegurances ORG_2, i contra Durán nascuda el dia 27 d'agost de 1978 a Osca (Espanya), filla de Vicente i Montserrat, de nacionalitat andorrana, i defensada pel Lletrat Sr. Amorós, que també representa als responsables civils solidari, la companyia ORG_0, i subsidiari, la Sra. Ramirez, sent part acusadora el Ministeri Fiscal, representat per la Sra. Olmo i actuant de ponent i redactor de la sentència la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER.- SÓN FETS PROVATS: Vers les 12.18 hores del dia 26 d'octubre de 2012, el processat Alcalá, nascut el dia 4 d'abril de 1979, de nacionalitat andorrana i amb antecedents penals no computables en la present causa circulava, -a velocitat inadequada per les circumstàncies de lloc, a proximitats d'un pas de vianants i d'un encreuament i sent calçada molla per la pluja que queia i havia caigut-, per l'Av. Santa Coloma d'Andorra la Vella direcció Sant Julià de Lòria vers la capital, conduint la motocicleta de la seva propietat marca Honda, model FES 125 Pantheon i matrícula XXXX, degudament assegurada prop de la companyia d'assegurances ORG_1, avançant els vehicles que circulaven en retenció en la mateixa direcció quan, a l'arribar a l'alçada del núm. 93 de la referida avinguda, col·lisionà amb el vehicle marca Seat model Ibiza amb matrícula XXXX, propietat de la Sra. Ramirez, assegurat amb la companyia ORG_0.SA i conduit per la també processada Durán, nascuda el dia 27 d'agost de 1978, de nacionalitat andorrana i sense antecedents penals, que provenint d'un carrer sense nom situat a la dreta segons el sentit de la marxa de la motocicleta, s'incorporava a dita avinguda amb intencions de dirigir-se vers Sant Julià de Lòria, desprès que un tercer vehicle li cedís el pas.