STCOR 38/2019 (Tribunal de Corts, Andorre, 6 mars 2019, n° 6000207/2018)
Décision commentée : Tribunal de Corts, Andorre, 6 mars 2019, n° 6000207/2018, STCOR 38/2019, ECLI:AD:TCORAD:2019:38 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des mentions figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2018, une dispute éclate entre M. Diez et son ex-compagne, Mme Mercader, mère de leurs enfants communs, sur la Rotonda de l'hôtel Barcelona à Andorre-la-Vieille (localisation précisée dans le texte sous la forme « XXXX »). Mme Mercader requiert l'intervention du Servei de Policia. Deux agents se rendent sur place.
Selon les faits déclarés prouvés, M. Diez, en état d'ivresse (1,72 g/l d'alcool dans le sang), adopte dès l'arrivée des agents une attitude peu coopérative et les interpelle en termes injurieux. Les agents décident que les enfants mineurs du couple quittent les lieux avec leur mère. M. Diez n'accepte pas les instructions des agents ; lorsqu'il constate que ses enfants s'éloignent volontairement avec leur mère, il perd son calme et bouscule l'agent PO370. Il doit être menotté et maîtrisé afin d'éviter des incidents plus graves.
Le Ministère public qualifie les faits de contravention pénale de désobéissance légère à l'autorité, prévue et sanctionnée par l'article 508 du Code pénal, dont M. Diez serait l'auteur, sans circonstance modificative de la responsabilité. Il requiert une amende de 200 euros et le paiement des dépens.
La cause est jugée en audience orale et publique par un magistrat siégeant en formation unipersonnelle (Mme le magistrat Canòlic Mingorance Cairat). Le prévenu reconnaît les faits lors de l'audience.
Question de droit
La décision soulève, en substance, deux questions :
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Le comportement de M. Diez, consistant à ne pas déférer aux injonctions des agents de police de se tenir à distance de son ex-compagne, puis à repousser l'un des agents qui tentait de s'interposer, constitue-t-il la contravention de désobéissance légère à l'autorité au sens de l'article 508 du Code pénal ?
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À supposer l'infraction établie, la personne poursuivie en est-elle responsable à titre d'auteur, et quel quantum de sanction pécuniaire est-il approprié au regard des faits prouvés et des circonstances personnelles du prévenu ?
Le texte ne développe pas de raisonnement sur les éléments constitutifs de l'infraction (notamment la notion d'« autorité » ou les conditions d'un ordre légitime). Il se borne à constater la matérialité des faits et à les subsumer sous la qualification retenue.
Solution et dispositif
Le tribunal retient la culpabilité du prévenu et prononce une amende de 200 euros. Il écarte toute responsabilité civile et met les dépens à la charge du condamné. Le considérant premier énonce :
« Els fets declarats
Sentència
SENTÈNCIA
Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat
Andorra la Vella, 6 de març del 2019
VIST en judici oral i públic la causa núm. 6000207/2018 seguida per la presumpta contravenció penal de desobediència lleu als agents de l'autoritat contra Diez, nascut el 17 de maig de 1973 a Braganza (Portugal), fill de Canales i Miró, de nacionalitat portuguesa, domiciliat a Aixovall; sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Arnau i actuant com a tribunal unipersonal la Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER: Són fets provats que la mitjanit entre el dia 4 i 5 de gener del 2018, Mercader requerí al Servei de Policia a fi que es desplacés a la Rotonda de l'hotel Barcelona d'XXXX, doncs estava discutint amb la seva exparella i pare dels seus fills, Diez, i aquest es trobava en estat embriac i amb actitud agressiva. Als llocs es desplaçaren els agents de policia titulars dels carnets professionals núm. PO226 i PO370, i en veure'ls Diez adoptà una actitud poc cooperant, dient-los: "a que venis? A tocarme los cojones? Que coño haceis aquí?". A la vista de l'estat d'embriaguesa de Diez (1'72 gr./l de sang), els agents decidiren que els fills menors de la parella marxessin amb la mare. Diez no acceptà les indicacions dels agents des de l'inici, però en veure que els seus fills marxaven voluntàriament amb la mare, Diez perdé la calma i empentà l'agent PO370, havent de ser emmanillat i reduït per a evitar incidents més greus amb Mercader.