I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STCOR 49/2019 (ECLI:AD:TCORAD:2019:49)
Décision commentée : STCOR 49/2019 (ECLI:AD:TCORAD:2019:49) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte (ROJ et ECLI) a été retenue. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont des traductions françaises fidèles.
Faits et procédure
Le 24 juillet 2018, à 00 h 02, deux agents du Service de police effectuaient un contrôle préventif d'alcoolémie. Ils arrêtèrent le véhicule conduit par le prévenu, M. Garzón. Les agents constatèrent une forte odeur de cannabis dans l'habitacle. Interrogé, le conducteur reconnut avoir acquis peu auparavant un sachet de ce stupéfiant, qu'il conservait sur la console centrale, et le remit spontanément aux agents. Le sachet contenait 3,8 grammes de marihuana, que le prévenu déclarait destiner à sa consommation personnelle.
Le ministère public qualifia les faits de contravention pénale de possession de cannabis ou de drogue de toxicité similaire pour consommation personnelle, prévue par l'article 499 du Code pénal. Il requit une peine d'amende de 200 euros, le paiement des frais de procédure, ainsi que le commissionnement et la destruction de la drogue saisie.
Le prévenu, bien que régulièrement cité, ne comparut pas à l'audience de jugement. La décision indique qu'il avait signé les diligences recueillant les faits tels que relatés par les agents, sans formuler d'observation. Le tribunal unipersonnel, en la personne de la magistrate M^me^ Canòlic Mingorance Cairat, statua donc par défaut (en rebel·lia).
Une divergence de dates doit être relevée : l'en-tête du jugement mentionne « Andorra la Vella, 6 de març del
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« VIST en judici oral i públic la causa núm. 6000217/2018 seguida per la presumpta contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar per al consum propi contra Garzón, nascut el 23 de febrer de 1993 a Andorra, fill d'Emili i Júlia, de nacionalitat andorrana, domiciliat a XXXX, el qui no ha comparegut malgrat ser degudament citat; sent part acusador el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Oller i actuant com a tribunal unipersonal la Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat.… »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 25 d'abril del 2019 - ROJ: STCOR 49/2019 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« RESULTANT PRIMER: Són fets provats que el 24 de juliol del 2018, a les 00.02 hores, els agents del Servei de Policia titulars dels carnets professionals núm. PO395 i PO417 que es trobaven efectuant un control preventiu d'alcoholemia a l'XXXX, aturaren el vehicle Honda CRV matrícula XXXXX, conduit per l'inculpat Garzón, quines dades consten a l'encapçalament. Els agents constataren que sortia una forta olor a marihuana del vehicle, i en qüestionar el conductor aquest reconegué que acabava d'adquirir una bossa de dit estupefaent, que portava a la consola central del vehicle, … »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Atès que la present resolució ha estat dictada en rebel·lia, cas de presentar-se el condemnat, pot interposar recurs d'audiència en el termini de 15 dies. En aquest cas la petició de revisió es trasllada al fiscal general i el tribunal que dictà sentència decideix la procedència del judici de revisió, d'acord amb el previst al capítol IV del títol desè del Codi de procediment penal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 25 avril 2019 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA
Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat
Andorra la Vella, 6 de març del 2019.
VIST en judici oral i públic la causa núm. 6000217/2018 seguida per la presumpta contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar per al consum propi contra Garzón, nascut el 23 de febrer de 1993 a Andorra, fill d'Emili i Júlia, de nacionalitat andorrana, domiciliat a XXXX, el qui no ha comparegut malgrat ser degudament citat; sent part acusador el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Oller i actuant com a tribunal unipersonal la Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER: Són fets provats que el 24 de juliol del 2018, a les 00.02 hores, els agents del Servei de Policia titulars dels carnets professionals núm. PO395 i PO417 que es trobaven efectuant un control preventiu d'alcoholemia a l'XXXX, aturaren el vehicle Honda CRV matrícula XXXXX, conduit per l'inculpat Garzón, quines dades consten a l'encapçalament. Els agents constataren que sortia una forta olor a marihuana del vehicle, i en qüestionar el conductor aquest reconegué que acabava d'adquirir una bossa de dit estupefaent, que portava a la consola central del vehicle, i que lliurà voluntàriament als agents. La bossa contenia 3.8 grams de marihuana que havia adquirit per al seu propi consum.
RESULTANT SEGON: El Ministeri Fiscal qualifica els fets com a constitutius d'una contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar per al consum propi, tipificada i penada a l'article 499 del Codi Penal, de la qual l'inculpat és autor responsable en concepte d'autor, sense que concorri cap circumstància modificativa de la responsabilitat penal.