jurisprudence · v1.0.0
STCOR ANDORRA, a 17 d'abril del 2019 - ROJ: STCOR 68/2019
Résumé
# STCOR 68/2019 (ECLI:AD:TCORAD:2019:68) > Décision commentée : STCOR 68/2019, Tribunal de Corts, Andorra la Vella, 17 avril 2019, affaire n° 6000155/2017 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) *Note de référencement : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la citation retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ STCOR 68/2019 ; ECLI:AD:TCORAD:2019:68).* ## Faits et procédure Dans la nuit du 8 novembre 2013, vers 4 h 30, M. Carnero, ressortissant andorran, a tenté de garer son véhicule dans la rue Alzinaret, à Andorra la Vella. Lors de cette manœuvre, il a heurté à plusieurs reprises la partie avant d'un véhicule Audi A4 régulièrement stationné, appartenant à M. Corbacho. Après un échange entre les deux hommes, ceux-ci ont signé un constat amiable d'accident et se sont séparés. Peu après, M. Carnero est revenu sur les lieux et a frappé et rayé le flanc du véhicule à l'aide d'une bouteille brisée, selon les faits retenus par le tribunal. M. Corbacho réclamait 2 444,83 euros, sur la base d'un devis. Le Ministère fiscal a qualifié les faits de délit mineur de dommages dolosos au sens de l'article 224 du Code pénal, et a requis quatre mois d'arrêts nocturnes avec sursis, ainsi que la condamnation aux dépens. La défense a contesté la qualification délictuelle, soutenant à titre principal l'absence d'illicéité pénale du premier incident et l'absence de preuve pour le second. À titre subsidiaire, elle a invoqué une simple contravention de l'article 484 du Code pénal. Le tribunal, composé des magistrates Concepció Baron Mora (rapporteure), Anna Estragués Armengol et Canòlic Mingorance Cairat, a statué après une audience publique. ## Question de droit La décision soulève trois questions : 1. **Qualification des dommages.** Le montant des dommages, qui détermine l'appartenance à la catégorie délictuelle (article 224 du Code pénal, dommages supérieurs à 600 euros et inférieurs ou égaux à 3 000 euros) ou contraventionnelle (article 484.1, dommages inférieurs à 600 euros), est-il établi à suffisance de droit ? 2. **Effet du doute.** Le principe *in dubio pro reo* permet-il de retenir la qualification la moins sévère lorsque le montant du préjudice demeure incertain ? 3. **Prescription et responsabilité civile.** La prescription de la contravention, constatée au regard des délais de procédure, entraîne-t-elle l'extinction de la responsabilité pénale et l'impossibilité de statuer sur la réparation civile ? ## Solution et dispositif Le tribunal retient que la matérialité des dommages est établie. Le fait que M. Carnero ait frappé et rayé le véhicule est tenu pour prouvé, notamment par le témoignage de la compagne de la victime, dont la déposition est jugée constante et réitérée. Le tribunal en déduit la participation de l'intéressé en qualité d'auteur direct, au sens des articles 20 et 21 du Code pénal. En revanche, le montant du préjudice n'est pas « degudament acreditat » (dûment établi). Le tribunal relève, d'une part, que le devis produit est daté du 26 octobre 2013, soit antérieurement aux faits, et, d'autre part, que la victime n'a pas comparu à l'
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