STCOR 133/2019
Décision commentée : STCOR 133/2019 (ECLI:AD:TCORAD:2019:133) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une sentence du 16 avril 2019, le Tribunal de Corts siégeant à Andorre-la-Vieille (magistrate Anna Estragués Armengol) a statué dans la cause n° 6000225/2018, portant sur une présumée contravention pénale de possession de cannabis ou de drogue de toxicité similaire pour consommation personnelle (NIG 5300543220180003341).
Les faits, tenus pour établis, sont les suivants. Le 26 août 2018, vers 00h42, le prévenu, identifié comme Jover, a été contrôlé par des agents du Service de police dans le secteur du Prat del Roure, à Escaldes-Engordany. À la vue des agents, il aurait fait un geste destiné à dissimuler un objet ; interrogé à ce sujet, il leur a remis un emballage contenant 2,6 grammes de marihuana, qu'il destinait à sa consommation personnelle.
Le ministère public a qualifié les faits de contravention pénale prévue à l'article 499 du Code pénal, a retenu Jover comme auteur sans circonstances modificatives, et a requis, compte tenu de la répétition des contrôles pour des faits similaires, une peine de cinq cents euros d'amende, la confiscation et la destruction du produit saisi, ainsi que les dépens.
Le prévenu, dûment cité, n'a pas comparu. La juridiction a donc statué par défaut (« en rebel·lia processal »).
Question de droit
La question posée au tribunal était double. Il s'agissait, d'une part, de déterminer si la détention de 2,6 grammes de marihuana destinée à la consommation personnelle, établie par le témoignage d'un agent de police et par la saisie du produit, constitue une contravention pénale au sens de l'article 499 du Code pénal, et si l'auteur doit être tenu pour responsable à ce titre. D'autre part, il fallait fixer la sanction, en tenant compte des antécédents défavorables du prévenu pour des faits similaires et de sa situation personnelle, ainsi que statuer sur la confiscation du produit et sur les dépens.
Solution et dispositif
Sur la qualification et l'imputabilité. Le tribunal retient que les faits sont constitutifs de la contravention de l'article 499 du Code pénal. Il s'appuie sur deux éléments : la déclaration de l'agent de police PO 427, qui a procédé au contrôle et a déclaré devant le tribunal que le prévenu lui avait remis 2,6 grammes de marihuana, et la saisie du produit stupéfiant. Il relève ensuite que Jover est pénalement responsable en qualité d'auteur, pour avoir personnellement réalisé les faits punissables, en application des articles 20 et 21 du Code pénal.
Sur la fixation de la peine. Le tribunal relève l'existence de « diverses anotacions desfavorables » contre Jover pour des faits similaires, figurant aux folios
Sentència
Contravencions Penals 6000225/2018
ORÍGEN: 4000712/2018 - 00
NIG: 5300543220180003341
S E N T È N C I A
Magistrat Sra. Anna Estragués Armengol
Andorra la Vella, 16 d'abril del 2019.
VIST en judici oral i públic la causa núm. 6000225/2018, seguida per una presumpta contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar pel propi consum, contra Jover, nascut el 18 de juny de 1993 a Tulua (Colòmbia), fill de Jorge Mario i de Martha Lucia, de nacionalitat colombiana, el qual no compareix malgrat haver estat degudament citat; és part acusadora el Ministeri Fiscal representat per la Sra. ENTITY_2; és ponent la Magistrada Sra. Anna Estragués Armengol.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER : Són fets provats i així es declara, que en data 26 d'agost del 2018 vers les 00.42 hores, Jover fou controlat per Agents del Servei de Policia a la zona del Prat del Roure de la vila d'Escaldes- Engordany. En veure als Agents, l'encausat feu el gest de voler amagar quelcom i en ser preguntat al respecte, va remetre als Agents un embolcall amb 2,6 grams de marihuana que destinava al seu propi consum .
RESULTANT SEGON. El Ministeri Fiscal qualifica els fets com a constitutius d'una contravenció penal de possessió de cànnabis o droga de toxicitat similar pel propi consum, tipificada a l'article 499 del Codi penal, i sent-ne Jover responsable en concepte d'autor, no concorrent circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, demana, tenint en compte que no és la primera vegada que l'encausat és controlat per fets similars, que se li imposi una pena de cinc-cents euros de multa, així com que s'acordi el comís i destrucció del producte estupefaent incautat i el pagament de les despeses processals causades.