STCOR 148/2019 (Tribunal de Corts, Andorra la Vella, 4 décembre 2019)
Décision commentée : STCOR 148/2019, Tribunal de Corts, Contravencions Penals, 4 décembre 2019, recurs n° 6000092/2019 (ECLI:AD:TCORAD:2019:148) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision rendue par la magistrate unipersonnelle du Tribunal de Corts, Canòlic Mingorance Cairat, porte sur une poursuite pour contravention pénale d'« estafa privilegiada » (escroquerie privilégiée). Selon les faits déclarés provés, entre le 12 et le 14 janvier 2019, le prévenu, de nationalité française, a séjourné dans un établissement hôtelier andorran, sur la base d'une réservation prépayée effectuée via le site internet d'une plateforme de réservation. Cette réservation avait toutefois été annulée, le paiement ayant été effectué au moyen d'une carte de crédit frauduleuse.
Le samedi, l'hôtel n'a pu joindre le centre de réservations. Lors du départ, le prévenu, invité à régulariser le paiement, a quitté l'établissement sans acquitter le prix du séjour, soit 423,24 euros, et sans prévenir la réception, alors qu'il s'était engagé à le faire.
Le Ministère public a qualifié les faits de contravention d'escroquerie privilégiée, prévue et réprimée par l'article 482.1 du Code pénal, et a requis une peine de quinze jours d'arrêts domiciliaires conditionnels, assortie d'un sursis de quinze jours, ainsi que la condamnation aux dépens et à la réparation civile du préjudice.
Le prévenu, dûment cité par lettre recommandée qu'il a personnellement reçue, n'a pas comparu. La décision a donc été rendue par défaut (en rébellion, selon la terminologie du texte).
Question de droit
La juridiction devait déterminer si le fait pour une personne de bénéficier de prestations hôtelpast en sachant que leur paiement a été annulé en raison de l'usage d'une carte bancaire frauduleuse constitue la contravention d'escroquerie privilégiée au sens de l'article 482.1 du Code pénal. Une seconde question, accessoire, portait sur l'imputation de la responsabilité pénale à titre d'auteur (articles 20 et 21 du Code pénal) et sur les conséquences civiles et procédurales de la condamnation.
Solution et dispositif
Le tribunal retient la qualification proposée par le Ministère public. Dans son considérant premier, il énonce que les faits déclarés provés sont « legalment constitutius d'una contravenció penal d'estafa privilegiada, tipificada a l'article 482.1 del Codi Penal, doncs l'inculpat gaudí dels serveis hotelers sabent que el pagament havia estat cancel·lat en haver emprat una targeta fraudulenta per efectuar el pagament ».
L'imputation à titre d'auteur est fondée sur la déclaration du représentant de l'hôtel, qui atteste du séjour de deux nuits en demi-pension et de l'absence de tout paiement, ainsi que sur la copie du document d'identité scannée lors de l'enregistrement. La déposition de l'agent de police, entendu à l'audience, est également retenue : elle établit que le prévenu, contacté téléphoniquement, a reconnu avo
Sentència
Tribunal de Corts
Contravencions Penals 6000092/2019
ORÍGEN: 5000338/2019 - 00
NIG: 5300543220190001224
SENTÈNCIA
Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat
Andorra la Vella, 4 de desembre del 2019.
VIST en judici oral i públic la causa núm. 6000092/2019 seguida per la presumpta contravenció penal d'estafa privilegiada, contra Ricart, nascut el 30 de desembre de 1997 a Marsella (França), de nacionalitat francesa, domiciliat a Marsella (França), qui no compareix malgrat ser degudament citat; sent part acusador el Ministeri Fiscal representat pel Sr. Vives i actuant com a tribunal unipersonal la Magistrada Sra. Canòlic Mingorance Cairat.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER: Són fets provats que entre el 12 i el 14 de gener del 2019, Ricart, s'allotjà a l'XXXX, en base a una reserva pre-pagada efectuada a la web d'ORG_0. En realitat dita reserva havia estat cancel·lada per haver-se fet el pagament amb una targeta de crèdit fraudulenta, però com era cap de setmana, l'hotel no pogué localitzar la centra del reserves. Malgrat ser requerit en el moment del check-out de regularitzar el pagament, Ricart marxa definitivament sense fer efectiu el preu del sojorn que ascendeix a 423'24 EUR, ni prevenir de la seva marxa a la recepció de l'establiment, tot i que s'havia compromès a fer-ho.