STCOR ANDORRA, a 22 de desembre del 2020 - ROJ: STCOR 87/2020
Rejet du pourvoi
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé22 décembre 2020
Numéro6000134/2019
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STCOR, Pénal, 22 décembre 2020 (ROJ : STCOR 87/2020)
> Décision commentée : Tribunal de Corts, Pénal, 22 décembre 2020, STCOR 87/2020, ECLI:AD:TCORAD:2020:87 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Dans la nuit du 25 au 26 mars 2017, le plaignant Galván et l'accusé Ruiz fréquentaient le même établissement nocturne « T. » de La Massana. Un bref incident les opposa à l'intérieur de l'établissement, sans conséquence. Vers 5 heures du matin, plusieurs altercations éclatèrent sur le parking entre des groupes de jeunes, nécessitant l'intervention de la police.
Au cours de ces incidents, Galván reçut un coup de poing au visage, qui provoqua un hématome et une plaie incisivo-contuse à l'œil, nécessitant des soins de première urgence. Le tribunal relève qu'il n'a pas été établi que Ruiz fût l'auteur de ce coup (fait n° 4 des faits prouvés).
Le ministère public a qualifié les faits de délit mineur de coups et blessures volontaires ayant requis des soins médicaux de première urgence, prévu par l'article 113.1 du Code pénal. Il a requis une peine de quatre mois d'arrêts nocturnes avec sursis, assortie d'un délai d'épreuve de deux ans, une amende de 2 000 euros et les dépens. Il a également formulé des demandes civiles au nom de la CASS et au profit de la victime.
La défense a contesté l'imputation des faits. Elle a soutenu que la victime n'avait pas pu identifier son agresseur dès le moment des faits, que la victime n'avait pas comparu à l'audience et qu'aucune contradiction n'avait été possible. À titre subsidiaire, elle a invoqué la légitime défense prévue par l'article 27.1 du Code pénal.
La décision a été rendue par le Tribunal de Corts (formation de trois magistrats, rapporteur Mme Concepció Baron Mora) au terme d'une audience orale et publique. La partie « Resum I.A. » figurant dans la base constitue un résumé automatisé qui ne fait pas partie de la décision ; le présent commentaire se fonde exclusivement sur le texte de la sentence.
## Question de droit
Le litige posait deux questions principales.
En premier lieu, il fallait déterminer si l'accusation avait apporté une preuve suffisante de l'imputabilité personnelle du coup porté à la victime, de manière à renverser la présomption d'innocence. Le tribunal rappelle à cet égard que la présomption d'innocence, garantie par l'article 3.4 de la Constitution et l'article 6.2 de la Convention européenne des droits de l'homme, « exige que toute déclaration de culpabilité soit fondée sur une activité probatoire à charge, licitement obtenue et valablement pratiquée » (considérant premier).
En second lieu, la défense sollicitait subsidiairement l'exonération fondée sur la légitime défense (art. 27.1 du Code pénal). Cette question n'a pas été tranchée, la juridiction ayant écarté la responsabilité pénale sur le terrain probatoire.
## Solution et dispositif
Le tribunal retient que l'infraction matérielle est établie : les blessures ont été constatées par le rapport forensique du 4 mai 2018 et par le rapport du service d'urgences du 26 mars 2017, et leur caractère de délit mineur au sens de l'article 113.1 n'est pas contesté (considérant deuxième). Il estime en revanche que l'imputation à l'accusé n'est pas démontrée.
Le raisonnement repose sur plusieurs éléments convergents :
- l'accusé a constamment nié avoir frappé la victime, tout en reconnaissant l'avoir poussée (considérant troisième) ;
- la victime a désigné Ruiz dans sa plainte du 3 avril 2017 et l'a ratifié devant le juge d'instruction, mais le rapport d'intervention de la patrouille figurant au dossier (fol. 19) indique qu'elle ne l'a pas reconnu sur les lieux ;
- par diligence du 7 novembre 2018, la victime a fait savoir que le témoin qu'elle souha
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 22 de desembre del 2020 - ROJ: STCOR 87/2020
STCOR, Pénal, 22 décembre 2020 (ROJ : STCOR 87/2020)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal de Corts, Pénal, 22 décembre 2020, STCOR 87/2020, ECLI:AD:TCORAD:2020:87 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Dans la nuit du 25 au 26 mars 2017, le plaignant Galván et l'accusé Ruiz fréquentaient le même établissement nocturne « T. » de La Massana. Un bref incident les opposa à l'intérieur de l'établissement, sans conséquence. Vers 5 heures du matin, plusieurs altercations éclatèrent sur le parking entre des groupes de jeunes, nécessitant l'intervention de la police.
Au cours de ces incidents, Galván reçut un coup de poing au visage, qui provoqua un hématome et une plaie incisivo-contuse à l'œil, nécessitant des soins de première urgence. Le tribunal relève qu'il n'a pas été établi que Ruiz fût l'auteur de ce coup (fait n° 4 des faits prouvés).
Le ministère public a qualifié les faits de délit mineur de coups et blessures volontaires ayant requis des soins médicaux de première urgence, prévu par l'article 113.1 du Code pénal. Il a requis une peine de quatre mois d'arrêts nocturnes avec sursis, assortie d'un délai d'épreuve de deux ans, une amende de 2 000 euros et les dépens. Il a également formulé des demandes civiles au nom de la CASS et au profit de la victime.
La défense a contesté l'imputation des faits. Elle a soutenu que la victime n'avait pas pu identifier son agresseur dès le moment des faits, que la victime n'avait pas comparu à l'audience et qu'aucune contradiction n'avait été possible. À titre subsidiaire, elle a invoqué la légitime défense prévue par l'article 27.1 du Code pénal.
La décision a été rendue par le Tribunal de Corts (formation de trois magistrats, rapporteur Mme Concepció Baron Mora) au terme d'une audience orale et publique. La partie « Resum I.A. » figurant dans la base constitue un résumé automatisé qui ne fait pas partie de la décision ; le présent commentaire se fonde exclusivement sur le texte de la sentence.
Question de droit
Le litige posait deux questions principales.
En premier lieu, il fallait déterminer si l'accusation avait apporté une preuve suffisante de l'imputabilité personnelle du coup porté à la victime, de manière à renverser la présomption d'innocence. Le tribunal rappelle à cet égard que la présomption d'innocence, garantie par l'article 3.4 de la Constitution et l'article 6.2 de la Convention européenne des droits de l'homme, « exige que toute déclaration de culpabilité soit fondée sur une activité probatoire à charge, licitement obtenue et valablement pratiquée » (considérant premier).
En second lieu, la défense sollicitait subsidiairement l'exonération fondée sur la légitime défense (art. 27.1 du Code pénal). Cette question n'a pas été tranchée, la juridiction ayant écarté la responsabilité pénale sur le terrain probatoire.
Solution et dispositif
Le tribunal retient que l'infraction matérielle est établie : les blessures ont été constatées par le rapport forensique du 4 mai 2018 et par le rapport du service d'urgences du 26 mars 2017, et leur caractère de délit mineur au sens de l'article 113.1 n'est pas contesté (considérant deuxième). Il estime en revanche que l'imputation à l'accusé n'est pas démontrée.
Le raisonnement repose sur plusieurs éléments convergents :
l'accusé a constamment nié avoir frappé la victime, tout en reconnaissant l'avoir poussée (considérant troisième) ;
la victime a désigné Ruiz dans sa plainte du 3 avril 2017 et l'a ratifié devant le juge d'instruction, mais le rapport d'intervention de la patrouille figurant au dossier (fol. 19) indique qu'elle ne l'a pas reconnu sur les lieux ;
par diligence du 7 novembre 2018, la victime a fait savoir que le témoin qu'elle souha
Sentència
Tribunal de Corts
Delicte Menor 6000134/2019 ORÍGEN: 1000668/2017 - 00 NIG: 5300543220170002664
S E N T È N C I A
Magistrats.
Enric Anglada Fors
Concepció Baron Mora (Ponent)
Anna Estragués Armengol
Andorra la Vella, 22 de desembre de 2020
VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la Causa núm. 6000134/2019 seguida per un delicte menor lesions doloses que han requerit primera assistència mèdica.
Acusat:
Ruiz, nascut el 15 de juny de 1995 a Andorra La Vella, fill de Pina i de Girona, de nacionalitat andorrana, i defensat pel lletrat Sr. Araujo,
És part acusadora el Ministeri Fiscal, representat pel Sr. Valverde.
És ponent la Magistrada Sra. Concepció Baron Mora.
Antecedents de fet
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal de Corts, n° 6000134/2019 — Décision commentée
RESULTANT PRIMER.- SÓN FETS PROVATS: La nit del dissabte 25 al diumenge 26 de març de 2017 el processat Ruiz, nascut el 15 de juny de 1995 de nacionalitat andorrana i amb antecedents penals i, el perjudicat Galván, van coincidir en el local nocturn "T." de la vila de La Massana, produint-se al llarg de la nit un petit altercat entre ells sense conseqüències.
A l'hora de tancament, vers les 5:00 h de la matinada, a l'aparcament de l'exterior del local, es van produir varis aldarulls entre grups de joves bastant beguts que van requerir la intervenció del Servei de policia.
Galván va rebre un cop de puny a la cara que li causà un hematoma i una petita ferida incisa-contusa a un ull que va necessitar de primera assistència mèdica.
No ha quedat acreditat que el processat Ruiz fos la persona que li donà el cop a Galván.
RESULTANT SEGON.- El Ministeri fiscal en el seu escrit de qualificació provisional qualifica els fets com a constitutius d'un delicte menor de lesions doloses que han requerit primera assistència mèdica tipificat a l'article 113.1 del Codi Penal, del que és responsable penal en concepte d'autor el processat Ruiz, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, demana que se li imposi una pena de quatre mesos d'arrest nocturn condicional amb el termini de suspensió de la condemna de dos anys, una multa de 2.000 euros i el pagament de les despeses processals causades.
En concepte de responsabilitat civil reclama en nom de la CASS la quantitat de 61,47 euros, import de la assistència mèdica prestada al perjudicat més els interessos legals fins al total pagament i, demana també que s'indemnitzi a Galván en la quantitat de 20,49 euros per les despeses mediques d'urgències, la suma de 750 euros pel concepte de perjudici estètic valorat pel metge forense en 0,5/7 i la suma 1.500 euros en concepte de pretium doloris (0.5-1/7).
A l'acte de l judici oral ratifica i eleva a definitiva la seva qualificació provisional, posant de relleu que el mateix acusat es disculpà via facebook i que la intervenció dels agents interventors es va focalitzar ràpidament en ell per la declaració de terceres persones.
RESULTANT TERCER.- La defensa de l'acusat, el lletrat Araujo, discrepa de la relació de fets i qualificació jurídica del Ministeri fiscal.
Nega que el seu representat hagi agredit ningú. Al·lega que ja al moment dels fets el mateix perjudicat no va poder identificar el seu agressor tot i que es coneixien, doncs havien també coincidit en un altre local i havien tingut una petita discussió a l'interior de la discoteca, petit malentès que fou pel que el seu representat es disculpà.
Destaca que el perjudicat no ha comparegut a la vista oral i no hi hagut contradicció, ni tampoc els testimonis a què es fan referència.
Demana la absolució per manca de prova i de manera subsidiària, pel cas de condemna, considera que concorre l'excloent de legitima defensa de l'article 27.1 del Codi Penal.
Fonaments de dret
CONSIDERANT PRIMER.- El principi de presumpció d'innocència garantit en la nostra Constitució, en el seu article 3.4, de conformitat amb els postulats de l'article 6.2 del Conveni europeu per la protecció dels Drets Humans i de les Llibertats Fonamentals, fet a Roma el 4 de novembre de 1950 i de vigent aplicació al Principat, suposa que tota persona acusada d'una infracció criminal es presumeix innocent, mentre la seva culpabilitat no sigui declarada legalment, i exigeix que tota declaració de culpabilitat estigui fonamentada en una activitat probatòria de càrrec, lícitament obtinguda i vàlidament practicada.
CONSIDERANT SEGON.- En el present cas, no és un fet discutit que Galván fou agredit vers les 5.00 hores del dia 26 de març de 2017 a l'exterior de la discoteca ORG_0 de La Massana i que com a conseqüència de dita agressió va patir unes lesions consistents, segons informe forense de data 4 de maig de 2018 que figura als folis 51-54, en ferida superficial parpella dreta i hematoma palpebrat associat. Lesions que requeriren d'una primera assistència mèdica, com resta acreditat per l'informe del Servei d'Urgències del mateix dia 26 que obra en autes als folis 7 i 15.
Els fets descrits són així legalment constitutius del delicte menor de lesions, tipificat a l'article 113.1 del Codi Penal.
CONSIDERANT TERCER.- Pel que fa a l'autoria de les lesions sofertes per Galván no ha quedat acreditat que fos l'acusat Ruiz. Val a dir que el processat sempre ha negat haver agredit amb un cop de puny Galván, encara que si reconeix haver-lo empentat, i així ho te declarat ja en seu policial (foli 17), com per davant del batlle instructor (foli 44), com també a l'acte de la vista oral.
Val a dir igualment que, malgrat el perjudicat identificà Ruiz com el seu agressor a la denuncia formulada el dia 3 d'abril de 2017 (foli 5), ratificada per davant el Batlle instructor el dia 5 d'octubre (foli 30), consta en autes - foli 19 - a l'informe d'intervenció de la patrulla número 113 de la nit dels fets que Galván, no va reconeix Ruiz com el seu agressor, fet també negat per aquest darrer.
Per diligencia estesa pel secretari judicial en data 7 de novembre de 2018 (foli 63) Galván fa saber que el testimoni que volia presentar no podia identificar l'agressor.
Galván, citat personalment, no ha comparegut a la vista oral del judici.
L'únic testimoni identificat però no convocat al judici, Manzano, amic del perjudicat, no va veure l'agressió i si únicament al seu amic ferit (folis 60-61).
Els agents interventors, amb carnet professional números 267 i 383, ratifiquen el seu informe a l'acte de la vista oral i confirmen que Galván no pogué identificar al seu agressor. Manifesten que en realitat s'havia produït una batussa entre molta gent, mes de cent persones i exposen que una de les primeres actuacions que efectuen és observar les mans del presumpte agressor i si a l'informe no consta res, és perquè no van constatar res.
Per tot l'exposat i hagut compte que no s'ha desvirtuat la presumpció d'innocència que empara l'acusat, principi cardinal en el procediment penal de qualsevol estat de dret i, del qual el principi "in dubio prop reo" és una expressió particular, procedeix decretar l'absolució d'Ruiz del delicte menor de lesions doloses del que venia acusat.
CONSIDERANT QUART.- De conformitat amb allò que disposen els articles 174 i 175.1 del Codi de Procediment Penal, s'escau declarar d'ofici les despeses processals causades.
VIST
les disposicions legals aplicables al present cas, el Tribunal de Corts, en nom del poble andorrà;
D E C I D E I X:
Absoldre Ruiz del delicte menor de lesions doloses que han requerit assistència mèdica per la seva curació del que venia acusat, declarant d'ofici les despeses processals causades.
Contra aquesta sentència es pot interposar recurs d'apel·lació davant d'aquest Tribunal, en un termini de quinze dies següents a la notificació.
Així per aquesta nostra sentència jutjant, ho manem i signem.