Résumé éditorial
# STCOR 23/2022 (ECLI:AD:TCORAD:2022:23)
> Décision commentée : STCOR 23/2022 (ECLI:AD:TCORAD:2022:23), Tribunal de Corts, Delictes Majors n° 6000039/2021, 27 avril 2022 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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> *Note : la référence canonique fournie en métadonnée (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral de la décision (ROJ et ECLI).*
## Faits et procédure
Le prévenu, Ricart, de nationalité portugaise, né en 1993, était poursuivi pour avoir adressé, le 20 avril 2014, deux messages à son ex-compagne par l'intermédiaire d'un réseau social. Ces messages faisaient suite à l'impossibilité, pour l'intéressé, de voir son fils, la mère s'y opposant. La décision retient le contenu textuel de ces messages, qui contiennent notamment les expressions « te voi a matar » (« je vais te tuer ») et « quiero ver a mi ijo » (« je veux voir mon fils »), ainsi qu'une menace visant également un tiers.
Le Ministère public a qualifié les faits de délit mineur de menaces non conditionnelles, prévu à l'article 143 du Code pénal, et a requis une peine de deux mois d'arrêt nocturne conditionnel, en retenant la circonstance atténuante tenant à la minorité de vingt et un ans à la date des faits (article 54 du Code pénal), ainsi qu'un sursis d'exécution de deux ans.
Le prévenu, cité mais non comparant, a été jugé en situation de rébellion procédurale. Son avocate a reconnu, lors de la déclaration recueillie par commission rogatoire internationale, avoir envoyé les messages, motivé par l'empêchement de voir son fils. Elle a acquiescé à la qualification juridique et a sollicité une peine maximale d'un mois d'arrêt nocturne conditionnel, en invoquant la jeunesse de l'accusé, sans demande de réparation civile.
## Question de droit
La juridiction devait répondre à deux questions :
1. Des messages écrits adressés à une personne déterminée, comportant l'annonce d'un mal à sa vie ou à son intégrité physique, constituent-ils le délit de menaces non conditionnelles au sens de l'article 143 du Code pénal ?
2. La circonstance tenant à la minorité de l'auteur, âgé de moins de vingt et un ans au moment des faits, doit-elle être retenue au titre de l