Résumé éditorial
# STCOR 31/2022 (Tribunal de Corts d'Andorre, 27 mai 2022)
> Décision commentée : Tribunal de Corts, Andorra la Vella, 27 mai 2022, STCOR 31/2022, ECLI:AD:TCORAD:2022:31 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Dans la nuit du 18 octobre 2015, vers 0 h 18, un motocycliste circulait sur une voie qualifiée de prioritaire lorsqu'il fut heurté, à un carrefour, par un véhicule venant d'une voie non prioritaire. Le conducteur de ce véhicule, Palau, de nationalité française, n'avait pas cédé le passage. La collision fit chuter le motocycliste, Esparza, qui subit une fracture de l'os scaphoïde droit, une lésion ligamentaire, une intervention chirurgicale et une cervicalgie post-traumatique. Il fut placé en arrêt de travail pendant 308 jours.
Les faits retenus comportent un élément propre à l'espèce : une camionnette, appartenant à M. Hoyos, était stationnée de manière irrégulière à l'angle du carrefour et réduisait la visibilité des conducteurs.
Le Ministère public qualifia les faits de délit mineur de lésions par imprudence grave, prévu à l'article 117.2 du Code pénal, et requit deux mois d'arrêts nocturnes conditionnels, six mois de retrait du permis de conduire et une indemnisation solidaire avec l'assureur, la société Marcos SA, et subsidiaire avec M. Moliner. La défense du prévenu, tout en reconnaissant en partie le récit des faits, soutint qu'il s'agissait d'une contravention de lésions par imprudence légère (article 477.2 et 3 du Code pénal), prescrite selon l'article 81 d) du même code, le délai de six mois ayant été dépassé entre l'accident et le dépôt de la plainte. L'avocate de l'assureur sollicita un partage de responsabilité à hauteur de 50 % avec le propriétaire de la camionnette. La partie civile, représentée par l'avocate Almansa, se rallia à la qualification du Ministère public.
Le prévenu fut jugé en situation de rebellion processuelle, faute d'avoir comparu à l'audience de jugement alors qu'il avait été régulièr