I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STCOR 19/2023 (ECLI:AD:TCORAD:2023:19), Tribunal de Corts, 23 février 2023
Décision commentée : STCOR 19/2023, ECLI:AD:TCORAD:2023:19 (Lire sur source officielle)
Référence complétée à partir des métadonnées du texte intégral (ROJ et ECLI), la référence fournie à l'origine étant incomplète.
Faits et procédure
Le 25 janvier 2022, vers 13 h 28, un homme né en 2002, de nationalité espagnole et sans antécédents pénaux computables, se trouvait dans une station-service Repsol d'Encamp. Il a secoué violemment un aspirateur de la station, ce qui a causé des dommages évalués à 305 euros. Des pièces de monnaie, au nombre de 17 euros selon les faits retenus, sont tombées de l'appareil pendant cette manœuvre et ont été emportées par le prévenu. Le mandataire de la société exploitante a réclamé le montant des dégâts au titre de la responsabilité civile.
Le Ministère fiscal a qualifié les faits de contravention pénale de dommages dolosifs, prévue et réprimée par l'article 484.1 du Code pénal. Il a retenu la circonstance atténuante de minorité, au sens de l'article 26 du même code, et a requis une peine d'amende de 300 euros, la condamnation au paiement de 305 euros au titre de la responsabilité civile, ainsi que les dépens.
La procédure s'est déroulée à l'audience orale et publique devant le Tribunal de Corts, siégeant à Andorre-la-Vieille sous la présidence de la magistrate Carolina Bailen Vila, dans le cadre du recours n° 6000112/2022. Le prévenu a comparu. Lors de l'audience, il a reconnu avoir secoué la machine, en expliquant que celle-ci ne fonctionnait pas correctement, et a admis qu'il avait pu excéder la force employée. Un témoin a déclaré avoir vu un jeune homme secouer l'appareil avec une grande force, puis avoir averti le gérant de la station, tandis que des pièces commençaient à tomber.
Question de droit
La décision soulève plusieurs questions successives :
- Les faits établis constituent-ils les éléments de la contravention de dommages dolosifs de l'article 484.1 du Code pénal ?
- Le prévenu doit-il être considéré comme auteur de l'infraction, au sens des articles 20 et 21 du Code pénal ?
- La circonstance atténuante de minorité (article 26 du Code pénal, en relation avec l'article 54.3) est-elle applicable, et quelle incidence a
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« VIST en judici oral i públic, la causa núm. 6000112/2022, seguida per una presumpta contravenció penal de danys dolosos. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 23 de febrer del 2023 - ROJ: STCOR 19/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« És acusat Azorin, nascut el 12 d'octubre del 2002 a Encamp, fill de Vilar i Peña, de nacionalitat espanyola, amb, sense antecedents penals computables, el qual ha comparegut degudament. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Acte seguit i mitjançant diligència de compareixença es notifica la precedent sentència al Ministeri Fiscal i a les demés parts compareixents. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 23 février 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrada Sra. Carolina Bailen Vila
Andorra la Vella, 23 de febrer del 2023.
VIST en judici oral i públic, la causa núm. 6000112/2022, seguida per una presumpta contravenció penal de danys dolosos.
És acusat Azorin, nascut el 12 d'octubre del 2002 a Encamp, fill de Vilar i Peña, de nacionalitat espanyola, amb, sense antecedents penals computables, el qual ha comparegut degudament.
És part acusadora el Ministeri Fiscal, representat per les Sres. Carnero i Giner.
És ponent la Magistrada Sra. Carolina Bailen Vila.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER.- Són fets provats i així es declara, que en data 25 de gener del 2022, vers les 13h28, l'encausat Azorin, nascut el 12 d'octubre del 2002, de nacionalitat espanyola i sense antecedents penals computables, es trobava a l'estació de servei Repsol radicada a la XXXX on sacsejà la referida màquina causant-li desperfectes per import de 305 EUR, emportant-se així mateix 17 EUR que agafà de dins de la referida màquina després que caiguessin al sacsejar-la, reclamant Salas, en nom i representació de ORG_1, SA (CADESA), l'import de 305 EUR pels desperfectes causats a la màquina.