STCOR ANDORRA, a 12 de juliol del 2023 - ROJ: STCOR 66/2023
Rejet du pourvoi
JuridictionTribunal de Corts
Niveauappel
Date du prononcé12 juillet 2023
Numéro6000127/2022
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STCOR 66/2023 (Tribunal de Corts, Penal, 12 juillet 2023)
> Décision commentée : STCOR 66/2023, Tribunal de Corts, Andorre la Vella, 12 juillet 2023, ECLI:AD:TCORAD:2023:66 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note préliminaire : la référence canonique fournie dans les métadonnées de la saisine (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte de la décision (ROJ et ECLI). Le numéro de la cause diffère selon les passages : « 6000127/2022 » dans les métadonnées, « 6000127/2018 » dans l'en-tête de la sentence. Ce point n'est pas explicité dans la décision.*
## Faits et procédure
Une relation professionnelle lie, depuis 2007, la prévenue, Caro, et M. (dénommé « Castilla » dans une partie des motifs), au sein de la société ORG_0, SA, locataire d'un entrepôt à Escaldes-Engordany. En 2009, M. y dépose, parmi d'autres biens, une remorque porte-motos, d'une valeur de 613 euros selon expertise. En juillet 2013, M. est licencié à la suite de divergences avec la prévenue concernant la propriété des actions de la société. Il récupère son véhicule, mais non la remorque.
La prévenue fait changer la serrure de l'entrepôt. M. ne retrouve la remorque que le 29 novembre 2019, en présence d'un huissier, qui dresse procès-verbal. La remorque lui est restituée sans sa plaque d'immatriculation, dont la prévenue nie avoir eu la maîtrise.
Le Ministère public retient la qualification de délit majeur d'appropriation indue (article 213 du Code pénal) et requiert une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis, assortie d'un délai de suspension de quatre ans, ainsi que la mise à charge des frais de procédure. M. s'étant constitué partie civile, le Ministère public demande, à titre subsidiaire, une indemnisation de 267,94 euros, correspondant à la valeur de la remorque déduction faite d'une dépréciation de 7 % par an, au coût d'un duplicata de plaque et aux honoraires d'avocat à liquider en exécution. La défense conclut à l'absence d'infraction et à l'absolution.
Le Tribunal de Corts statue en jugement oral et public. Les juges retiennent que les faits ne sont pas établis dans la mesure requise.
## Question de droit
La question centrale est de savoir si le dépôt d'une remorque, restituée six ans plus tard, caractérise le délit d'appropriation indue lorsque le détenteur ne l'a ni conservée ni disposée comme sienne, et que la preuve d'un refus de restitution n'est pas rapportée.
Le raisonnement suit trois étapes :
1. **La définition légale.** L'article 213 du Code pénal, tel que cité par le tribunal, réprime le fait, « avec l'intention de tirer profit et au préjudice d'autrui, de s'approprier ou de détourner de l'argent, des effets, des valeurs ou toute autre chose mobilière d'une valeur supérieure à 600 euros, qui ont été reçus en dépôt ou à un autre titre produisant l'obligation de les livrer ou de les restituer ». La valeur de la remorque (613 euros) franchit le seuil, ce qui n'est pas contesté.
2. **Les éléments constitutifs.** Le tribunal décrit l'élément matériel comme la conversion de la possession légitime en domaine illégitime : l'auteur dispose comme propriétaire de biens qui lui ont été confiés, soit en les conservant, soit en les détournant de la finalité de leur remise. L'élément subjectif est un dol spécifique, l'*animus lucrandi*, qui suppose la conscience et la volonté de disposer de la chose comme sienne ou de lui assigner une destination différente de celle convenue, dans l'intention d'obtenir un avantage,
Korpus — Jurisprudence
STCOR ANDORRA, a 12 de juliol del 2023 - ROJ: STCOR 66/2023
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STCOR 66/2023 (Tribunal de Corts, Penal, 12 juillet 2023)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STCOR 66/2023, Tribunal de Corts, Andorre la Vella, 12 juillet 2023, ECLI:AD:TCORAD:2023:66 (Lire sur source officielle)
Note préliminaire : la référence canonique fournie dans les métadonnées de la saisine (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte de la décision (ROJ et ECLI). Le numéro de la cause diffère selon les passages : « 6000127/2022 » dans les métadonnées, « 6000127/2018 » dans l'en-tête de la sentence. Ce point n'est pas explicité dans la décision.
Faits et procédure
Une relation professionnelle lie, depuis 2007, la prévenue, Caro, et M. (dénommé « Castilla » dans une partie des motifs), au sein de la société ORG_0, SA, locataire d'un entrepôt à Escaldes-Engordany. En 2009, M. y dépose, parmi d'autres biens, une remorque porte-motos, d'une valeur de 613 euros selon expertise. En juillet 2013, M. est licencié à la suite de divergences avec la prévenue concernant la propriété des actions de la société. Il récupère son véhicule, mais non la remorque.
La prévenue fait changer la serrure de l'entrepôt. M. ne retrouve la remorque que le 29 novembre 2019, en présence d'un huissier, qui dresse procès-verbal. La remorque lui est restituée sans sa plaque d'immatriculation, dont la prévenue nie avoir eu la maîtrise.
Le Ministère public retient la qualification de délit majeur d'appropriation indue (article 213 du Code pénal) et requiert une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis, assortie d'un délai de suspension de quatre ans, ainsi que la mise à charge des frais de procédure. M. s'étant constitué partie civile, le Ministère public demande, à titre subsidiaire, une indemnisation de 267,94 euros, correspondant à la valeur de la remorque déduction faite d'une dépréciation de 7 % par an, au coût d'un duplicata de plaque et aux honoraires d'avocat à liquider en exécution. La défense conclut à l'absence d'infraction et à l'absolution.
Le Tribunal de Corts statue en jugement oral et public. Les juges retiennent que les faits ne sont pas établis dans la mesure requise.
Question de droit
La question centrale est de savoir si le dépôt d'une remorque, restituée six ans plus tard, caractérise le délit d'appropriation indue lorsque le détenteur ne l'a ni conservée ni disposée comme sienne, et que la preuve d'un refus de restitution n'est pas rapportée.
Le raisonnement suit trois étapes :
La définition légale. L'article 213 du Code pénal, tel que cité par le tribunal, réprime le fait, « avec l'intention de tirer profit et au préjudice d'autrui, de s'approprier ou de détourner de l'argent, des effets, des valeurs ou toute autre chose mobilière d'une valeur supérieure à 600 euros, qui ont été reçus en dépôt ou à un autre titre produisant l'obligation de les livrer ou de les restituer ». La valeur de la remorque (613 euros) franchit le seuil, ce qui n'est pas contesté.
Les éléments constitutifs. Le tribunal décrit l'élément matériel comme la conversion de la possession légitime en domaine illégitime : l'auteur dispose comme propriétaire de biens qui lui ont été confiés, soit en les conservant, soit en les détournant de la finalité de leur remise. L'élément subjectif est un dol spécifique, l'animus lucrandi, qui suppose la conscience et la volonté de disposer de la chose comme sienne ou de lui assigner une destination différente de celle convenue, dans l'intention d'obtenir un avantage,
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la causa núm. 6000127/2018, seguida pel presumpte delicte major continuat d'apropiació indeguda per valor superior a 600 euros. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 12 de juliol del 2023 - ROJ: STCOR 66/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« És acusada Caro, nascuda el 29 de juny de 1964 a Sant Julià de Lòria, filla de M. i de C., de nacionalitat andorrana, amb passaport núm. XXX. La defensa el lletrat Sr. Mena. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« ACTE SEGUIT: Mitjançant diligència de compareixença, es notifica la present sentència al Ministeri Fiscal i a les demés parts compareixents. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 12 juillet 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
S E N T È N C I A
Magistrades Sres.
Anna Estragués Armengol (Ponent) Canòlic Mingorance Cairat
Carolina Bailen Vila
Andorra la Vella, 12 de juliol del 2023.
VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la causa núm. 6000127/2018, seguida pel presumpte delicte major continuat d'apropiació indeguda per valor superior a 600 euros.
És acusada Caro, nascuda el 29 de juny de 1964 a Sant Julià de Lòria, filla de M. i de C., de nacionalitat andorrana, amb passaport núm. XXX. La defensa el lletrat Sr. Mena.
És part acusadora el Ministeri Fiscal, representat per la Sra. Arnau.
És ponent la magistrada Sra. Anna Estragués Armengol.
Antecedents de fet
RESULTANT PRIMER : Són fets provats i així es declara, que
Caro i Castilla tenien una relació professional en el marc de la societat ORG_0, SA. d'ençà l'any 2007.
La societat tenia arrendat un magatzem radicat al C/ dels Escalls de la vila d'Escaldes-Engordany on, l'any 2009, Castilla va dipositar entre altres, un remolc porta motos, marca Ibèrica model Motos 1, matrícula XXXX, valorat en 613 euros.
Al juliol del 2013, Castilla fou acomiadat de ORG_0, arrel d'unes divergències amb la processada Caro sobre la propietat de les accions de la societat.
Caro feu canviar el pany de la porta de l'oficina i del magatzem, no recuperant Castilla el seu remolc fins el 29 de novembre de 2019, en presència de la Saig Sra. Sancho que aixecà la corresponent acta.
No ha quedat acreditat que del 2013 al 2019, la processada hagi fet seu, disposat com si fos propi o retingut, amb ànim de lucre, el remolc de Castilla.
RESULTANT SEGON: El Ministeri Fiscal en el seu escrit de qualificació provisional, considera els fets constitutius d'un delicte major d'apropiació indeguda, tipificat a l'article 213 del Codi Penal i essent-ne Caro responsable en concepte d'autora, no concorrent circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, demana que se li imposi una pena d'un any de presó condicional amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys, així com el pagament de les costes processals causades. En concepte de responsabilitat civil, havent-se constituït el perjudicat en actor civil, el Ministeri Fiscal ho deixa a criteri del Tribunal.
En l'acte de la vista oral, eleva a definitiva la seva qualificació provisional, salvat pel que fa a la responsabilitat civil, indicant que si el Tribunal considera que el Ministeri Fiscal pot reclamar en nom del Sr. M. (que ha demanat finalment que sigui el Ministeri Fiscal qui exerceixi l'acció civil en reclamació dels perjudicis per ell soferts), la processada Caro haurà de ser condemnada a indemnitzar-lo en l'import de 267,94 EUR (corresponent al valor del remolc, deducció feta d'una depreciació de 7% anual fins que fou recuperat), així com al cost del duplicat de la matrícula que mancava al remolc en ser-li retornat, i a l'import corresponent als honoraris d'advocat, a acreditar en període d'execució.
RESULTANT TERCER: El lletrat Sr. Mena, advocat defensor de la processada Caro, en el seu escrit de qualificació provisional, no es mostra d'acord ni amb l'exposició de fets, ni amb la qualificació jurídica, ni amb la petició de pena efectuada pel Ministeri Fiscal.
Explica que l'any 2007, s'establí una relació laboral entre la processada i el Sr. M.; que entre el 2007 i el 2013, el Sr. M. diposità al magatzem utilitzat per la societat, un vehicle i un remolc, entre altres coses. L'any 2013, van sorgir desavinences entre els Srs. M. i S., en relació a la propietat de les accions de la societat ORG_0, oposant-los també un litigi laboral. El Sr. M. va recuperar el seu vehicle, però no el remolc, pel que la Sra. S. va entendre que aquell no era de la seva propietat. Precisa que de fet, el Sr. M. el va reclamar una única vegada, al novembre del 2013, quan ell encara disposava de les claus del magatzem. Posteriorment, la societat canvià de magatzem i el remolc fou traslladat al nou local arrendat. No fou fins al 29 de novembre del 2019 que el Sr. M. reclamà novament el remolc; que, atenent la crispació entre les parts, li fou posteriorment retornat, en presència del saig.
Per raó de l'exposat, entén que els fets no són constitutius de delicte, pel que escau l'absolució de la seva defensada, no havent-hi lloc a exigir responsabilitat civil.
En l'acte de la vista oral, eleva a definitiva la seva qualificació provisional.
Fonaments de dret
CONSIDERANT PRIMER : Els fets declarats provats no són constitutius del delicte major d'apropiació indeguda, tipificat a l'article 213 del Codi Penal, que castiga "qui, amb ànim de lucre i en perjudici d'altri, s'apropiï o distregui diners, efectes, valors o qualsevol altra cosa moble de valor superior a 600 euros, que hagi rebut en dipòsit o per un altre títol que produeixi l'obligació de lliurar-los o retornar-los".
L'acció típica del delicte d'apropiació indeguda és la conversió de la possessió legítima en un domini antijurídic, al disposar l'autor com a propis, de béns que li han estat confiats a títol de dipòsit o qualsevol altre que obligui a la seva devolució o lliurament, ja sigui quedant-se aquests béns, ja sigui desviant-los de la finalitat per a la qual li va ser encomanada la seva gestió.
El delicte exigeix tanmateix, com a element subjectiu, un dol específic consistent en l'ànim de lucre, que es tradueix, a més de la concurrència de la consciència i voluntat de l'agent de disposar de la cosa com a pròpia o de donar-li un destí diferent del pactat, en la intenció d'obtenir qualsevol avantatge, utilitat o benefici, ja sigui propi o de tercers.
CONSIDERANT SEGON : En el present cas, ha quedat acreditat que Castilla - que així ho ha declarat - va dipositar, en una data no determinada entre l'any 2009 i 2013 , un vehicle marca Skoda i un remolc porta motos, marca Ibèrica model Motos 1, matrícula XXXX, d'un valor de 613 euros, segons pericial obrant en autes, al magatzem de la societat ORG_0 S.A. de la que indicà, era soci, tot i el litigi que l'oposava a la Sra. S., al respecte de la titularitat de les accions de la societat.
L'any 2013, el Sr. M. fou acomiadat de l'empresa per la Sra. S.. El Sr. M. retirà aleshores el vehicle Skoda del lloc on l'havia dipositat, deixant-hi però el remolc.
Malgrat el Sr. M. ha declarat que posteriorment, en haver la Sra. S., canviat el pany del magatzem referit, ell li demanà reiteradament, a través del seu advocat, el retorn del remolc (del 2013 al 2019), el que la Sra. S. refusà, pretextant no saber-ne res, val a dir que aquest extrem no ha quedat ni tant sols mínimament acreditat, doncs no només ha estat negat per la Sra. S., que ha afirmat en l'acte de la vista oral, que en M. li demanà en una única ocasió, l'any 2013, de poder recuperar el remolc (al que ella diu, no es negà, sinó que li demanà d'acreditar-ne prèviament la propietat, atès la desconfiança que tenia envers El Sr. M.) sinó que consta en autes una única petició tramesa en data 28 d'octubre del 2013 per via de correu electrònic pel lletrat del Sr. M., no a la Sra. S., sinó a la lletrada d'aquesta darrera (foli 79), on li indica que el seu client, Sr. M. "manifesta que té un remolc de la seva propietat al magatzem de pompes fúnebres i que l'interessaria recuperar-lo" proposant de fixar hora i lloc a tal efecte, al que la lletrada de la Sra. S. contestà "respecte al teu mail comentar-te que la meva clienta no m'ha informat mai de l'existència d'un remolc propietat del teu client i fins la setmana vinent no podré comentar amb la Sra. S.. Tan bon punt hagi aclarit la vostra petició amb la meva clienta, t'ho faig conèixer."
No consta que hi hagi cap altre requeriment o intercanvi de comunicacions al respecte del remolc, entre les parts, directament o a través dels seus respectius lletrats, fins que l'any 2019, en assabentar-se el Sr. M. que el magatzem on havia dipositat inicialment el seu remolc, es trobava buit i ja no era arrendat per la societat ORG_0, decidí interposar denúncia davant del Servei de Policia, concretament en data 5 de febrer del 2019.
De l'examen de les actuacions se'n desprèn que la Sra. S. no fou mai citada a declarar davant del Servei de Policia, que va trametre la denúncia a la Batllia en data 15 de febrer del 2019; que en data 31 d'octubre del 2019, comparegué davant del batlle instructor que l'informà de la denúncia contra ella interposada i li rebé declaració, manifestant aleshores la Sra. S., que el Sr. M. tenia el remolc a la seva disposició en el nou local arrendat per la societat on l'havia traslladat i seguit custodiant. Per escrit de data 4 de desembre del 2019 (folis 73 i ss.) el lletrat del Sr. M. informà la Batllia que en data 29 de novembre del 2019 (després de diversos correus intercanviats entre els lletrats d'ambdues parts per concertar dia i hora, còpia dels quals obra en autes) el seu representat va poder recuperar el seu remolc, tot i que li faltava la matrícula, la qual la Sra. S. ha negat tanmateix haver retirat, sense que s'hagi demostrat el contrari.
En aquestes circumstàncies, no hi ha prova suficient de que la processada hagi retingut el remolc del Sr. M. amb ànim de lucre, ni que n'hagi disposat com d'un bé propi, transformant la possessió legítima en il·legítima, pel que en mèrits del principi "in dubio pro reo", escau l'absolució de Caro del delicte major d'apropiació indeguda del que venia acusada, no havent-hi lloc a exigir responsabilitat civil.
CONSIDERANT TERCER: L'absolució de l'acusada comporta la declaració d'ofici de les despeses processals causades, de conformitat amb el què disposa l'article 175.3 segon paràgraf, del Codi de procediment penal.
Decisio
V I S T les disposicions legals aplicables al present cas, el Tribunal de Corts, en nom del poble andorrà;
D E C I D E I X : Absoldre Caro del delicte major d'apropiació indeguda del que venia acusada, declarant d'ofici les despeses processals causades.
Contra aquesta sentència les parts poden interposar recurs d'apel·lació en un termini de quinze dies següents a la notificació de conformitat amb el què disposa l'article 195, 199 i concordants del Codi de Procediment Penal.
Així per aquesta sentència, ho manem i signem.
ACTE SEGUIT: Mitjançant diligència de compareixença, es notifica la present sentència al Ministeri Fiscal i a les demés parts compareixents.