I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STCOR 74/2023 (Tribunal de Corts d'Andorre, 20 septembre 2023)
Décision commentée : STCOR 74/2023, ECLI:AD:TCORAD:2023:74 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral (ROJ STCOR 74/2023 ; ECLI:AD:TCORAD:2023:74 ; recours n° 6000175/2021) a été retenue. Le « Resum I.A. » figurant dans les métadonnées de la base n'étant pas une partie de la décision, il n'a pas été utilisé.
Faits et procédure
Les faits, tels que résumés dans l'acte de qualification provisoire du ministère public daté du 29 avril 2022, se situent le 2 octobre 2019. L'accusé, dont le véhicule suivait celui de son épouse, alors en instance de séparation, aurait accéléré jusqu'à son pare-chocs arrière, l'aurait dépassée dans une zone où le dépassement était interdit, puis aurait freiné brusquement au milieu de la chaussée. À la station-service d'Ordino, il aurait proféré des insultes et des cris à l'encontre de la victime, puis à l'égard du compagnon de celle-ci, lequel était intervenu.
Le ministère public a qualifié ces faits de délit mineur de coactions (article 139.1 du Code pénal), avec la circonstance aggravante tirée de la qualité de la victime au sens de l'article 114, en application de l'article 143 bis du même code. Il a requis une peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis, assortie d'un délai d'épreuve de deux ans et du paiement des frais de procédure, sans formuler de demande en réparation civile.
Au cours de l'audience de jugement, le ministère public a retiré l'accusation « à la vue des preuves produites, notamment des déclarations de la victime et du compagnon ». La défense, qui concluait initialement à la relaxe pure et simple, a déclaré y souscrire. Le tribunal a été saisi en formation collégiale de trois magistrats, dont la juge rapporteure, Mme Concepció Baron Mora. La décision ne mentionne aucune partie civile ni aucune accusation particulière distincte du ministère public, qualifié de « seule partie accusatrice personnée ».
Question de droit
La question posée était de savoir si la juridiction de jugement peut
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Delicte Menor 6000175/2021 ORÍGEN: 1000222/2020 - 0 NIG: 5300543220200000815 »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 20 de setembre del 2023 - ROJ: STCOR 74/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la Causa núm. 6000175/2021 seguida per un delicte menor de coaccions. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Acte seguit i mitjançant diligència de compareixença, es notifica la precedent sentència al Ministeri Fiscal i a les demés parts intervinents. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 20 septembre 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Tribunal de Corts
Delicte Menor 6000175/2021 ORÍGEN: 1000222/2020 - 0 NIG: 5300543220200000815
S E N T È N C I A
Magistrades Sres.
Concepció Baron Mora (Ponent) Canòlic Mingorance Cairat
Carolina Bailen Vila
Andorra la Vella, 20 de setembre de 2023
VIST en judici oral i públic pel Tribunal de Corts, la Causa núm. 6000175/2021 seguida per un delicte menor de coaccions.
Acusat:
Alcalá, nascut el 27 de juliol de 1972 a Andorra la Vella (Andorra), fill de Rupert i de Consol, de nacionalitat andorrana. Es defensat per la lletrada Sra. Quesada,
És part acusadora:
El Ministeri Fiscal representat per la Sra. Conde i pel Sr. Vilar
És ponent la magistrada Sra. Concepció Baron Mora.