STSJAD ANDORRA, a 16 de juliol del 1997 - ROJ: STSJAD 13/1997
Cassation partielle
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé16 juillet 1997
Numéro1/97
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 13/1997)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 13/1997, ECLI:AD:TSJADAD:1997:13) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La décision émane de la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, saisie le 16 juillet 1997 d'un recours de suplicació (appel) formé contre une sentence du Tribunal de Corts du 20 novembre 1996. L'en-tête de la décision porte le numéro « 14-97 », tandis que le titre de référence est « STSJAD 13/1997 » : la référence retenue ici est celle du recueil officiel. Le recours est enregistré sous le numéro 1/97. Le ponent est Josep Lluís Vazquez Sotelo.
Le prévenu, M. Durán, avait été condamné pour le délit majeur d'importation, de détention et de port illégaux d'armes à feu, sans circonstance modificative, à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis (*pres condicional*), aux frais de procédure, et à la confiscation (*comís*) des armes retenues. La sentence faisait application du bénéfice d'un indult accordé le 7 avril 1996 et dispensait le condamné de l'inscription de la condamnation au casier judiciaire une fois la décision devenue définitive.
Les faits provés, tels que reproduits dans la décision, sont les suivants. Le 1er juillet 1995, le prévenu a perdu, près du camping Xixerella, une arme de poing qu'il portait sur lui, chargée de huit cartouches. Un employé du camping l'a remise au propriétaire, qui l'a lui-même remise à la police. Le 6 juillet 1995, une perquisition au domicile du prévenu a permis de saisir, dans deux meubles armoires du salon, un ensemble d'armes à feu en état de fonctionnement pour la plupart, ainsi que 652 cartouches. Selon le Décret du 3 juillet 1989 sur les armes, ces armes se répartissent en huit armes de première catégorie, une de deuxième, deux de troisième, cinq de quatrième et deux de cinquième, soit dix-huit armes au total. Les faits établissent que le prévenu les avait importées d'Afrique du Sud lors de son installation en Andorre, avec les autorisations en vigueur dans ce pays, et qu'il ne disposait d'aucune autorisation d'importation, de détention ou de port en Andorre.
Dans son recours, la défense a invoqué formellement l'erreur dans l'appréciation des preuves
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 16 de juliol del 1997 - ROJ: STSJAD 13/1997
La décision émane de la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, saisie le 16 juillet 1997 d'un recours de suplicació (appel) formé contre une sentence du Tribunal de Corts du 20 novembre 1996. L'en-tête de la décision porte le numéro « 14-97 », tandis que le titre de référence est « STSJAD 13/1997 » : la référence retenue ici est celle du recueil officiel. Le recours est enregistré sous le numéro 1/97. Le ponent est Josep Lluís Vazquez Sotelo.
Le prévenu, M. Durán, avait été condamné pour le délit majeur d'importation, de détention et de port illégaux d'armes à feu, sans circonstance modificative, à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis (pres condicional), aux frais de procédure, et à la confiscation (comís) des armes retenues. La sentence faisait application du bénéfice d'un indult accordé le 7 avril 1996 et dispensait le condamné de l'inscription de la condamnation au casier judiciaire une fois la décision devenue définitive.
Les faits provés, tels que reproduits dans la décision, sont les suivants. Le 1er juillet 1995, le prévenu a perdu, près du camping Xixerella, une arme de poing qu'il portait sur lui, chargée de huit cartouches. Un employé du camping l'a remise au propriétaire, qui l'a lui-même remise à la police. Le 6 juillet 1995, une perquisition au domicile du prévenu a permis de saisir, dans deux meubles armoires du salon, un ensemble d'armes à feu en état de fonctionnement pour la plupart, ainsi que 652 cartouches. Selon le Décret du 3 juillet 1989 sur les armes, ces armes se répartissent en huit armes de première catégorie, une de deuxième, deux de troisième, cinq de quatrième et deux de cinquième, soit dix-huit armes au total. Les faits établissent que le prévenu les avait importées d'Afrique du Sud lors de son installation en Andorre, avec les autorisations en vigueur dans ce pays, et qu'il ne disposait d'aucune autorisation d'importation, de détention ou de port en Andorre.
Dans son recours, la défense a invoqué formellement l'erreur dans l'appréciation des preuves
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« RESULTANT: Que en la Causa de referència el M. Iltre. Tribunal de Corts dictà Sentència en data 20 de novembre de 1.996, amb la següent part dispositiva: "FALLEM: que hem de condemnar i condemnem Durán, com autor responsable del delicte major d'importació, tinença i port il·legals d'armes de foc, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena d'un mes de presó condicional i pagament de les despeses processals causades. A l'ensems es decideix el comís de les armes reting… »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 16 de juliol del 1997 - ROJ: STSJAD 13/1997 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« RESULTANT: Que la Sentència dictada es fonamenta en el següent fet provat, tal com apareix recollit en el primer Resultant de la mateixa: "són fets provats i així es declara que, el dia 1 de juliol de 1.995, el processat Durán va perdre prop del càmping Xixerella d'aquesta població una arma curta de foc, que portava al damunt amb vuit cartutxos al carregador, tipus pistola marca MAUSER- WERKE model HSC i calibre 7,65mm. Aquesta arma fou trobada per un empleat de l'esmentat càmping qui la va remetre al propietari d'aquest el quin la lliurà tot seguit al servei de Policia. Ha… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 16 juillet 1997 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA 14-97 DE 16 DE JULIOL DE 1997
ANTECEDENTS DE FET
RESULTANT: Que en la Causa de referència el M. Iltre. Tribunal de Corts dictà Sentència en data 20 de novembre de 1.996, amb la següent part dispositiva: "FALLEM: que hem de condemnar i condemnem Durán, com autor responsable del delicte major d'importació, tinença i port il·legals d'armes de foc, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena d'un mes de presó condicional i pagament de les despeses processals causades. A l'ensems es decideix el comís de les armes retingudes a Durán. A la fermesa de la Sentència seran d'aplicació els beneficis de l'indult decretat per SS. EE. els Srs. Coprínceps el dia 7 d'abril de 1.996. Es dispensa Durán d'inscripció de la condemna al registre d'antecedents penals quan la sentència sigui ferma".
RESULTANT: Que la Sentència dictada es fonamenta en el següent fet provat, tal com apareix recollit en el primer Resultant de la mateixa: "són fets provats i així es declara que, el dia 1 de juliol de 1.995, el processat Durán va perdre prop del càmping Xixerella d'aquesta població una arma curta de foc, que portava al damunt amb vuit cartutxos al carregador, tipus pistola marca MAUSER- WERKE model HSC i calibre 7,65mm. Aquesta arma fou trobada per un empleat de l'esmentat càmping qui la va remetre al propietari d'aquest el quin la lliurà tot seguit al servei de Policia. Havent identificat el propietari de l'arma, Agents de Policia van realitzar el dia 6 de juliol de 1.995 un registre al XXXX propietat del processat trobant, a l'interior de dos mobles armers de fusta del menjador, les següents armes de foc, en bon estat de funcionament salvat de les tres que s'indiquen:
Pistola marca ORG_2, model ARTILLERY, núm. 202567, calibre 7,63mm.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 1/97 — Décision commentée
Pistola marca ORG_0, núm. WR. 90894, calibre 10,4mm.
Pistola marca ORG_13, model 11425, núm. WR 90895, calibre 9mm.
Pistola marca ORG_5, model 65, núm. WR, 90892, calibre 9mm.
Pistola marca ORG_2, model HSC, núm. 901972, calibre 7,65mm.
Revòlver marca ORG_6, model BLACKHAWK, núm. 29429, calibre 357 MG.
Revòlver marca ORG_3, núm. 1492, calibre 45, que té el mecanisme molt deteriorat i no funciona correctament.
Revòlver marca ORG_7, núm. 2234, calibre 32.
Revòlver marca ORG_12, model MARK IV, núm. A 95506, calibre 22 long rifle.
Rifle marca ORG_1, model LEE SPEED D. 259, núm.
WR. 90893, calibre 303.
Escopeta marca ORG_14, model 62, núm. 9628, calibre 22 long rifle, amb un silenciador marca ORG_10.
Escopeta marca ORG_4, núm. 108900, calibre 12.
Escopeta marca ORG_14, model 42, núm. 9323, calibre 410 (10mm.)
Escopeta marca ORG_8, núm. 4252 calibre 16.
Escopeta marca ORG_0, núm. 1485, calibre 20 BR.
Escopeta d'aire comprimit, marca ORG_11, núm. T.274739, calibre 22, que està molt deteriorada i amb la quina no es pot disparar.
Escopeta marca ALEX ORG_4, núm. 71704, calibre 28
BR.
Pistola marca ORG_11, model 132, núm.
B.193524, calibre 22, arma molt deteriorada i amb la quina no es pot disparar.
Els Agents de Policia van trobar a més 652 cartutxos de diferents calibres.
Segons el Decret de 3 de juliol de 1.989 sobre armes, les quines foren trobades en possessió de Durán corresponen a vuit armes de la primera categoria, una de la segona categoria, dos de la tercera, cinc de la quarta i dues de la cinquena.
Les esmentades armes foren portades pel processat a Andorra procedent de Sud-Africa quan vingué a residir a les Valls tenint-les en aquell país amb les degudes autoritzacions. A més, en alguna ocasió quan anava a passejar a la muntanya portava una de les armes curtes com ho feu el dia 1 de juliol de 1.995.
El processat no té ni ha tingut mai cap autorització per importar al país ni posseir ni portar les referides armes".
RESULTANT: Que contra la referida Sentència s'interposà recurs de Suplicació per la representació del processat Durán, el qual fou admès a tràmit, havent comparegut el recurrent davant aquest Tribunal Superior, assenyalant-se dia per a la celebració de la Vista, en la que la defensa insistí en els motius del seu recurs, oposant-s'hi el MINISTERI FISCAL per entendre que la Sentència s'ajustava als fets provats en la causa, quedant el recurs vist per Sentència.
FONAMENTS DE DRET
CONSIDERANT: Que el processat ha reconegut els fets i ha posat de relleu les especials circumstàncies per les quals conserva les armes incautades, com a col·lecció, sense cap ànim d'utilitzar-les il·lícitament, procedint-ne vàries de herència. La Sentència ja tingué en compte aquelles circumstàncies que el portaren a imposar la pena mínima, quasi simbòlica, d'un mes de presó condicional.
CONSIDERANT: Que ateses les circumstàncies indicades en el Considerant anterior, el recurs de Suplicació, encara que formalitzat al·legant com a motiu l'error provatori i la infracció a la presumpció d'innocència, en realitat el que pretén és que s'atenuï la pena de comís de les armes imposada per la Sentència per a que no s'estengui necessàriament a totes les armes intervingudes sinó solament a aquelles que el processat no pugui legalitzar davant les autoritats andorranes. Aquesta és la petició en la que es concreta el recurs, en el que s'invoca que el processat importà les armes per error i les mantingué també en el seu poder per error, creient que les podia tenir, sempre amb la millor bona fe, sense haver fet ni pretès fer us il·lícit d'aquelles armes, al·legant també que es tracta d'una persona gran, sense família, que tenia la col·lecció d'armes i el seu gos de companyia com a únics tresors de la seva vida.
CONSIDERANT: Que les raons al·legades i les circumstàncies que la pròpia Sentència reconeix en relació amb el processat i la seva tinença de les armes de foc, (sic. "la poca gravetat i el baix grau de perill social dels fets, les circumstàncies que hi concorren, la personalitat de Durán, que no té antecedents penals i està ben considerat al país, residint a les Valls des de fa divuit anys") porten a revocar la sentència únicament pel que afecta la pena accessòria de comís de les armes, aplicant-se només a aquelles que no puguin ser legalitzades per Durán. I pel que respecta a les armes que no es puguin legalitzar, de les que es sol·licita que en lloc de ser destruïdes siguin donades a un museu d'Andorra, és una petició que on ha de ser atesa és en el tràmit d'execució de Sentència, al qual procedeix remetre's.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, així com els Usos i Costums i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
La Sala Penal del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDIM
1.- Estimar parcialment el recurs de Suplicació interposat per Durán, revocant la Sentència dictada pel M. Iltre. Tribunal de Corts en data 20 de novembre de 1.996 en la causa de referència, únicament pel que fa a la pena accessòria de comís de les armes retingudes, acordant-se que dita pena s'executi solament en quant a les armes que el processat Durán no pugui legalitzar al seu favor dins del termini raonable que se li concedirà, i sense perjudici que les armes, la legalització de les quals no sigui possible, no es destrueixin sinó que puguin ser destinades a un museu andorrà.
2.- Declarar d'ofici les costes processals devengades pel recurs, compte tingut del contingut del mateix.
3.- Retornar la Causa al M. Iltre. Tribunal de Corts, amb certificació de la present Sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.