STSJAD 14/1997 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 16 juillet 1997)
Décision commentée : STSJAD 14/1997 (ECLI:AD:TSJADAD:1997:14) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une sentence du 26 février 1997 (la date du dispositif mentionne 1996, ce qui constitue une incohérence matérielle du texte), le Tribunal de Corts a déclaré Morillo coupable, en qualité d'autrice, d'un délit majeur continué d'émission de chèque sans provision. Elle a été condamnée à trois mois de prison avec sursis (« pres condicional »), au paiement des frais de procédure, et, en qualité de responsable civile, à verser à M. Tamarit la somme de 300 000 pesetas. La sentence précisait que les bénéfices de l'indulto accordé le 7 avril 1996 par les Coprínceps seraient appliqués une fois la décision devenue définitive.
La prévenue a formé un recours de suplicació (appel). Elle soutenait, d'une part, que la Ley Uniforme de Ginebra sur la lettre de change, applicable aux chèques, n'était pas incorporée à l'ordre juridique andorran faute de ratification en tant que convention internationale. D'autre part, elle faisait valoir que le dénonciateur, partie accusatrice, n'avait pas qualité pour agir, ayant excédé son mandat.
Le Ministère public et la partie civile ont contesté ces moyens. Le Ministère public a fait valoir que la législation européenne en matière commerciale était alignée sur la Loi uniforme et que la prévenue avait reconnu les faits. La partie civile a soutenu que le montant du chèque impayé atteignait le seuil légal d'incrimination et que l'endossement permettait de substituer le créancier sans l'accord du débiteur.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia a examiné l'affaire après audience, qui a permis aux parties de s'exprimer.
Question de droit
La décision soulève, en substance, deux questions. La première est de savoir si le juge pénal peut, dans le même jugement, prononcer une condamnation civile au paiement du montant du chèque en cause, lorsque la prévenue conteste la dette. La seconde porte sur l'application en Andorre de la Loi uniforme de Genève sur le chèque, invoquée par les parties.
Sur la première question, il s'agit de déterminer les conditions dans lesquelles l'action civile née de l'émission d'un chèque sans provision peut être tranchée par la juridiction répressive plutôt que renvoyée devant le juge civil.
Solution et dispositif
Le Tribunal a estimé que le fait pénal n'était pas réellement contesté : l'émission des trois chèques, le défaut de paiement de leur montant total et la reconnaissance des faits par la prévenue étaient établis. Le recours portait donc uniquement sur la responsabilité civile.
Sur ce point, la Cour rappelle que la jurisprudence andorrane protège, par le délit de chèque sans provision, la sécurité et la confiance dans le trafic juridique commercial. Elle admet que la responsabilité civile liée au chèque puisse être renvoyée au juge civil, où les parties pourront discuter de leurs
Sentència
SENTÈNCIA 15-97 DE 16 DE JULIOL DE 1997
ANTECEDENTS DE FET
RESULTANT: Que el M. Iltre. Tribunal de Corts dictà Sentència en data 26 de febrer de 1.997 en la Causa de referència amb la següent part dispositiva: "FALLEM: Que hem de condemnar i condemnem a l'acusada Morillo com a responsable penalment en el concepte d'autora d'un delicte major continuat d'emissió de xec sense provisió de fons, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena de TRES MESOS DE PRESÓ CONDICIONAL i al pagament de les despeses processals causades. I com a responsable civil la condemnem a abonar al Sr. Tamarit la quantitat de 300.000.- pessetes. Atesa la data del delicte objecte d'aquest sumari, un cop ferma la Sentència s'aplicaran els beneficis de l'indult atorgat en data 7 d'abril de 1.996 per SS.EE. els Coprínceps d'Andorra".
RESULTANT: Que contra dita Sentència ha interposat recurs de Suplicació la representació lletrada de Morillo, per estimar que la Sentència ha infringit les normes relatives a la responsabilitat civil al no haver acceptat les al·legacions que la recurrent havia efectuat oportunament en la tramitació de la causa, en síntesi, consistent en que el denunciant i part acusadora no tenia legitimació activa en la causa per haver-se excedit del mandat, sostenint també que no podia acceptar-se l'afirmació de la Fiscalia i de la acusació particular sobre la vigència de la Llei Uniforme de Ginebra sobre lletra de canvi relativa als xecs.
RESULTANT: Que el recurs fou admès a tràmit, compareixent davant aquest Tribunal el recurrent, formulant les seves al·legacions d'impugnació del recurs tant el Ministeri Fiscal com la contrapart, assenyalant-se dia i hora per a la celebració de la Vista, que tingué lloc informant les parts i quedant els autes del recurs Vist per Sentència.