STSJAD ANDORRA, a 28 d'abril del 1999 - ROJ: STSJAD 10/1999
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé28 avril 1999
Numéro28/98
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD, Penal, 28 d'abril de 1999 (ROJ : STSJAD 10/1999)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Sentència n° 10-99, 28 avril 1999 (ROJ : STSJAD 10/1999 ; ECLI:AD:TSJADAD:1999:10) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le 2 janvier 1997, vers midi, M. Vilar circulait à Andorre-la-Vieille au volant d'un véhicule BMW assuré auprès de la compagnie Àguila. À un carrefour signalé par un panneau « stop », il s'arrêta, puis, ayant constaté une collision antérieure entre deux autres véhicules, reprit lentement sa marche pour se rapprocher des lieux. Le véhicule heurta alors, par l'avant, un agent de circulation, Mme Escudero, qui régulait le trafic en uniforme et se trouvait de dos. Le tribunal de première instance (Tribunal de Corts) retint que l'agent avait été blessé et que la durée des soins avait été de cent deux jours.
Par jugement du 6 octobre 1998 (causa n° 130-3/97), le Tribunal de Corts condamna M. Vilar, pour le délit majeur d'imprudence ayant entraîné des lésions, à une amende de 75 000 pesetas, à la privation de son permis de conduire pendant un mois et aux dépens. Au titre de la responsabilité civile, il fut condamné in solidum avec la compagnie Àguila au paiement de 761 472 pesetas à la victime.
Les condamnés interjetèrent appel (alors qualifié de *suplicació*). Ils invoquaient une erreur dans l'appréciation des preuves et la violation de la présomption d'innocence. Ils contestaient la matérialité du contact entre le véhicule et l'agent, l'existence de lésions cervicales imputables à l'accident et l'indemnisation de 300 000 pesetas accordée « en concepte de seqüeles ». Le ministère public et l'avocat de la victime concluaient à la confirmation.
## Question de droit
Le litige posait trois questions :
1. **Imputabilité et causalité** : le juge d'appel pouvait-il retenir que le conducteur avait commis une faute génératrice de l'accident, malgré les versions contradictoires des parties et des témoins ?
2. **Lien de causalité des lésions** : les lésions constatées, notamment cervicales, étaient-elles directement imputables à l'accident, alors que les appelants soutenaient l'existence d'un état antérieur ?
3. **Proportionnalité des sanctions et de l'indemnisation** : l'amende, la suspension du permis et la somme allouée au titre des séquelles étaient-elles justifiées ?
La décision ne cite aucune disposition précise du Code pénal, du Code de procédure pénale ni du droit de la responsabilité civile. Les textes visés sont mentionnés de façon générique (« Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal… »), et les articles applicables ne sont pas précisés dans la décision.
## Solution et dispositif
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia rejette l'appel sur l'ensemble des points. Elle retient que le conducteur, qui avait observé la collision et n'avait pas respecté le signal d'arrêt ni la signalisation de l'agent, avait avancé son véhicule sans précaution. La collision était imputable à cette faute, qu'elle résulte de l'avancée du véhicule ou d'un recul de l'agent. Sur les lésions, le tribunal s'appuie sur les déclarations du témoin Raya et sur le rapport final du médecin désigné par le juge d'instruction, le Dr Cañellas. Il écarte les affirmations du prévenu relatives à la légèreté du choc, qui ne sauraient remettre en cause les conclusions du médecin légiste. Enfin, il juge que l'amende et la suspension du permis ne constituent pas une sanction excessive au regard de la gravité de la faute et de ses conséquences. S'agissant de la somme de 300 000 pesetas, il relève que le médecin n'a pas retenu d'incapacité permanente partielle, les douleurs cervico-scapulaires devant disparaître progressivement, et que cette somme peut être rattachée à l'incapacité temporaire de travail (ITT).
Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
> « Rejeter le recours d'appel interjeté par le mandataire de M. Vilar et de la compagnie d'assurances Àguila.
>
> Confirmer intégralement le jugement rendu par le Tribunal de Corts en date du 6 octobre 1998 dans la cause n° 130-3/97.
>
> Condamner les appelants au paiement des dépens exposés pour le recours.
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 28 d'abril del 1999 - ROJ: STSJAD 10/1999
STSJAD, Penal, 28 d'abril de 1999 (ROJ : STSJAD 10/1999)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Sentència n° 10-99, 28 avril 1999 (ROJ : STSJAD 10/1999 ; ECLI:AD:TSJADAD:1999:10) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 2 janvier 1997, vers midi, M. Vilar circulait à Andorre-la-Vieille au volant d'un véhicule BMW assuré auprès de la compagnie Àguila. À un carrefour signalé par un panneau « stop », il s'arrêta, puis, ayant constaté une collision antérieure entre deux autres véhicules, reprit lentement sa marche pour se rapprocher des lieux. Le véhicule heurta alors, par l'avant, un agent de circulation, Mme Escudero, qui régulait le trafic en uniforme et se trouvait de dos. Le tribunal de première instance (Tribunal de Corts) retint que l'agent avait été blessé et que la durée des soins avait été de cent deux jours.
Par jugement du 6 octobre 1998 (causa n° 130-3/97), le Tribunal de Corts condamna M. Vilar, pour le délit majeur d'imprudence ayant entraîné des lésions, à une amende de 75 000 pesetas, à la privation de son permis de conduire pendant un mois et aux dépens. Au titre de la responsabilité civile, il fut condamné in solidum avec la compagnie Àguila au paiement de 761 472 pesetas à la victime.
Les condamnés interjetèrent appel (alors qualifié de suplicació). Ils invoquaient une erreur dans l'appréciation des preuves et la violation de la présomption d'innocence. Ils contestaient la matérialité du contact entre le véhicule et l'agent, l'existence de lésions cervicales imputables à l'accident et l'indemnisation de 300 000 pesetas accordée « en concepte de seqüeles ». Le ministère public et l'avocat de la victime concluaient à la confirmation.
Question de droit
Le litige posait trois questions :
Imputabilité et causalité : le juge d'appel pouvait-il retenir que le conducteur avait commis une faute génératrice de l'accident, malgré les versions contradictoires des parties et des témoins ?
Lien de causalité des lésions : les lésions constatées, notamment cervicales, étaient-elles directement imputables à l'accident, alors que les appelants soutenaient l'existence d'un état antérieur ?
Proportionnalité des sanctions et de l'indemnisation : l'amende, la suspension du permis et la somme allouée au titre des séquelles étaient-elles justifiées ?
La décision ne cite aucune disposition précise du Code pénal, du Code de procédure pénale ni du droit de la responsabilité civile. Les textes visés sont mentionnés de façon générique (« Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal… »), et les articles applicables ne sont pas précisés dans la décision.
Solution et dispositif
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia rejette l'appel sur l'ensemble des points. Elle retient que le conducteur, qui avait observé la collision et n'avait pas respecté le signal d'arrêt ni la signalisation de l'agent, avait avancé son véhicule sans précaution. La collision était imputable à cette faute, qu'elle résulte de l'avancée du véhicule ou d'un recul de l'agent. Sur les lésions, le tribunal s'appuie sur les déclarations du témoin Raya et sur le rapport final du médecin désigné par le juge d'instruction, le Dr Cañellas. Il écarte les affirmations du prévenu relatives à la légèreté du choc, qui ne sauraient remettre en cause les conclusions du médecin légiste. Enfin, il juge que l'amende et la suspension du permis ne constituent pas une sanction excessive au regard de la gravité de la faute et de ses conséquences. S'agissant de la somme de 300 000 pesetas, il relève que le médecin n'a pas retenu d'incapacité permanente partielle, les douleurs cervico-scapulaires devant disparaître progressivement, et que cette somme peut être rattachée à l'incapacité temporaire de travail (ITT).
Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
Reproduction verbatim
« Rejeter le recours d'appel interjeté par le mandataire de M. Vilar et de la compagnie d'assurances Àguila.
Confirmer intégralement le jugement rendu par le Tribunal de Corts en date du 6 octobre 1998 dans la cause n° 130-3/97.
Condamner les appelants au paiement des dépens exposés pour le recours.
Sentència
Sentència 10-99 DE 28 D'ABRIL DE 1999
Ponent M.I. Sra. Marie Conte
ANTECEDENTS DE FET
RESULTANT: que el Tribunal de Corts en data 6 d'octubre de 1998 va dictar sentència en la causa núm. 130- 3/97, contenint els següents fets provats: "entre tres quarts i les dotze del migdia del 2 de gener de 1997, amb bona visibilitat, el processat Vilar conduint l'automòbil de la seva propietat marca BMW, matrícula AND- 34944, degudament assegurat per danys a tercers a la companyia d'assegurances Águila, circulava pel carrer La Sardana de la vila d'Andorra la Vella. A l'arribar a l'encreuament amb el carrer Bonaventura Riberaygua el processat aturà el vehicle a l'haver-hi un senyal de "stop" i, al veure que s'havia produït un accident de circulació entre altres dos vehicles a la mateixa cruïlla, encuriosit, decidí atansar-se més al lloc de l'accident reprenent lentament la marxa i colpint, amb la part del davant del cotxe, l'esquena de l'agent de circulació de l'Hble. Comú d'Andorra la Vella Escudero que, portant l'uniforme reglamentari, estava regulant la circulació a l'encreuament, causant-li lesions de les quals tardà en curar cent dos dies".
Que el Tribunal de Corts va condemnar Vilar, com autor responsable del delicte major d'imprudència amb resultat de lesions sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal a la pena de multa de 75.000.- pts, privació del permís de conduir durant un mes i pagament de les despeses processals causades. En concepte de responsabilitat civil se'l condemna solidàriament amb la Cia. d'assegurances Águila al pagament a la perjudicada de la quantitat de 761.472.- pts en concepte de danys i perjudicis soferts.
RESULTANT: que contra l'esmentada sentència s'interposà recurs de Suplicació (avui apel·lació) pel Lletrat Alcalá, en interès de Vilar i de la Cia. d'assegurances Águila, el qual al·lega com a motius del recurs l'error en l'apreciació de la prova o la violació del dret a la presumpció d'innocència.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 28/98 — Décision commentée
Sosté que no ha quedat provat que el vehicle del processat hagués colpit a l'agent de circulació i li hagués causat les lesions que ella pretén, posant de relleu que les declaracions de les parts són contradictòries.
Estima que la col·lisió entre el vehicle i la Sra. Escudero, si va tenir lloc, fou tan lleugera que ni el conductor ni el passatger ho van advertir. Considera com a més probable la hipòtesi segons la qual Escudero, mentre reculava hagués colpit contra el vehicle del processat que estava parat.
Pel que fa al perjudici corporal, no ha estat establert que les lesions al nivell de la zona cervical tinguin un lligam amb l'accident. Les declaracions a la vista oral del testimoni Raya permeten suposar un estat preexistent.
Sol·licita com a principal l'absolució del recurrent i subsidiàriament la reducció de la pena de multa imposada, la supressió de la mesura de suspensió del carnet de conduir, i pel que fa la indemnització, la supressió de les 300.000.- pts atorgades al títol de seqüeles que no han estat provades.
RESULTANT: que el Ministeri Fiscal demana la confirmació en tots els seus extrems de la sentència recorreguda. Posa de relleu que en les seves declaracions el condemnat, en el curs de la vista oral, va admetre la existència d'un contacte entre el seu vehicle i la Sra. Escudero, i el no respecte de l'stop que li imposava a la vegada la presència d'un pannell de senyalització i la situació de l'agent de circulació.
Pel que respecta a la responsabilitat civil, precisa que els peritatges efectuats pel Servei de Medecina Forense tenen en compte els antecedents presentats per la víctima abans de l'accident.
RESULTANT: que també s'oposa al recurs la Lletrat Barba, advocat de Escudero.
Exposa que les declaracions, a l'acte de la vista oral, del processat i del seu testimoni Almansa foren contradictòries, aquest darrer havent tingut paraules incoherents, mentre que les declaracions de la perjudicada foren confirmades per la seva companya de treball Raya.
Objecta que les lesions causades per l'accident van quedar evidenciades per varis experts i concretament pel Dr. Cañellas que posa de relleu en el seu informe final un "esquinç cervical"
FONAMENTS DE DRET
CONSIDERANT: sobre les circumstàncies de l'accident: que en ressurt dels elements recollits pel Batlle instructor i de les declaracions de les parts i dels testimonis fetes en el curs de la vista oral i concretament de les pròpies declaracions del processat, que aquest darrer, curiós d'observar la col·lisió que s'acabava de produir, va avançar el seu vehicle sense respectar la senyal de stop i el senyal de l'agent de circulació que es trobava d'esquena, i va xocar-la. Que el Tribunal de Corts va rellevar justament que la col·lisió, sigui deguda a l'avançament del vehicle o a que l'agent Escudero hagués reculat, és imputable a Vilar, el qual al no respectar l'obligació de parar el seu vehicle al límit de la calçada, va cometre una falta generadora de l'accident, del qual ha de ser declarat responsable penalment.
CONSIDERANT: sobre les conseqüències de l'accident: que en ressurt de les declaracions fetes tant davant el Batlle instructor com al curs de la vista oral, per Raya, que la seva companya de treball Escudero li va dir sobre el lloc mateix de la col·lisió que havia estat colpida i que tenia mal proposant-se consultar un metge. Que el Dr. Cañellas, designat pel Batlle, va posar de relleu en el seu informe final: contusió del colze dret, contusió i hematoma en zona sacro- coccigea, esquinç cervical. La víctima va sortir de l'hospital amb un collaret cervical que va haver de portar durant 2 mesos.
Que les soles afirmacions del processat relatives a la lleugeresa de la col·lisió no poden tenir l'efecte de posar en dubte les conclusions del metge forense.
Que així les lesions aquí descrites s'han de considerar directament causades per l'accident imputable al recurrent.
CONSIDERANT: que la pena de multa i la mesura de suspensió del permís de conducció pronunciades pel Tribunal de Corts no constitueixen una sanció excessiva, tenint en compte la gravetat de la falta de conducció comesa per Vilar i de les seves conseqüències.
Que la suma de 300.000.- pts atorgada "en concepte de seqüeles" pot ser presa en compte al títol de la ITT. El Dr. Cañellas va precisar en la seva conclusió, que els dolors a nivell cervico-escapular anirien desapareixent progressivament, i doncs que no subsistiria una incapacitat permanent parcial.
CONSIDERANT: que en aquestes condicions hi ha lloc de confirmar íntegrament la sentència recorreguda.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
La Sala Penal del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
D E C I D I M
Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació de Vilar i de la Cia. d'assegurances Águila.
Confirmar íntegrament la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 6 d'octubre de 1998 en la causa núm. 130-3/97.
Condemnar els recurrents al pagament de les despeses processals causades pel recurs.
Retornar la Causa al M. Iltre. Tribunal de Corts, amb certificació de la present Sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.