Juridiction andorrane, — (STSJAD 29/1999)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 29/1999, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 24 novembre 1999) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par jugement du 4 juin 1999, le Tribunal de Corts a déclaré M. Hoyos coupable d'un délit majeur de conduite d'un véhicule de transport privé de marchandises sous l'influence de boissons alcooliques, sans circonstance modificative de la responsabilité pénale. Il l'a condamné à une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis, à une amende de quarante mille pesetas, à une suspension de six mois du permis de conduire et aux dépens. La décision de première instance est citée littéralement dans les antécédents de fait (causa n° 230-1/98).
Le taux d'alcoolémie retenu est de 0,96 g/l. Le tribunal de première instance avait souligné la dangerosité du comportement pour les autres usagers de la route, s'agissant d'un camion de marchandises.
L'avocat de l'intéressé, M. Benítez, a interjeté appel (recurs n° 21/99). Il soutenait que la peine était « manifestement disproportionnée » en ce qu'elle produisait un préjudice excédant la condamnation pénale, notamment sur la vie professionnelle. Il demandait à titre principal la substitution de l'amende à la peine d'emprisonnement et la limitation de la suspension du permis à deux mois, durée déjà accomplie à titre préventif. À titre subsidiaire, il sollicitait une autorisation de conduite pendant les horaires de travail. Le ministère public a conclu à la confirmation du jugement.
La date de la décision est indiquée au 24 novembre 1999. La composition détaillée de la formation de jugement n'est pas précisée dans le texte, qui mentionne seulement le ponent, M. Yves Picod.
Question de droit
La cour devait trancher deux questions connexes :
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La sanction prononcée est-elle proportionnée à l'infraction ? Il s'agissait de savoir si la combinaison de l'emprisonnement avec sursis, de l'amende et de la suspension du permis, appliquée à la conduite sous l'empire d'un état alcoolique, excédait ce que commandait la gravité des faits, compte tenu de leurs répercussions professionnelles.
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La durée de la suspension du permis peut-elle être réduite, et sur quel fondement ? La question portait sur l'individualisation de cette mesure accessoire, au regard des circonstances personnelles du prévenu.
Le texte ne précise pas expressément l'argumentation au regard de la légalité de l'imputation de la détention préventive sur la durée de suspension. La cour ne s'explique que sur la demande subsidiaire de dérogation horaire, qu'elle écarte implicitement.
Solution et dispositif
La cour rejette la contestation de proportionnalité. Elle relève que « la sanction ne paraît pas disproportionnée » et que « l'ordre public andorran doit privilégier la sécurité physique des personnes sur tout autre type de considération ». Elle écarte donc la demande subsid
Sentència
SENTÈNCIA 29-99 DE 24 DE NOVEMBRE DE 1999
ANTECEDENTS DE FET
RESULTANT: que el Tribunal de Corts va dictar sentència en data 4 de juny de 1999, amb la següent part dispositiva: "FALLEM: que hem de condemnar i condemnem Hoyos, com autor responsable d'un delicte major de conducció de vehicle de transport privat de mercaderies sota la influència de begudes alcohòliques, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena d'un mes de presó condicional, multa de quaranta mil pessetes, sis mesos de suspensió del permís de conduir i al pagament de les despeses processals causades".
RESULTANT: Que l'advocat Benítez, en representació del seu defensat Hoyos, interposà recurs d'apel·lació contra la citada sentència, sostenint que la pena imposada resulta manifestament desproporcionada a les circumstàncies del cas per quant comporta un perjudici que s'estén més enllà de la condemna penal, afectant a la vida professional.
Sol·licita en conseqüència que s'imposi la multa de 40.000.- pts sense que s'imposi la pena de presó i demana especialment que la suspensió del permís de conduir no excedeixi dels dos mesos ja complerts preventivament i, subsidiàriament en el cas que s'imposés una suspensió superior a dos mesos que se li concedeixi autorització durant l'horari feiner.
RESULTANT: que el Ministeri fiscal s'oposa al recurs presentat i demana la confirmació de la sentència.