Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 19 avril 2000, STSJAD 5/2000
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 19 avril 2000, STSJAD 5/2000 (ECLI:AD:TSJADAD:2000:5) (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue ci-dessus reprend les identifiants figurant dans le texte intégral (recours n° 1/00, ROJ STSJAD 5/2000, ECLI:AD:TSJADAD:2000:5).
Faits et procédure
Le Tribunal de Corts a, par sentence du 17 décembre 1999 (cause n° 159-1/98), déclaré M. Marti coupable d'un délit majeur d'escroquerie (estafa), au sens de l'article 248 du Code pénal, et l'a condamné à dix mois d'emprisonnement, à une amende de 150 000 pesetas et au paiement des dépens. Le dispositif de cette sentence est reproduit dans les antécédents, les juges ayant retenu l'application des articles 25.9, 26 et 53.1 du même Code. Aucune condamnation au titre de la responsabilité civile n'a été prononcée.
Le condamné a interjeté appel. Son argumentation comporte trois branches :
- Au principal, la défense soutient que le prévenu a remis son téléphone portable au plaignant, ce qui rendait impossible la rétention de la somme litigieuse ; le prévenu n'aurait retenu les fonds que quelques heures, sans en disposer. Ces circonstances créeraient un doute justifiant une relaxe au bénéfice du pro reo.
- Subsidiairement, la défense invoque les circonstances atténuantes de repentir (penediment) et de pleine collaboration, le prévenu ayant indiqué l'emplacement de l'argent dans le coffre-fort lors de la perquisition.
- À titre complémentaire, elle fait valoir que la confiance excessive de la victime a facilité l'infraction, que la renonciation de celle-ci à toute action pénale et civile doit être regardée comme un pardon, et elle sollicite l'application de l'indult le plus récent.
Le ministère public a conclu à la confirmation intégrale de la sentence.
Question de droit
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia devait trancher quatre questions :
- l'appréciation des éléments de preuve de la culpabilité permet-elle d'écarter le doute raisonnable invoqué par la défense ?
- les circonstances atténuantes de repentir et de collaboration sont-elles caractérisées ?
- la renonciation de la victime à ses actions produit-elle un effet sur l'action publique ?
- la situation de récidive, ainsi que l'application d'un indult, peuvent-elles fonder la pénalité prononcée ?
S'agissant de la qualification, la décision ne développe pas d'analyse des éléments constitutifs de l'escroquerie. Elle se borne à relever que les faits « considérés comme amplement prouvés » révèlent un engagement suffisant de l'auteur, mû par un intérêt lucratif, ayant provoqué un déplacement de patrimoine au préjudice d'un acheteur.
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel sur chacun des points soulevés.
Sur la preuve, la Cour relève la convergence des témoignages : les déclarations précises du plaignant, les déclarations réitérées du témoin Amorós, ainsi que les déclarations initiales du prévenu devant la police, confirmées avec des nuances devant le juge d'instruction puis rétractées à la dernière étape. Les explications de la défense sont jugées « beaucoup trop invraisemblables » pour créer un doute raisonnable.
Sur les circonstances atténuantes, la Cour écarte le repentir, le comportement de mauvaise foi du prévenu étant incompatible avec une telle attitude. Elle écarte également la colla
Sentència
Sentència 06-00 DE 19 D'ABRIL DE 2000
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: Que el Tribunal de Corts dictà sentència en data 17 de desembre de 1999 en la causa núm. 159-1/98, amb la següent part dispositiva: "FALLEM: que hem de condemnar i condemnem Marti, com autor responsable d'un delicte major d'estafa de l'article 248 del Codi Penal, fent-se aplicació dels articles 25.9, 26 i 53.1 a la pena de 10 mesos de presó, 150.000.- pts de multa i pagament de les despeses processals sense que hi hagi lloc a qualsevol pronunciament en concepte de responsabilitat civil".
II.- RESULTANT: Que la defensa de Marti interposà recurs d'apel·lació contra la citada sentència del Tribunal de Corts, posant de relleu que el seu defensat havia lliurat el seu telèfon mòbil al denunciant resultant així impossible que pogués retenir la suma interessada. Al seu entendre Marti es limità a efectuar una retenció d'algunes hores de la quantitat litigiosa sense efectuar-ne cap disposició. Aquestes circumstàncies creen un dubte suficient perquè per aplicació del benefici pro reo el seu defensat es pugui beneficiar d'una absolució.
Subsidiàriament en el cas que aquest Tribunal considerés que el delicte està constituït tenint en compte les declaracions efectuades en el curs de la instrucció per Marti invoca les circumstàncies atenuants de penediment i de plena col·laboració ja que fou a indicacions d'ell que en el curs de la perquisició es trobà els diners a la caixa forta.
Afegeix que l'excessiva confiança del denunciant també ha facilitat el delicte i que la renuncia a totes les accions tan civils com penals s'ha d'entendre com un perdó. Per aquests motius sol·licita que en cap cas la pena de privació de llibertat no sigui superior al temps ja efectuat en concepte de presó preventiva i a una multa també no superior a la quantitat en el seu dia dipositada a títol de fiança.