I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Juridiction andorrane, — (STSJAD 23/2002)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ : STSJAD 23/2002 ; ECLI:AD:TSJADAD:2002:23) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision émane de la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, saisie le 13 novembre 2002 d'un recours d'appel (recurs 23/02) formé contre la sentence du Tribunal de Corts du 23 avril 2002. Les pièces disponibles ne précisent pas la date exacte de l'appel ni la composition complète de la formation de jugement, seule la rapporteure étant identifiée (M.I. Sra. Martin).
Les faits retenus par le premier juge se répartissent en deux épisodes.
En premier lieu, le 27 juin 2000, l'accusé Escolano, agissant avec deux autres individus non présents à l'audience, intercepte un mineur de quinze ans et lui réclame son argent en le menaçant. Le mineur remet une somme de dix mille pesetas, qui n'a pas été recouvrée. Ce fait constitue le premier délit majeur de vol.
En second lieu, le 11 août 2000, vers trois heures du matin, Escolano et deux coaccusés interpellent deux jeunes gens. Après une injure à caractère linguistique, la victime principale est frappée à plusieurs reprises et menacée afin de remettre son argent. Elle parvient à s'enfuir, sans que les auteurs obtiennent la somme recherchée. Ce fait donne lieu à une tentative de vol et à une contravention de lésions dolosives, les blessures ayant entraîné cinq jours d'incapacité.
Le Tribunal de Corts condamne Escolano comme auteur de deux délits majeurs de vol, dont un en tentative, et d'une contravention de lésions dolosives, à trois ans d'emprisonnement, dont deux fermes et le reste avec sursis. Il retient les circonstances atténuantes de minorité (moins de vingt-et-un ans) et d'analogie avec le repentir et la pleine collaboration avec les autorités.
L'appelant, par la voix de son conseil, demande la réformation de la sentence. Il sollicite une peine intégralement assortie du sursis qualifié, subordonné à l'accomplissement d'une ou plusieurs obligations de l'article 215 du Code pénal, notamment la justification d'un emploi régulier, ou, subsidiairement, une peine ferme ne dépassant pas neuf mois, permettant l'accès au régime de semi-liberté. Il invoque une enfance difficile, l'ancienneté des faits, le caractère modeste du gain, l'évolution de son comportement et sa réinsertion familiale et professionnelle.
Le ministère public conclut au rejet. Il souligne la gravité des faits, la dangerosité sociale de l'intéressé, condamné trois fois depuis l'an 2000, et la pendance de plusieurs procédures à son encontre. Il doute en outre de la volonté de réinsertion de l'accusé, compte tenu de son instabilité professionnelle.
Question de droit
La question posée à la Cour est celle de la proportionnalité et de l'individual
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« I.- RESULTANT: que el Tribunal de Corts va dictar sentència en data 23 d'abril de 2002 amb la següent par dispositiva : "Fallem : que hem de condemnar i condemnem a l'acusat Escolano, com a responsable penalment en el concepte d'autor, de dos delictes majors de robatori un d'ells en grau de temptativa, i d'una contravenció penal de lesions doloses, amb la concurrència de les circumstàncies atenuants de menor de vint-i-un anys d'edat i anàloga a la de penediment i plena col·laboració amb les autoritats, a la pena de… »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 13 de novembre del 2002 - ROJ: STSJAD 23/2002 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Que hem de condemnar i condemnem a l'acusat Téllez com a responsable penalment, en el concepte d'autor, d'un delicte major de robatori en grau de temptativa i d'una contravenció penal de lesions doloses, amb la concurrència de l'atenuant de menor de vint-i-un anys d'edat, a la pena d'UN ANY I SIS MESOS DE PRESÓ DELS QUALS VUIT MESOS FERMS I LA RESTA CONDICIONAL, i hem de condemnar i condemnem a l'acusat Canals com a responsable penalment, en el concepte d'autor, d'un delicte major de robatori en grau de temptativa i d'una contravenció penal de lesions doloses, amb la concur… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 13 novembre 2002 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA 24-02 de 13 de novembre de 2002
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que el Tribunal de Corts va dictar sentència en data 23 d'abril de 2002 amb la següent par dispositiva : "Fallem : que hem de condemnar i condemnem a l'acusat Escolano, com a responsable penalment en el concepte d'autor, de dos delictes majors de robatori un d'ells en grau de temptativa, i d'una contravenció penal de lesions doloses, amb la concurrència de les circumstàncies atenuants de menor de vint-i-un anys d'edat i anàloga a la de penediment i plena col·laboració amb les autoritats, a la pena de TRES ANYS DE PRESÓ, DELS QUALS DOS FERMS I LA RESTA CONDICIONAL.
Que hem de condemnar i condemnem a l'acusat Téllez com a responsable penalment, en el concepte d'autor, d'un delicte major de robatori en grau de temptativa i d'una contravenció penal de lesions doloses, amb la concurrència de l'atenuant de menor de vint-i-un anys d'edat, a la pena d'UN ANY I SIS MESOS DE PRESÓ DELS QUALS VUIT MESOS FERMS I LA RESTA CONDICIONAL, i hem de condemnar i condemnem a l'acusat Canals com a responsable penalment, en el concepte d'autor, d'un delicte major de robatori en grau de temptativa i d'una contravenció penal de lesions doloses, amb la concurrència de l'atenuant d'edat jovenívola qualificada, a la pena d'UN ANY DE PRESÓ CONDICIONAL.
Condemnem a tots tres acusats a indemnitzar, conjuntament i solidàriament, a Coll en la quantitat de 250 euros i a Anaya en la quantitat de 361,71 euros, amb els interessos legalment establerts."
La sentència es recolza en els següents fets provats :
"són fets provats i així es declara que, l'acusat Escolano, nascut el dia 8 d'abril de 1982 i amb antecedents penals no computables, juntament amb altres dos individus que no es troben a disposició del Tribunal i amb els que havia acordat obtenir un guany, en data 27 de juny de 2000 interceptà el pas al jove de 15 anys d'edat Ricart, quan passejava pel XXXX, i li exigí que li donés tots els diners que duia tot dient-li "dame la pasta o te meto", donant-li a entendre que si no es sotmetia a la seva exigència el pegaria, aconseguint així atemorir al menor Ricart i que aquest li donés deu mil pessetes, amb les que l'acusat va fugir. Els diners no han estat recuperats, havent renunciat a res reclamar el legal representant del menor.