STSJAD 47/2007, Sala Civil, 24 mai 2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:47)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 24 mai 2007, ROJ STSJAD 47/2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:47), recours n° 285/06 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte authentique du 31 octobre 2001, la société ORG_0 a acquis la propriété dite « P. de la R. ». La décision relève qu'à cette date un mur de séparation existait entre cette propriété et la propriété voisine dite « Casa V. », appartenant à M. T. Ce mur n'existait plus au moment du litige, et les parties s'opposaient sur les circonstances de sa disparition comme sur l'emplacement exact de la limite séparative.
Par acte introductif du 17 mai 2004, la société ORG_0 a assigné M. Pulido. Elle soutenait que ce dernier avait occupé une partie de son terrain et détruit le mur de séparation, créant une confusion sur la ligne divisoire. Elle demandait la reconnaissance de son domaine exclusif sur la parcelle de 8,15 m² litigieuse, la fixation de la limite selon le mur figurant dans l'acte de 2001, et la condamnation du défendeur à reconstruire le mur et aux dépens.
Le défendeur a conclu au rejet. Il contestait avoir occupé le terrain ou détruit le mur, admettait l'opération de bornage, et soutenait que la limite passait non sous mais au-dessus d'un frêne situé entre les fonds.
Par jugement du 30 octobre 2006, le Tribunal de Batlles a partiellement fait droit à la demande. Il a fixé la limite selon la ligne B, C, D figurant sur le plan annexé à l'acte de 2001 et reconnu à ORG_0 le domaine exclusif de la parcelle jusqu'à cette ligne, mais a rejeté les autres prétentions, sans condamnation aux dépens.
Les deux parties ont interjeté appel. ORG_0 demandait la condamnation de M. Pulido à reconstruire le mur ou, subsidiairement, au paiement de 1 940 euros, coût de la reconstruction selon le devis produit. M. Pulido demandait la révision des limites au vu d'un nouveau rapport du topographe M. Cañete daté du 5 février 2007, ou, à titre subsidiaire, une nouvelle descente sur les lieux.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a rejeté les deux appels et confirmé le jugement attaqué.
Question de droit
La décision soulève principalement trois questions.
Première question : la charge de la preuve de la destruction du mur. ORG_0 devait établir que M. Pulido avait détruit le mur et occupé son terrain. La question est de savoir si les éléments produits, témoignages et déclarations contradictoires notamment, suffisent à emporter la conviction du juge.
Deuxième question : la recevabilité des moyens nouveaux en appel. M. Pulido invoquait, pour la première fois en appel, une erreur du topographe initial, liée à une servitude de passage d'eau (servitud de rec) non prise en compte dans le premier plan, et produisait un rapport complémentaire établissant une rectification de la limite d'environ 1,10 cm.
Troisième question : l'incidence de la servitude et de la présence du frêne sur la limite. Subsidiairement, il s'agissait de savoir si la servitude de passage d'eau pouvait modifier le tracé de la limite séparative.
Solution et dispositif
Sur la première question, la Cour retient que les deux parties fournissent des versions contradictoires et qu'aucune ne trouve appui dans d'autres éléments que les déclarations de leurs auteurs. Elle relève que le témoignage de l'ouvrier
Sentència
TSJC-285/06
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, 24 de maig de 2007. Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 17 de maig del 2004 la representació processal de la societat ORG_0 va formular demanda contra el Sr. Pulido, argumentant que el demandat havia ocupat un terreny de la seva mandant, destruint el mur que separava la finca "P. de la R." propietat d'aquest de la finca "Casa V. " propietat del Sr. T. , creant a més amb aquesta actuació una confusió sobre el lloc a on es trobava el límit entre les dues finques. Per aquesta raó, sol·licitava que es declarés el domini exclusiu de la societat T. S.A. sobre la parcel·la de 8.15 m2 de la finca "P. de la R." descrita en l'escriptura pública de divisió de la finca de data 16 d'octubre del 2003, es fixés l'afitament del terreny propietat de ORG_0 en la franja assenyalada pel mur de separació entre les dues finques que obrava en l'escriptura pública de compraventa de data 31 d'octubre del 2001 de la finca "P. de la R." i que es condemnés al Sr. Pulido a reposar a les seves costes el citat peu de mur, i al pagament de la totalitat de les costes judicials.
II.- La representació processal del Sr. Pulido va contestar la demanda en data 14 de juny del 2004, negant haver ocupat la finca propietat de ORG_0, ja que sabia que el terreny que aquesta reivindica era propietat de la demandant i negant igualment haver destruït el mur que separava les dues finques. Pel contrari, admetia que es portés a terme l'atermenament sol·licitat, però assenyalava que el límit entre les propietats no es trobava al lloc a on el demandant deia sinó damunt d'una freixera existent entre elles i no sota d'ella.