STSJAD ANDORRA, a 19 d'abril del 2007 - ROJ: STSJAD 59/2007
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé19 avril 2007
Numéro22/07
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 59/2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:59)
> Décision commentée : STSJAD 59/2007, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 19 avril 2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:59) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La requérante, Mme Miró (également désignée Mme Manzanares dans la décision), sollicitait le bénéfice d'une pension minimale de vieillesse fixée à 5 000 points, au titre de l'article 41.1 du Règlement technique de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Par jugement du 11 avril 2006, la Section administrative de la Batllia avait rejeté sa demande, au motif qu'elle n'avait pas suffisamment justifié d'une activité salariée régulière de soixante mois précédant la mise en place du régime andorran de sécurité sociale.
L'intéressée a interjeté appel, en soutenant que les certificats émanant des titulaires des établissements où elle avait travaillé, ainsi que les témoignages de deux voisins, établissaient cette activité. La CASS s'est opposée au recours, en faisant valoir que plusieurs signataires des certificats s'étaient rétractés devant son Service d'inspection et que les témoignages ne pouvaient se substituer à la justification du travail par les anciens employeurs.
Le litige a été tranché sur pièces, la vue orale ayant été remplacée par la procédure de conclusions écrites (antécédent 4). La Sala Administrativa a été saisie en appel sur le fondement de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia, qui détermine sa compétence (fondement 1).
## Question de droit
La question posée était de savoir si des certificats d'employeurs, puis des témoignages, pouvaient établir la réalité d'une activité salariée régulière de soixante mois antérieure au 1er avril 1968, condition d'octroi de la pension minimale de vieillesse, lorsque les auteurs des certificats se sont désavoués en cours de procédure administrative.
Le débat portait donc sur les modalités de preuve d'une condition d'ouverture de droit à une prestation transitoire, et sur la valeur probante respective des attestations écrites et des témoignages.
## Solution et dispositif
La Sala Administrativa rejette l'appel et confirme intégralement le jugement de première instance. Elle s'appuie sur deux motifs principaux.
**En premier lieu**, elle rappelle que la disposition litigieuse a un caractère « transitoire et exceptionnel », justifiant une interprétation stricte, car elle vise à couvrir des personnes qui n'ont pu cotiser faute de régime établi. Elle reprend la jurisprudence antérieure (décisions n° 00-50 du 18 octobre 2000, n° 01-15 du 9 mars 2001 et n° 2002-31 du 12 juillet 2002) selon laquelle les certificats de l'employeur sont en principe tenus pour probants, mais qu'il convient de vérifier la réalité des faits par d'autres preuves plus fiables, « ja que és obligació de la C.A.S.S. fornir tot el material
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 19 d'abril del 2007 - ROJ: STSJAD 59/2007
STSJAD 59/2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:59)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 59/2007, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 19 avril 2007 (ECLI:AD:TSJADAD:2007:59) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La requérante, Mme Miró (également désignée Mme Manzanares dans la décision), sollicitait le bénéfice d'une pension minimale de vieillesse fixée à 5 000 points, au titre de l'article 41.1 du Règlement technique de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Par jugement du 11 avril 2006, la Section administrative de la Batllia avait rejeté sa demande, au motif qu'elle n'avait pas suffisamment justifié d'une activité salariée régulière de soixante mois précédant la mise en place du régime andorran de sécurité sociale.
L'intéressée a interjeté appel, en soutenant que les certificats émanant des titulaires des établissements où elle avait travaillé, ainsi que les témoignages de deux voisins, établissaient cette activité. La CASS s'est opposée au recours, en faisant valoir que plusieurs signataires des certificats s'étaient rétractés devant son Service d'inspection et que les témoignages ne pouvaient se substituer à la justification du travail par les anciens employeurs.
Le litige a été tranché sur pièces, la vue orale ayant été remplacée par la procédure de conclusions écrites (antécédent 4). La Sala Administrativa a été saisie en appel sur le fondement de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia, qui détermine sa compétence (fondement 1).
Question de droit
La question posée était de savoir si des certificats d'employeurs, puis des témoignages, pouvaient établir la réalité d'une activité salariée régulière de soixante mois antérieure au 1er avril 1968, condition d'octroi de la pension minimale de vieillesse, lorsque les auteurs des certificats se sont désavoués en cours de procédure administrative.
Le débat portait donc sur les modalités de preuve d'une condition d'ouverture de droit à une prestation transitoire, et sur la valeur probante respective des attestations écrites et des témoignages.
Solution et dispositif
La Sala Administrativa rejette l'appel et confirme intégralement le jugement de première instance. Elle s'appuie sur deux motifs principaux.
En premier lieu, elle rappelle que la disposition litigieuse a un caractère « transitoire et exceptionnel », justifiant une interprétation stricte, car elle vise à couvrir des personnes qui n'ont pu cotiser faute de régime établi. Elle reprend la jurisprudence antérieure (décisions n° 00-50 du 18 octobre 2000, n° 01-15 du 9 mars 2001 et n° 2002-31 du 12 juillet 2002) selon laquelle les certificats de l'employeur sont en principe tenus pour probants, mais qu'il convient de vérifier la réalité des faits par d'autres preuves plus fiables, « ja que és obligació de la C.A.S.S. fornir tot el material
Sentència
Núm. de Protocol: SS-0049-1/05 TSA: 33/06
S E N T È N C I A NÚM. 22-2007
PARTS:
Apel·lant: Miró Representant: en nom propi Advocat: Cepeda
Apel·lada: CASS Representant: Martin (ENTITY_8) Advocat : Escudero
A la vila d'Andorra la Vella, el 19 d'abril de 2007
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-0049-1/05.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència d'11 d'abril de 2006 de la Secció Administrativa de la Batllia va desestimar la demanda formulada per la Sra. Miró contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en què sol·licitava el reconeixement d'una pensió mínima de vellesa de 5.000 punts, a l'empara de l'article 41.1 del Reglament tècnic de la C.A.S.S. El Tribunal a quo ha considerat que no quedava suficientment justificada la realització d'una activitat assalariada regular durant 60 mesos abans de la posada en marxa del règim andorrà de seguretat social.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 22/07 — Décision commentée
2n.- L'agent ha interposat recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència, que es basa substancialment en l'errònia valoració de les proves que van ser aportades per l'interessada, que tenien per objecte acreditar que va dur a terme una activitat laboral durant el període exigit per la norma. En la seva opinió, són suficients els certificat emesos pels titulars dels negocis on va treballar, a més de les declaracions testificals de dos veïns que coneixen aquests fets.
3r.- La representació de la C.A.S.S. s'ha oposat al recurs, en considerar que la sentència apel·lada ha valorat correctament les proves practicades. En concret, posa de relleu que les persones que van signar els certificats que van ser aportats per l'agent es van desdir posteriorment davant del Servei d'inspecció de l'entitat parapública. Quant a la prova testifical, considera que les declaracions d'uns veïns no poden substituir la justificació del treball realitzada per part dels antics patrons de la interessada.
4t.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Segons el primer apartat de l'article 41 del Reglament Tècnic de la C.A.S.S., la pensió de vellesa serà fixada al mínim de 5.000 punts per als assegurats assalariats beneficiaris d'una pensió de vellesa d'almenys 960 punts, que justifiquin un període de cotització a la C.A.S.S. de 180 mesos a partir del 1er. d'abril de 1968, i una activitat assalariada regular de 60 mesos abans la posta en marxa del règim andorrà de seguretat social en la data esmentada.
El benefici que atorga aquest precepte es justifica, com ja ha declarat aquesta Sala en diverses ocasions, per la voluntat de donar cobertura social a la situació de determinades persones que no van poder cotitzar per la raó de què no s'havia establert el règim andorrà de seguretat social, de manera que les seves previsions tenen un caràcter transitori i excepcional, cosa que justifica la seva interpretació estricta.
Quan al requisit consistent en haver realitzat una activitat assalariada regular de 60 mesos abans del 1er. d'abril de 1968, aquesta Sala ha posat de relleu en diverses ocasions la necessitat de què s'acrediti suficientment aquesta circumstància. Com van declarar les sentències núm. 00-50, de 18 d'octubre de 2000, 01-15, de 9 de març de 2001 i 2002-31, de 12 de juliol de 2002, "en relació a l'exigència d'una activitat assalariada regular de seixanta mesos abans la posta en marxa del règim andorrà de seguretat social, s'acostuma a tenir per provada aquella amb els certificats que presenten els assegurats, emesos per l'empresari o per un successor en l'empresa quan s'ha de demanar la jubilació, però referits a fets ocorreguts abans de 1968. Sense necessitat de dubtar de la veracitat d'allò que es certifica, convindria constatar-ne la realitat amb l'exigència d'altres proves més fefaents de què el treballador va prestar serveis per compte d'altri, ja que és obligació de la C.A.S.S. fornir tot el material probatori, com estableixen els articles 114 i 117 del Codi de l'Administració".
Tercer.- En el cas que ara s'examina, l'agent ha presentat una sèrie de certificats emesos pels Srs. Sancho i Barba, que acreditarien, en la seva opinió, la realització d'una activitat assalariada regular de 60 mesos abans de l'1 d'abril de 1968. Cal tenir en compte, però, que quan aquests van ser requerits pel Servei d'inspecció de la C.A.S.S., no van confirmar el contingut dels certificats. Així, el Sr. Sancho, que havia certificat inicialment una plena jornada de 48 hores setmanals, va acabar manifestant que no recordava els períodes exactes de treball de la Sra. Manzanares i que aquesta va ajudar-lo en diverses ocasions, sense estar contractada a temps complert. Per la seva part, el Sr. Barba, que havia certificat que l'agent també realitzava al comerç "C.A." una jornada complerta, va deixar sense efecte el certificat, fins que acabés de comprovar tota la informació relacionada amb la Sra. Manzanares. D'altra banda, el contingut dels diversos certificats emesos pel Sr. Barba resulta contradictori, ja que no es pot considerar compatible la realització d'una plena jornada al seu comerç amb el fet de que compaginés la realització d'altres treballs per a diferents persones i establiments de la Parròquia d'Encamp.
En conseqüència, encara que s'acceptin els arguments de l'apel·lant sobre l'inici de les activitats del "Comerç M." abans de que comencés a funcionar el Registre de Comerç, s'ha de concloure que els diversos certificats que van ser aportats per la interessada no resulten concloents, en haver estat desvirtuats pels propis signataris dels mateixos i resultar, en part, contradictoris entre sí, en els termes que s'ha examinat.
En segon lloc, no es pot considerar que la declaració testifical d'un veïns pugui suplir eficaçment la certificació de la veritable naturalesa i durada de l'activitat laboral, emesa pels empresaris corresponents o pels seus hereus, quan aquests, com aquí succeeix, s'han desdit del contingut de les seves afirmacions inicials.
Per tot això, s'ha de desestimar el present recurs i confirmar íntegrament la sentència apel·lada.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la Sra. Manzanares contra la sentència dictada l'11 d'abril de 2006 per la Secció Administrativa de la Batllia, la qual es confirma en els seus propis termes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.