STSJAD 190/2007 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 18 décembre 2007)
Décision commentée : STSJAD 190/2007, ECLI:AD:TSJADAD:2007:190 (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») ne permettant pas l'identification de la décision, la référence reproduite ci-dessus est celle qui figure dans le texte (recours n° 264/07, ROJ STSJAD 190/2007, ECLI:AD:TSJADAD:2007:190).
Faits et procédure
Les époux Bueno et Recio ont sollicité devant la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre l'exequatur, présenté conjointement, d'une décision étrangère de divorce. Cette décision avait été rendue par le Jutjat de Primera Instància de la Seu d'Urgell (Lleida, Espagne), qui a prononcé la dissolution du mariage par divorce.
Le texte mentionne une date de prononcé qui n'est pas uniforme. Le paragraphe relatant les antécédents indique « 6 d'octubre de 1198 », tandis que les motifs et le dispositif visent le 6 octobre 1998. Il s'agit manifestement d'une erreur matérielle, la date de 1998 étant retenue dans l'analyse juridique comme dans le dispositif. La date du 6 octobre 1998 est donc celle qui est prise en compte dans le présent commentaire.
Le Ministère public a conclu à l'octroi de l'exequatur. La formation de jugement était composée de Jean Louis Vuillemin (magistrat rapporteur, président de la Sala), Joan Manel Abril Campoy et Eulàlia Amat Llari.
Les métadonnées de la décision indiquent les matières suivantes : loi, conflit de lois, divorce, exécution des jugements, exequatur et reconnaissance des décisions étrangères. Le contrôle demandé relève donc du droit processuel civil international andorran.
Question de droit
La question posée à la Sala était de savoir si une décision étrangère de divorce pouvait être déclarée exécutoire en Principauté d'Andorre au regard des conditions fixées par l'article 49 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, texte visé par la décision.
Cette question se décompose en cinq vérifications, énumérées par le juge : la compétence de la juridiction d'origine ; la régularité de la procédure suivie devant elle ; l'application de la loi désignée par les règles nationales de conflit de lois ; la conformité de la décision à l'ordre public national et international ; l'absence de fraude à la loi nationale.
Solution et dispositif
La Sala a estimé la demande, a déclaré exécutoire en Principauté d'Andorre la décision du 6 octobre 1998, et n'a prononcé aucune condamnation aux dépens.
Le dispositif est ainsi rédigé dans la langue de la décision, dont la traduction fidèle est proposée :
« Estimar la demanda d'exequàtur dels Srs. Bueno i Recio, decretar executiva la sentència dictada el dia 6 d'octubre de 1998, pel Jutjat de Primera Instància de la Seu d'Urgell (Lleida) ; Sense fer especial condemna en costes judicials. »
Traduction fidèle : « Faire droit à la demande d'exequatur formée par MM. Bueno et Recio, déclarer exécutoire le jugement rendu le 6 octobre 1998 par le Jutjat de Primera Instància de la Seu d'Urgell (Lleida) ; sans condamnation spéciale aux dépens. »
Le motif de la décision, sur ce point, est formulé en ces termes : la Sala constate que la décision étrangère satisfait aux exigences de l'article 49, et qu'il est donc « palès » que chacune des conditions est remplie. Elle en tire la conséquence que la décision doit être déclarée exécutoire. Quant aux dépens, la Sala relève qu'il est d'usage, en matière d'exequatur, de ne pas prononcer de condamnation spéciale.
Portée et enseignement pratique
1. Un contrôle formel mais complet. La décision illustre le mode de contrôle de l'exequatur en droit andorran. La Sala ne rejuge pas le fond du litige matrimonial. Elle vérifie, dans une logique de contrôle de conditions, les garanties procédurales et de rattachement de la décision étrangère. Les cinq conditions de l'article 49 forment ainsi une grille de contrôle qui laisse peu de place à la
Sentència
TSJC- 264/07
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 18 de desembre de 2007 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Per sentència de data 6 d'octubre de 1198, el jutjat de Primera Instància de la Seu d'Urgell (Lleida), acorda la dissolució per divorci entre els senyors Bueno i Recio.
II.- Els Srs. Bueno i Recio han presentar davant d'aquest Sala, demanda d'exequàtur de forma conjunta, a fi i efecte que es declari executòria a Andorra la resolució estrangera esmentada.
III.- El Ministeri Fiscal conclou en l'atorgament de l'exequàtur esmentat.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin.
FONAMENTS DE DRET
I.- És palès que la sentència estrangera de la qual es demana l'execució a Andorra, compleix tots els requisits establerts en l'art. 49 de la Llei Transitòria de Procediments Judicials, i més concretament: que la jurisdicció que l'ha dictada era la competent; que el procediment seguit davant d'aquesta jurisdicció era regular; que s'ha aplicat la Llei competent segons les regles nacionals de conflicte ; que la sentència és conforme a l'ordre públic nacional i internacional, i que no consta cap frau a la Llei nacional.
II.- Per consegüent, s'ha de declarar executòria al Principat d'Andorra la resolució del Jutjat de Primera Instància de la Seu d'Urgell (Lleida) de data 6 d'octubre de 1998, la qual acorda la dissolució per divorci dels demandants.
III.- En matèria d'exequàtur, és costum de no fer especial condemna en costes processals.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
Estimar la demanda d'exequàtur dels Srs. Bueno i Recio, decretar executiva la sentència dictada el dia 6 d'octubre de 1998, pel Jutjat de Primera Instància de la Seu d'Urgell (Lleida); Sense fer especial condemna en costes judicials.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.
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