STSJAD ANDORRA, a 20 d'abril del 2009 - ROJ: STSJAD 64/2009
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 avril 2009
Numéro40/09
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 64/2009 : Tribunal superior de justícia d'Andorre (Sala administrativa), 20 avril 2009
> **Décision commentée :** Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala administrativa, 20 avril 2009, recours n° 40/09 (ROJ STSJAD 64/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:64) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
>
> *Référence canonique indiquée dans les métadonnées de Korpus : « Juridiction andorrane, — ». La référence ci-dessus est complétée à partir du texte intégral (ROJ et ECLI figurant dans l'en-tête de la décision).*
## Faits et procédure
Le litige porte sur l'approbation définitive du Plan d'ordonnancement et d'urbanisme paroissial (POUP) de la paroisse d'Andorre-la-Vieille. Le conseil communal a statué sur les allégations formulées contre le projet de plan le 27 juillet 2007 et a, à la même date, procédé à l'approbation définitive de cet instrument. Le POUP a été publié au *Butlletí Oficial del Principat* le 17 septembre 2007.
Quelques jours plus tard, les intéressés ont reçu une communication rejetant leurs allégations. Ce document renvoyait au rapport technique de l'équipe rédactrice et mentionnait la possibilité de former un recours d'alçada. Les requérants ont saisi la Commission technique d'urbanisme d'un tel recours le 12 octobre 2007. La Commission l'a déclaré irrecevable pour tardiveté, le délai légal de treize jours, décompté à partir de la publication du plan, ayant expiré le 4 octobre 2007 selon la décision.
Le Tribunal de batlles, Section administrative, a rejeté le recours contre cette décision par jugement du 23 octobre 2008. Les requérants ont interjeté appel. Ils soutenaient que le recours d'alçada était recevable, car formé dans le délai à compter de la notification de la résolution communale du 27 juillet 2007, laquelle indiquait elle-même la voie de recours. Ils demandaient en outre la condamnation de la partie adverse aux dépens des deux instances. Le Gouvernement et la Commune ont conclu au rejet de l'appel et à la condamnation des appelants aux dépens.
## Question de droit
La Cour devait trancher deux questions :
1. La communication aux intéressés des motifs de rejet de leurs allégations constitue-t-elle un acte administratif autonome, susceptible de recours distinct, ou fait-elle partie intégrante de la procédure d'élaboration du plan, dont l'acte terminal est l'approbation définitive ?
2. L'indication erronée, par l'administration, d'une voie de recours contre cette communication permet-elle de rouvrir le délai de recours contre l'approbation définitive, et justifie-t-elle la mise à la charge de l'administré des dépens ?
## Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Elle écarte la demande de dépens dans les deux instances.
Le raisonnement repose sur trois points.
**a) Qualification de l'acte.** La Cour rappelle que la procédure d'élaboration du plan se déroule en deux phases, la phase de préparation et la phase d'approbation. Elle cite ses propres décisions antérieures, dont la sentence n° 57-2007 du 14 septembre, selon lesquelles la « résolution » notifiée après les allégations « ne mute pas la nature clairement non recourable » de son contenu. Le raisonnement est a fortiori valable pour la communication : si les actes de la phase d'approbation provisoire et préalable ne sont pas attaquables, la communication de rejet des allégations, qui relève de la phase de préparation, ne l'est pas davantage. Le juge ajoute que la forme de « résolution » et l'indication d'une voie de recours ne suffisent pas à lui conférer une substantivité propre. Se
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 20 d'abril del 2009 - ROJ: STSJAD 64/2009
STSJAD 64/2009 : Tribunal superior de justícia d'Andorre (Sala administrativa), 20 avril 2009
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala administrativa, 20 avril 2009, recours n° 40/09 (ROJ STSJAD 64/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:64) (Lire sur source officielle)
Référence canonique indiquée dans les métadonnées de Korpus : « Juridiction andorrane, — ». La référence ci-dessus est complétée à partir du texte intégral (ROJ et ECLI figurant dans l'en-tête de la décision).
Faits et procédure
Le litige porte sur l'approbation définitive du Plan d'ordonnancement et d'urbanisme paroissial (POUP) de la paroisse d'Andorre-la-Vieille. Le conseil communal a statué sur les allégations formulées contre le projet de plan le 27 juillet 2007 et a, à la même date, procédé à l'approbation définitive de cet instrument. Le POUP a été publié au Butlletí Oficial del Principat le 17 septembre 2007.
Quelques jours plus tard, les intéressés ont reçu une communication rejetant leurs allégations. Ce document renvoyait au rapport technique de l'équipe rédactrice et mentionnait la possibilité de former un recours d'alçada. Les requérants ont saisi la Commission technique d'urbanisme d'un tel recours le 12 octobre 2007. La Commission l'a déclaré irrecevable pour tardiveté, le délai légal de treize jours, décompté à partir de la publication du plan, ayant expiré le 4 octobre 2007 selon la décision.
Le Tribunal de batlles, Section administrative, a rejeté le recours contre cette décision par jugement du 23 octobre 2008. Les requérants ont interjeté appel. Ils soutenaient que le recours d'alçada était recevable, car formé dans le délai à compter de la notification de la résolution communale du 27 juillet 2007, laquelle indiquait elle-même la voie de recours. Ils demandaient en outre la condamnation de la partie adverse aux dépens des deux instances. Le Gouvernement et la Commune ont conclu au rejet de l'appel et à la condamnation des appelants aux dépens.
Question de droit
La Cour devait trancher deux questions :
La communication aux intéressés des motifs de rejet de leurs allégations constitue-t-elle un acte administratif autonome, susceptible de recours distinct, ou fait-elle partie intégrante de la procédure d'élaboration du plan, dont l'acte terminal est l'approbation définitive ?
L'indication erronée, par l'administration, d'une voie de recours contre cette communication permet-elle de rouvrir le délai de recours contre l'approbation définitive, et justifie-t-elle la mise à la charge de l'administré des dépens ?
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Elle écarte la demande de dépens dans les deux instances.
Le raisonnement repose sur trois points.
a) Qualification de l'acte. La Cour rappelle que la procédure d'élaboration du plan se déroule en deux phases, la phase de préparation et la phase d'approbation. Elle cite ses propres décisions antérieures, dont la sentence n° 57-2007 du 14 septembre, selon lesquelles la « résolution » notifiée après les allégations « ne mute pas la nature clairement non recourable » de son contenu. Le raisonnement est a fortiori valable pour la communication : si les actes de la phase d'approbation provisoire et préalable ne sont pas attaquables, la communication de rejet des allégations, qui relève de la phase de préparation, ne l'est pas davantage. Le juge ajoute que la forme de « résolution » et l'indication d'une voie de recours ne suffisent pas à lui conférer une substantivité propre. Se
Sentència
Núm. de Protocol: AD-0088-1/08 TSA: 108/08
S E N T È N C I A NÚM. 40-2009
PARTS:
Apel·lant: Palomo i Sanz
Representant: Ferreras
Advocat: Salas
Apel·lada: HBLE. COMÚ D'ANDORRA
Representant: Corbacho
Advocat: Pera
Apel·lada: M.I. GOVERN (CTU)
Representant: Raya
Advocat: Julián
A la vila d'Andorra la Vella, el 20 d'abril de 2009
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0088-1/08.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 40/09 — Décision commentée
1r.- La sentència de 23 d'octubre de 2008 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va desestimar la demanda formulada pel Sr. Palomo i per l'entitat "Sanz" contra el M.I. Govern i l'Hble. Comú d'Andorra la Vella, en la qual sol·licitaven que s'anul·lés la resolució de 7 de gener de 2008 de la Comissió Tècnica d'Urbanisme, que va declarar inadmissible per extemporani el recurs d'alçada interposat pels agents contra la resolució de 27 de juliol de 2007 de l'esmentat Comú, que resolia les al·legacions formulades al projecte del Pla d'ordenació i urbanisme parroquial.
2n.- La representació dels agents va interposar recurs d'apel·lació contra la referida sentència, en el qual es defensa que el recurs d'alçada que van formular davant de la Comissió Tècnica d'Urbanisme no resulta extemporani, ja que es va presentar dins del termini legalment assenyalat, a comptar de la data en què els va ser notificada la resolució comunal de 27 de juliol de 2007, la qual, a més, indicava la possibilitat d'interposar l'esmentat recurs. D'altra banda, sol·licita que s'imposi a la part contrària el pagament de les costes de les dues instàncies.
3r.- Les respectives representacions del Govern i del Comú es van oposar al recurs, sol·licitant que es confirmés en tots els seus termes la sentència impugnada, amb imposició de costes als agents, en considerar que aquella resulta plenament ajustada a dret.
4t.- En l'acte de la vista oral, les parts van exposar les consideracions que van considerar més adients a la defensa de llurs interessos.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Com a qüestió de caràcter previ, s'ha d'examinar si resulta efectivament extemporani el recurs d'alçada formulat per la representació dels agents, tal i com ho han considerat la Comissió Tècnica d'Urbanisme i el Tribunal de Batlles, o bé cal concloure que aquella impugnació es va formular en temps i forma.
Per tal de resoldre aquest punt, s'ha de tenir en compte que el Comú d'Andorra la Vella va resoldre les al·legacions formulades al projecte de Pla d'ordenació i urbanisme parroquial el 27 de juliol de 2007, i en la mateixa data va procedir a l'aprovació definitiva d'aquest instrument d'ordenació urbanística. Mentre que el P.O.U.P. va ser publicat al Butlletí Oficial del Principat de data 17 de setembre de 2007, la comunicació als interessats de la desestimació de les seves al·legacions no va tenir lloc fins uns dies després, mitjançant un escrit que contenia una referència a l'informe tècnic de l'equip redactor del projecte i indicava la possibilitat d'interposar el corresponent recurs d'alçada.
Quant els interessats van formular aquest recurs, en data 12 d'octubre de 2007, ja havia transcorregut el termini legal de tretze dies, comptat des de la publicació del P.O.U.P. al Butlletí Oficial, el qual finia el dia 4 anterior, motiu pel qual la Comissió Tècnica d'Urbanisme va declarar extemporani el recurs.
Tercer.- La qüestió litigiosa ha estat ja examinada i resolta en diverses sentències d'aquesta Sala de data 29 de gener de 2009, les quals conclouen que l'únic acte que era susceptible d'impugnació és l'aprovació definitiva del P.O.U.P., que va ser publicada al Butlletí del 17 de setembre de 2007, moment a partir del qual començava a comptar el termini per interposar el corresponent recurs d'alçada davant de la Comissió Tècnica d'Urbanisme.
Per contra, la comunicació als interessats de les raons per les quals es van desestimar en la seva integritat les al·legacions que havien formulat no constitueix un acte autònom, amb substantivitat pròpia diferent de l'aprovació definitiva del Pla urbanístic, de manera que aquella comunicació no pot ser recorreguda de forma separada, prescindint del veritable acte que posa terme al procediment d'elaboració del Pla, que no és altre que l'acord d'aprovació definitiva. Aquesta conclusió no queda desvirtuada pel fet de què l'Administració comunal, erròniament, indiqués als interessats la procedència de la via de recurs.
Com es va dir en aquelles sentències, "el fet que la resposta a les al·legacions adopti forma de resolució i que doni peu de recurs no muta la naturalesa clarament no recurrible d'allò que conté; en efecte, la "resolució" que el Comú d'Andorra la Vella va notificar (als interessats) s'insereix en el marc d'un procediment que com dèiem en la sentència 57-2007, de 14 de setembre, s'estructura en una doble fase: (i) preparació i (ii) aprovació".
Com es deia igualment "si els acords de la fase d'aprovació, com són els d'aprovació provisional i prèvia no són impugnables, amb més raó no ho serà la comunicació de desestimació de les al·legacions fetes en la fase de preparació, tot i que formalment aquesta comunicació es configuri com una resolució, que materialment incorpori una motivació singular (...) i que fins i tot contingui indicació de peu de recursos, sens perjudici, òbviament, de què allò que constitueix la motivació de la desestimació (l'informe tècnic desfavorable) pugui ser discutit en el recurs contra l'acord que aprova definitivament el planejament".
En definitiva, com s'ha dit abans, l'únic acte que resultava susceptible d'impugnació en aquest cas era l'acord d'aprovació definitiva del P.O.U.P., contra el qual els agents no van presentar recurs en temps i forma. El termini de recurs no es pot reobrir pel fet de què, posteriorment, es comuniquessin als interessats les raons per les quals es van desestimar en la seva integritat les al·legacions que havien formulat. Això no suposa cap indefensió per als agents, ja que res impedia que haguessin interposat el corresponent recurs d'alçada contra l'esmentada aprovació definitiva, en els tretze dies comptats des de la seva publicació al Butlletí Oficial del Principat.
En conseqüència, s'ha de desestimar en aquest punt el recurs d'apel·lació que formula la representació dels agents.
Quart.- La desestimació del recurs fa que resulti improcedent la imposició de les costes processals a la contrapart, que ha vist confirmades les seves pretensions per la sentència impugnada i en aquesta alçada. D'altra banda, com es va dir en les sentències abans esmentades de 29 de gener de 2009, "no es pot considerar una temeritat processal demanar a l'òrgan jurisdiccional l'admissió d'un recurs que, de fet, ha estat explícitament -però erròniament- possibilitat per la pròpia Administració", cosa que ha succeït amb la incorrecta indicació de què la comunicació del Comú era susceptible de recurs, per la qual cosa tampoc procedeix imposar als apel·lants el pagament de les costes d'aquesta instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la representació del Sr. Palomo i de l'entitat "Sanz" contra la sentència dictada el 23 d'octubre de 2008 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, la qual es confirma en els seus propis termes, sense fer un especial pronunciament en matèria de costes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.