STSJAD ANDORRA, a 27 de juliol del 2009 - ROJ: STSJAD 176/2009
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé27 juillet 2009
Numéro73/09
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 27 juillet 2009 (ROJ : STSJAD 176/2009)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, sentence n° 73-2009, 27 juillet 2009 (ROJ : STSJAD 176/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:176) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
>
> *Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus a été établie à partir des métadonnées du texte (organe, numéro de sentence, identifiant ROJ et ECLI).*
## Faits et procédure
La société Caro S.A. exploite un établissement employant des travailleurs étrangers. Selon les faits que la sentence tient pour établis, les personnes immigrées qu'elle entendait recruter devaient supporter elles-mêmes le montant de la taxe due pour la délivrance de l'autorisation d'immigration.
Par une résolution du ministre de la Justice et de l'Intérieur du 25 mars 2008, prise sur le fondement du régime de sanctions de la Loi qualifiée d'immigration, onze sanctions furent infligées à la société. Il lui était reproché d'avoir exigé le paiement de la taxe d'immigration par les personnes concernées avant la remise de leur autorisation de résidence et de travail.
Par la sentence n° 2008-0183 du 3 septembre 2008, la Section administrative du Tribunal de Batlles rejeta le recours de la société et déclara les décisions attaquées conformes au droit.
La société interjeta appel. Elle soutenait, en substance :
- que les témoignages des travailleurs avaient reçu une valeur probante excessive, au regard de documents officiels attestant du paiement des taxes ;
- qu'elle avait subi une indéfense, n'ayant appris qu'à un stade avancé de la procédure que le directeur et le sous-directeur de l'établissement avaient été entendus lors de la phase administrative ;
- que la sanction était abusive, dès lors que l'infraction n'était pas établie pour les 111 travailleurs concernés par le dossier.
Le Gouvernement (M.I. Govern) conclut au rejet de l'appel. Il précisait que la sanction ne visait pas le défaut de paiement de la taxe pour la prestation administrative, mais le fait de la faire supporter aux travailleurs, et que les sanctions ne concernaient que les douze travailleurs entendus dans le dossier.
*Le résumé automatique (« Resum I.A. ») figurant dans la source est un outil d'aide à la lecture ; il n'a pas été retenu comme élément de la décision.*
## Question de droit
Le Tribunal supérieur devait trancher quatre points :
1. La compétence de la Sala Administrativa pour connaître de l'appel (non précisé dans la décision au-delà du renvoi à l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la Justice, cité par le tribunal).
2. Le fait de faire supporter aux travailleurs étrangers la taxe d'immigration, qui relève selon la loi du patronat, constitue-t-il une infraction sanctionnable au regard de la Loi qualifiée d'immigration ?
3. La valeur probante accordée aux témoignages des travailleurs face aux documents attestant du paiement des taxes, et l'éventuelle indéfense résultant de la connaissance tardive des déclarations du directeur et du sous-directeur.
4. Le périmètre de la sanction, limité aux personnes ayant témoigné, et le caractère éventuellement téméraire de la réitération des moyens en appel.
## Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur rejette l'appel. Son raisonnement repose sur plusieurs constats.
**Sur le fond de l'infraction.** La sentence rappelle que la Loi qualifiée d'immigration du 14 mai 2002 met les taxes d'immigration (article 135) à la charge de l'employeur, lequel a la qualité d'obligé tributaire (article 136). L'article 125.1.e) qualifie d'infraction le fait de se rembourser auprès d'un travailleur étranger des taxes incombant à l'employeur. Les sanctions sont fondées sur les articles 125.1.e) et 130.2
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 27 de juliol del 2009 - ROJ: STSJAD 176/2009
Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 27 juillet 2009 (ROJ : STSJAD 176/2009)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, sentence n° 73-2009, 27 juillet 2009 (ROJ : STSJAD 176/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:176) (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus a été établie à partir des métadonnées du texte (organe, numéro de sentence, identifiant ROJ et ECLI).
Faits et procédure
La société Caro S.A. exploite un établissement employant des travailleurs étrangers. Selon les faits que la sentence tient pour établis, les personnes immigrées qu'elle entendait recruter devaient supporter elles-mêmes le montant de la taxe due pour la délivrance de l'autorisation d'immigration.
Par une résolution du ministre de la Justice et de l'Intérieur du 25 mars 2008, prise sur le fondement du régime de sanctions de la Loi qualifiée d'immigration, onze sanctions furent infligées à la société. Il lui était reproché d'avoir exigé le paiement de la taxe d'immigration par les personnes concernées avant la remise de leur autorisation de résidence et de travail.
Par la sentence n° 2008-0183 du 3 septembre 2008, la Section administrative du Tribunal de Batlles rejeta le recours de la société et déclara les décisions attaquées conformes au droit.
La société interjeta appel. Elle soutenait, en substance :
que les témoignages des travailleurs avaient reçu une valeur probante excessive, au regard de documents officiels attestant du paiement des taxes ;
qu'elle avait subi une indéfense, n'ayant appris qu'à un stade avancé de la procédure que le directeur et le sous-directeur de l'établissement avaient été entendus lors de la phase administrative ;
que la sanction était abusive, dès lors que l'infraction n'était pas établie pour les 111 travailleurs concernés par le dossier.
Le Gouvernement (M.I. Govern) conclut au rejet de l'appel. Il précisait que la sanction ne visait pas le défaut de paiement de la taxe pour la prestation administrative, mais le fait de la faire supporter aux travailleurs, et que les sanctions ne concernaient que les douze travailleurs entendus dans le dossier.
Le résumé automatique (« Resum I.A. ») figurant dans la source est un outil d'aide à la lecture ; il n'a pas été retenu comme élément de la décision.
Question de droit
Le Tribunal supérieur devait trancher quatre points :
La compétence de la Sala Administrativa pour connaître de l'appel (non précisé dans la décision au-delà du renvoi à l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la Justice, cité par le tribunal).
Le fait de faire supporter aux travailleurs étrangers la taxe d'immigration, qui relève selon la loi du patronat, constitue-t-il une infraction sanctionnable au regard de la Loi qualifiée d'immigration ?
La valeur probante accordée aux témoignages des travailleurs face aux documents attestant du paiement des taxes, et l'éventuelle indéfense résultant de la connaissance tardive des déclarations du directeur et du sous-directeur.
Le périmètre de la sanction, limité aux personnes ayant témoigné, et le caractère éventuellement téméraire de la réitération des moyens en appel.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur rejette l'appel. Son raisonnement repose sur plusieurs constats.
Sur le fond de l'infraction. La sentence rappelle que la Loi qualifiée d'immigration du 14 mai 2002 met les taxes d'immigration (article 135) à la charge de l'employeur, lequel a la qualité d'obligé tributaire (article 136). L'article 125.1.e) qualifie d'infraction le fait de se rembourser auprès d'un travailleur étranger des taxes incombant à l'employeur. Les sanctions sont fondées sur les articles 125.1.e) et 130.2
Sentència
Núm. de Protocol: AD-0274-2/08 TSA: 003/09
S E N T È N C I A NÚM. 73-2009
PARTS:
Apel·lant: Caro, S.A.
Representant: Manso
Advocat: Martin
Apel·lada: M.I. GOVERN
Representant: Zurita
Advocat : Esteban
A la vila d'Andorra la Vella, el 27 de juliol de 2009
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0274-2/08.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. LLUIS SAURA LLUVIA el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 73/09 — Décision commentée
1.- La Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, en la sentència número 2008-0183, de 3 de setembre de 2008, va desestimar la demanda formulada per l'entitat Caro S.A. i va declarar ajustades al Dret les resolucions recorregudes.
La primera és la del Ministre de Justícia i Interior, de 25 de març de 2008, per la que en aplicació del règim sancionador de la Llei Qualificada d'Immigració s'imposen a l'empresa onze sancions per haver-se rescabalat de la taxa d'immigració de diverses persones exigint-los el pagament de la mateixa abans de lliurar-los la seva autorització de residència i treball.
2.- La representació processal de Caro S.A. interposa un recurs d'apel·lació en el que posa en relleu que s'ha donat un valor excessiu a les declaracions dels testimonis que consten a l'expedient administratiu enfront de documents oficials que acrediten el pagament de les taxes meritades i denuncia també la indefensió que li ha generat el coneixement a posteriori de que en l'expedient havien declarar el director i el subdirector de l'establiment que regenta l'empresa; finalment exposa que no s'ha demostrat que l'empresa hagi realitzat infraccions en relació a 111 treballadors del negoci i estima abusiva la sanció imposada.
3.- El M.I. GOVERN s'oposa a l'apel·lació argumentant que, com diu la sentència, no se sanciona la falta de pagament de les taxes per la prestació administrativa de serveis d'immigració sinó el fet de fer pagar aquestes als treballadors, i d'altra banda, aclareix que les sancions no s'imposen als 111 treballadors que diu la part agent sinó als 12 als que es va prendre declaració en l'expedient.
4.- Les parts han fet les manifestacions adients als seus interessos en els respectius escrits de conclusions i les actuacions han quedat vistes per a deliberar i decidir el Tribunal.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, de conformitat a allò establert en l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Els fets que la sentència i les resolucions administraves consideren provats consisteixen en que les persones immigrants que havien de ser contractades per prestar serveis en el ORG_0, del que és titular l'empresa Caro S.A. havien de satisfer al seu propi càrrec el import de la taxa pel lliurament de la corresponent autorització d'immigració.
La Llei qualificada d'immigració, de 14 de maig de 2002 estableix que aquestes taxes, previstes en l'article 135, són a càrrec del patró, al que l'article 136 atribueix la condició d'obligat tributari. L'article 125.1.e) defineix com infracció el fet de rescabalar-se d'un treballador estranger per les taxes que correspongui fer al patró i és en atenció a aquests preceptes que les resolucions recorregudes imposen a l'empresa, de conformitat a allò que preveu l'article 130.2, les sancions recorregudes.
La part apel·lant reprodueix en aquesta instància, i sense arguments complementaris, exactament les mateixes qüestions que va plantejar en la demanda i que han obtingut detallada resposta en la sentència ara recorreguda, amb les precisions que segueixen.
En relació a l'excessiu valor probatori que segons l'apel·lant es dona als testimonis, que són els treballadors immigrants que van declarar que l'empresa els feia anar a una gestoria amb els diners del import de la taxa per tal que aquella en gestionés el pagament, no hi ha cap raó per dubtar de la seva veracitat; i dels documents públics que segons l'apel·lant acrediten el pagament de les taxes per la gestoria no se'n discuteix la seva força probatòria del pagament. Cal recordar que el que se sanciona no és la falta de pagament de la taxa sinó el fet que no es fes per l'empresa ja que aquesta exigia que fossin els propis immigrants qui fessin, directament o habitualment a través de la gestoria, el pagament de la taxa al seu propi càrrec.
Pel que fa a la indefensió que afirma l'apel·lant que li genera el fet de haver tingut coneixement en el procés amb l'aportació de l'expedient de que havien declarat en via administrativa el director i el subdirector de l'establiment que regenta l'empresa, no s'explica quines conseqüències reals hauria tingut, en ordre a definir l'estratègia de defensa de l'empresa, el fet d'haver conegut aquesta circumstancia, per la qual cosa no ha existit cap indefensió.
Finalment, i sobre l'al·legació de que és un abús de dret sancionar per infraccions comeses a 111 treballadors, la sentència aclareix, i la resolució administrativa també ho diu, que se sanciona per infraccions comeses només en els 12 treballadors que van ser cridats a declarar i van testificar sobre els fets que els afectaven personalment.
Correspon, per tant, desestimar el recurs d'apel·lació i confirmar la sentència recorreguda.
Tercer.- La circumstància de reiterar, en l'apel·lació exactament els mateixos arguments de la primera instància havent estat, aquests, motivat en la sentència recorreguda, sense fer una crítica exhaustiva dels raonaments que aquesta conté, es constitutiu de temeritat processal que determina la condemna de la part agent al pagament de les despeses d'aquesta instància.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, ha decidit:
Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de l'entitat mercantil Caro S.A.. contra la sentència número 2008-0183, de 3 de setembre de 2008, de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, que es confirma.
Imposar a la par apel·lant el pagament de les despeses processals d'aquesta segons instància.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.