jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 23 de juliol del 2009 - ROJ: STSJAD 179/2009
Résumé
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 23 juillet 2009, STSJAD 179/2009 > Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 23 juillet 2009, ROJ STSJAD 179/2009 (ECLI:AD:TSJADAD:2009:179), recours n° 311/08 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) *Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées de la saisine (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des éléments d'identification figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours, date, formation).* ## Faits et procédure La société Toll a introduit, le 2 octobre 2007, une demande en paiement dirigée contre M. Farré, tendant à la condamnation de celui-ci au paiement de 8 000 euros, assortis des intérêts légaux et des dépens. Le défendeur s'est opposé à la demande par écrit du 16 octobre 2007 et a sollicité son rejet, avec mise des dépens à la charge de la partie demanderesse. Par sentence du 14 octobre 2008, le juge de première instance a fait droit à la demande et condamné M. Farré à payer à la société Toll la somme de 8 000 euros, « més els interessos legals a partir de la data de contesta a la demanda » (« plus les intérêts légaux à compter de la date de contestation de la demande »). M. Farré a interjeté appel. Après échange de conclusions (23 décembre 2008 pour l'appelant, 26 janvier 2009 pour l'intimée), la Sala Civil a rendu, par ordonnance (Aute) du 21 mai 2009, une décision refusant la sollicitation d'une nouvelle expertise graphologique en appel. Ce point n'est pas rouvert dans l'arrêt commenté. Le dossier de première instance comportait deux témoignages, ceux de la secrétaire et du gérent de la société, ainsi qu'un rapport d'expertise en écriture, établi par l'experte Villegas (folios 96 à 177), dont la conclusion (folio 123) attribue à M. Farré la signature d'un reconnaissance de dette datée du 23 mars 2005. ## Question de droit La décision pose, en substance, trois questions : 1. **L'appréciation des témoignages émanant de personnes liées à la partie demanderesse** peut-elle fonder la conviction du juge d'appel, lorsque ces témoins sont la secrétaire et le gérant de la société créancière ? 2. **La concordance entre des témoignages et une expertise** permet-elle d'établir les faits constitutifs de la demande, en l'occurrence la remise des fonds et la signature du titre de dette ? 3. **Le principe de la condamnation aux dépens** : comment se détermine la charge des dépens de première instance et d'appel, en l'absence de moyen spécifique de contestation de ce chef ? La question centrale est donc celle de la **libre appréciation des preuves** selon les règles de la « sana crítica » (critique saine), et de son articulation avec le contrôle de la décision de première instance en appel. ## Solution et dispositif La Sala Civil écarte le recours et confirme intégralement la sentence de première instance. **Sur les témoignages.** La Cour rappelle que les déclarations des témoins « s'han d'apreciar de conformitat amb les regles de la sana crítica », en tenant compte de la connaissance qu'ils ont de la situation, de la raison de leurs déclarations et des circonstances personnelles qui les entourent. Elle relève que la qualité de secrétaire et de gérant de la société ne suffit pas à écarter leurs dépositions. Ceux-ci concordent sur la remise à M. Farré de 8 000 euros, dont 2 000 euros en espèces et 6 000 euros par chèque. **Sur la confrontation des preuves.** La Cour estime que les témoignages « s'adeqüen amb les conclusions »
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