STSJAD ANDORRA, a 14 de setembre del 2009 - ROJ: STSJAD 209/2009
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé14 septembre 2009
Numéro77/09
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 209/2009 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 14 septembre 2009)
> Décision commentée : STSJAD 209/2009, Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, 14 septembre 2009, recours n° 77/09 (ECLI:AD:TSJADAD:2009:209) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La requérante, Mme Pera, sollicitait le bénéfice d'une pension d'invalidité pour maladie du groupe II auprès de la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS). Par jugement du 23 septembre 2008, la Section administrative de la Batllia (tribunal de première instance) a rejeté sa demande. Elle a considéré que l'intéressée ne présentait pas une perte de capacité de gain d'au moins deux tiers, au sens de l'article 28 du Règlement technique de la CASS, sur le fondement des expertises médicales réalisées pendant la phase probatoire.
L'intéressée a interjeté appel. Son argumentation reposait sur deux moyens. Le premier soutenait que le juge de première instance aurait dû statuer exclusivement sur la base des rapports médicaux qu'elle avait produits, la décision administrative contestée ayant été prise au vu de ces seuls documents, de sorte que l'objet du litige se limitait à leur appréciation. Le second concernait la prise en compte des séquelles psychologiques. La CASS s'est opposée au recours. Les parties ont été dispensées de plaidoirie orale et ont déposé des conclusions écrites.
Les éléments d'expertise retenus par la Cour sont les suivants. L'expertise judiciaire de première instance (ff. 102 à 105) relève une lombalgie chronique secondaire à une discopathie lombaire, une insuffisance veineuse bilatérale prédominant aux deux pieds, des gênes au poignet gauche et une diminution de 58,4 % de l'oreille gauche. Appliquant la règle de Balthazard, l'expert aboutit à un taux global de 35,848 %, très inférieur au seuil de 66 % prévu par l'article 28. Il conclut que l'intéressée peut exercer son activité professionnelle d'« encarregada d'hotel » (responsable d'hôtel), sous réserve d'éviter le port de charges importantes. Une expertise psychiatrique (ff. 106 à 110), réalisée par le Dr Serra, évalue une incapacité totale comprise entre 25 et 49 %, sans distinguer les composantes fonctionnelles des composantes psychologiques, et retient une dysthymie qui n'est ni grave ni sévère.
## Question de droit
La Cour devait trancher deux questions.
**Première question** : le juge saisi d'un recours contre une décision de la CASS en matière de pension d'invalidité pour maladie doit-il se limiter aux rapports médicaux produits par le demandeur, ou doit-il apprécier l'ensemble du matériel probatoire, y compris les expertises contradictoires et les avis de l'organisme ?
**Seconde question** : les séquelles psychiatriques constatées sont-elles de nature à porter le taux global d'invalidité au seuil de 66 % exigé par les textes applicables ?
Ces questions s'inscrivent dans le cadre normatif suivant. L'article 1er du Règlement d'application n° 18 dispose que la pension d'invalidité résultant d'une maladie, au sens de l'article 28 du Règlement technique, est versée à l'assuré dont la capacité de travail est diminuée d'au moins deux tiers. La situation du malade doit être appréciée en considération de son état général, de son âge, de ses facultés physiques et mentales, ainsi que de ses aptitudes et de sa formation professionnelle. L'article 2 du même règlement distingue trois catégories d'invalides selon leur capacité à exercer une activité professionnelle ou leur besoin d'assistance pour les actes essentiels de la vie. La Cour fonde en outre sa compétence sur l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la justice.
## Solution et dispositif
Sur la première question, la Cour rejette l'argumentation de l'appelante. Elle relève que le texte même des décisions administratives montre que la CASS ne s'est pas fondée seulement sur les rapports produits par l'intéressée, mais aussi sur les avis de son service médical. Elle affirme ensuite que, saisi d'un litige, le juge doit trancher « previ examen del conjunt del material probatori » (après examen de l'ensemble du matériel probatoire) et qu'il n'est pas admissible, au regard du droit fondamental à la juridiction reconnu par l'article
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 14 de setembre del 2009 - ROJ: STSJAD 209/2009
STSJAD 209/2009 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 14 septembre 2009)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 209/2009, Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, 14 septembre 2009, recours n° 77/09 (ECLI:AD:TSJADAD:2009:209) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La requérante, Mme Pera, sollicitait le bénéfice d'une pension d'invalidité pour maladie du groupe II auprès de la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS). Par jugement du 23 septembre 2008, la Section administrative de la Batllia (tribunal de première instance) a rejeté sa demande. Elle a considéré que l'intéressée ne présentait pas une perte de capacité de gain d'au moins deux tiers, au sens de l'article 28 du Règlement technique de la CASS, sur le fondement des expertises médicales réalisées pendant la phase probatoire.
L'intéressée a interjeté appel. Son argumentation reposait sur deux moyens. Le premier soutenait que le juge de première instance aurait dû statuer exclusivement sur la base des rapports médicaux qu'elle avait produits, la décision administrative contestée ayant été prise au vu de ces seuls documents, de sorte que l'objet du litige se limitait à leur appréciation. Le second concernait la prise en compte des séquelles psychologiques. La CASS s'est opposée au recours. Les parties ont été dispensées de plaidoirie orale et ont déposé des conclusions écrites.
Les éléments d'expertise retenus par la Cour sont les suivants. L'expertise judiciaire de première instance (ff. 102 à 105) relève une lombalgie chronique secondaire à une discopathie lombaire, une insuffisance veineuse bilatérale prédominant aux deux pieds, des gênes au poignet gauche et une diminution de 58,4 % de l'oreille gauche. Appliquant la règle de Balthazard, l'expert aboutit à un taux global de 35,848 %, très inférieur au seuil de 66 % prévu par l'article 28. Il conclut que l'intéressée peut exercer son activité professionnelle d'« encarregada d'hotel » (responsable d'hôtel), sous réserve d'éviter le port de charges importantes. Une expertise psychiatrique (ff. 106 à 110), réalisée par le Dr Serra, évalue une incapacité totale comprise entre 25 et 49 %, sans distinguer les composantes fonctionnelles des composantes psychologiques, et retient une dysthymie qui n'est ni grave ni sévère.
Question de droit
La Cour devait trancher deux questions.
Première question : le juge saisi d'un recours contre une décision de la CASS en matière de pension d'invalidité pour maladie doit-il se limiter aux rapports médicaux produits par le demandeur, ou doit-il apprécier l'ensemble du matériel probatoire, y compris les expertises contradictoires et les avis de l'organisme ?
Seconde question : les séquelles psychiatriques constatées sont-elles de nature à porter le taux global d'invalidité au seuil de 66 % exigé par les textes applicables ?
Ces questions s'inscrivent dans le cadre normatif suivant. L'article 1er du Règlement d'application n° 18 dispose que la pension d'invalidité résultant d'une maladie, au sens de l'article 28 du Règlement technique, est versée à l'assuré dont la capacité de travail est diminuée d'au moins deux tiers. La situation du malade doit être appréciée en considération de son état général, de son âge, de ses facultés physiques et mentales, ainsi que de ses aptitudes et de sa formation professionnelle. L'article 2 du même règlement distingue trois catégories d'invalides selon leur capacité à exercer une activité professionnelle ou leur besoin d'assistance pour les actes essentiels de la vie. La Cour fonde en outre sa compétence sur l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la justice.
Solution et dispositif
Sur la première question, la Cour rejette l'argumentation de l'appelante. Elle relève que le texte même des décisions administratives montre que la CASS ne s'est pas fondée seulement sur les rapports produits par l'intéressée, mais aussi sur les avis de son service médical. Elle affirme ensuite que, saisi d'un litige, le juge doit trancher « previ examen del conjunt del material probatori » (après examen de l'ensemble du matériel probatoire) et qu'il n'est pas admissible, au regard du droit fondamental à la juridiction reconnu par l'article
Sentència
Núm. de Protocol: SS-0039-3/07 TSA: 94/08
S E N T È N C I A NÚM. 77-2009
PARTS:
Apel·lant: Pera
Representant: Anaya
Advocat: Ropero
Apel·lada: CASS
Representant: Carnero
Advocat : Águila
A la vila d'Andorra la Vella, el 14 de setembre de 2009
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-0039-3/07.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 77/09 — Décision commentée
1r.- La sentència de data 23 de setembre de 2008 de la Secció Administrativa de la Batllia va desestimar la demanda formulada per la Sra. Pera contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en què sol·licitava el reconeixement d'una pensió d'invalidesa per malaltia del grup II. La referida sentència ha considerat que la interessada no presenta una pèrdua de la capacitat de guany d'almenys dos terços, com preveu l'article 28 del Reglament Tècnic de la C.A.S.S., conclusió a la qual arriba en base al resultat dels informes pericials mèdics que s'han dut a terme en el corresponent període probatori.
2n.- La representació de la Sra. G.C. ha interposat recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència de la Batllia, el qual es fonamenta substancialment en dos arguments diferents. Segons el primer, el Tribunal a quo havia d'haver resolt només en base als informes mèdics que va aportar la pròpia part, ja que, en la seva opinió, la C.A.S.S. va adoptar la resolució impugnada a la vista d'aquests documents, de manera que l'objecte del procés quedava circumscrit a la valoració dels mateixos.
3r.- La Caixa Andorrana de Seguretat Social s'ha oposat al recurs, en considerar que la sentència impugnada ha realitzat una adequada valoració de les proves practicades en la instància i una correcta interpretació de les normes aplicables al cas.
4t.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Tal com ja ha declarat aquesta Sala en diverses sentències relatives a supòsits anàlegs al que ara s'examina, la resolució del present recurs d'apel·lació ha de partir del contingut de l'article 1r. del Reglament d'aplicació núm. 18, el qual disposa que la pensió d'invalidesa que resulti d'una malaltia en el sentit de l'article 28 del Reglament Tècnic es pagarà a l'assegurat que sofreixi una disminució de la capacitat de treball d'almenys dos terços. La situació del malalt haurà de ser jutjada tenint en compte l'estat general, l'edat, les facultats físiques i mentals, així com les seves aptituds i formació professionals.
D'altra banda, l'article 2n. del mateix Reglament estableix les tres categories en que poden ser classificats els invàlids, segons acord del control mèdic, en funció de si poden o no realitzar alguna activitat professional, o si requereixen l'assistència d'una tercera persona per a les activitats essencials de la vida.
Tercer.- En el cas que ara s'examina, la primera i principal de les al·legacions de la part apel·lant es refereix a què la sentència recorreguda havia de ser adoptada només en base als informes mèdics que havia aportat la pròpia part, ja que, en la seva opinió, la C.A.S.S. va adoptar la resolució impugnada a la vista d'aquests documents, de manera que l'objecte del procés quedava circumscrit a la valoració dels mateixos.
Aquesta argumentació no pot ser compartida de cap manera. D'una banda, el propi tenor literal de les resolucions administratives posa de relleu que la decisió de la C.A.S.S. no va ser presa només en vista dels informes mèdics que havia acompanyat la interessada, sinó que també van prendre en consideració els dictàmens de l'assessoria mèdica de l'entitat parapública. A més, cal tenir en compte que, un cop s'ha plantejat un litigi davant dels òrgans jurisdiccionals sobre la procedència o no de l'atorgament d'una pensió d'invalidesa per malaltia, els Tribunals han de decidir aquesta qüestió previ examen del conjunt del material probatori que s'hagi incorporat a les actuacions, sense que sigui admissible, des de la perspectiva del dret fonamental a la jurisdicció que reconeix l'article 10 del text constitucional, una limitació dels mitjans de prova de què poden valer-se les parts.
En particular, pel que fa a la valoració de les proves practicades en aquest tipus de processos, la Sala ha declarat reiteradament que, en termes generals, resulten prevalents els dictàmens pericials realitzats de manera contradictòria en seu jurisdiccional, sobre els informes mèdics aportats pels interessats, això sens perjudici de la necessitat de realitzar una valoració conjunta de tots els mitjans de prova incorporats a les actuacions.
En conseqüència, s'ha de desestimar la pretensió de l'apel·lant de què el recurs es decideixi exclusivament en base als informes mèdics aportats per la recurrent.
Quart.- La prova pericial practicada en la primera instància (folis 102 a 105 de les actuacions) posa de relleu que la interessada pateix diverses patologies que consisteixen en lumbàlgia crònica, secundària a discopatia lumbar, insuficiència venosa bilateral predominant a nivell d'ambdós peus, molèsties al canell esquerre i disminució del 58,4% a l'oïda esquerra. Ara bé, la valoració de les mateixes, aplicant la regla de Balthazard, arriba a un total de 35,848%, percentatge ben allunyat del 66% de pèrdua de la capacitat de guany que recull l'article 28 del Reglament Tècnic de la C.A.S.S. El mateix informe conclou que la Sra. G.C. pot exercir perfectament la seva activitat professional d'encarregada d'hotel, sense més limitació que la d'evitar aixecar pesos molt importants o realitzar tasques molt pesades.
La part apel·lant considera que, a més d'aquestes patologies funcionals, cal tenir en compte les seqüeles psicológiques que van ser objecte del dictamen pericial emès per l'especialista en psiquiatria Dr. Serra (folis 106 a 110). Aquest va arribar a la conclusió de què la interessada patia una incapacitat total compresa entre el 25 i el 49%, xifra que no distingeix entre les patologies funcionals i les psicològiques, encara que resulta en tot cas inferior als dos terços que contempla el precepte del Reglament Tècnic abans esmentat. Ara bé, en qualsevol cas el dictamen és concloent quan afirma que la recurrent pateix una distímia que no presenta caràcter greu ni sever, de manera que no es troba incapacitada per aquest motiu per a desenvolupar una activitat laboral.
En conseqüència, s'ha de concloure que les seqüeles psiquiàtriques que presenta la interessada no tenen una entitat suficient per incrementar el percentatge global d'invalidesa fins al 66%, com exigeixen els articles 28 del Reglament Tècnic i 1r. del Reglament d'aplicació núm. 18, de manera que s'ha de desestimar el recurs d'apel·lació que formula la Sra. G.C. i confirmar íntegrament la sentència impugnada, sense fer un especial pronunciament sobre les costes causades en aquesta instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la Sra. Pera contra la sentència dictada el 23 de setembre de 2008 per la Secció Administrativa de la Batllia, la qual es confirma en els seus propis termes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.