STSJAD ANDORRA, a 30 de setembre del 2024 - ROJ: STSJAD 37/2024
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé30 septembre 2024
NuméroTSJP 0000057/2024
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, STSJAD 37/2024 (30 septembre 2024)
> Décision commentée : STSJAD 37/2024, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 30 septembre 2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:37) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Une salariée affectée au nettoyage d'un supermarché, dont le texte désigne la prévenue tantôt par le nom de « Vara », tantôt par l'initiale « M. » (la décision ne permet pas de trancher cette divergence de dénomination), est surprise par le responsable de sécurité alors qu'elle transfère des produits alimentaires d'un sac de déchets noir vers un autre sac. Les faits retenus en première instance indiquent qu'elle avait accès à la zone réservée au personnel, qu'elle avait dissimulé un sac de courses au premier étage, derrière une porte, et qu'elle comptait le récupérer en fin de journée pour quitter les lieux par l'ascenseur du personnel sans passer par les caisses. Une partie des produits réfrigérés n'a pu être récupérée, la chaîne du froid ayant été rompue.
Par sentence du 8 mai 2024, le Tribunal de Corts a condamné l'intéressée, comme autrice, à une amende de 97,66 euros pour contravention pénale de vol d'une valeur non supérieure à 600 euros, ainsi qu'aux dépens, et à indemniser le commerçant à hauteur de 48,83 euros, majorés des intérêts légaux, au titre de la responsabilité civile.
L'appelante sollicite la révocation partielle de la sentence et son acquittement. Elle soutient que la preuve de la soustraction fait défaut, les produits saisis lui ayant été, selon elle, offerts par une personne inconnue, décrite seulement comme « française » d'après son accent. Le Ministère public conclut à la confirmation intégrale. La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia statue le 30 septembre 2024 (sentence n° 23-2024), en formation de trois magistrats, la ponente étant Mme Fátima Ramírez Souto.
## Question de droit
La question posée est de savoir si une condamnation pour contravention de vol peut reposer exclusivement sur une preuve indiciaire, sans qu'aucun témoin n'ait vu la prise des produits ni que les images de vidéosurveillance la documentent, et si une telle preuve suffit à renverser la présomption d'innocence.
Le raisonnement de la Cour s'articule autour de trois points :
1. **La recevabilité de la preuve indiciaire.** La Cour admet son aptitude à constituer une preuve à charge. Elle reprend les conditions dégagées par la STC 110/2007 du 7 septembre, citée sans précision d'ordre juridictionnel dans la décision : les indices doivent reposer sur des faits pleinement prouvés et non sur de simples soupçons ; le fait délictueux doit pouvoir se déduire d'un raisonnement logique et raisonné ; les indices doivent conduire « de manière naturelle et claire » à la conclusion retenue, c'est-à-dire rendre significativement plus prob
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 30 de setembre del 2024 - ROJ: STSJAD 37/2024
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Juridiction andorrane, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, STSJAD 37/2024 (30 septembre 2024)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 37/2024, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 30 septembre 2024 (ECLI:AD:TSJADAD:2024:37) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Une salariée affectée au nettoyage d'un supermarché, dont le texte désigne la prévenue tantôt par le nom de « Vara », tantôt par l'initiale « M. » (la décision ne permet pas de trancher cette divergence de dénomination), est surprise par le responsable de sécurité alors qu'elle transfère des produits alimentaires d'un sac de déchets noir vers un autre sac. Les faits retenus en première instance indiquent qu'elle avait accès à la zone réservée au personnel, qu'elle avait dissimulé un sac de courses au premier étage, derrière une porte, et qu'elle comptait le récupérer en fin de journée pour quitter les lieux par l'ascenseur du personnel sans passer par les caisses. Une partie des produits réfrigérés n'a pu être récupérée, la chaîne du froid ayant été rompue.
Par sentence du 8 mai 2024, le Tribunal de Corts a condamné l'intéressée, comme autrice, à une amende de 97,66 euros pour contravention pénale de vol d'une valeur non supérieure à 600 euros, ainsi qu'aux dépens, et à indemniser le commerçant à hauteur de 48,83 euros, majorés des intérêts légaux, au titre de la responsabilité civile.
L'appelante sollicite la révocation partielle de la sentence et son acquittement. Elle soutient que la preuve de la soustraction fait défaut, les produits saisis lui ayant été, selon elle, offerts par une personne inconnue, décrite seulement comme « française » d'après son accent. Le Ministère public conclut à la confirmation intégrale. La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia statue le 30 septembre 2024 (sentence n° 23-2024), en formation de trois magistrats, la ponente étant Mme Fátima Ramírez Souto.
Question de droit
La question posée est de savoir si une condamnation pour contravention de vol peut reposer exclusivement sur une preuve indiciaire, sans qu'aucun témoin n'ait vu la prise des produits ni que les images de vidéosurveillance la documentent, et si une telle preuve suffit à renverser la présomption d'innocence.
Le raisonnement de la Cour s'articule autour de trois points :
La recevabilité de la preuve indiciaire. La Cour admet son aptitude à constituer une preuve à charge. Elle reprend les conditions dégagées par la STC 110/2007 du 7 septembre, citée sans précision d'ordre juridictionnel dans la décision : les indices doivent reposer sur des faits pleinement prouvés et non sur de simples soupçons ; le fait délictueux doit pouvoir se déduire d'un raisonnement logique et raisonné ; les indices doivent conduire « de manière naturelle et claire » à la conclusion retenue, c'est-à-dire rendre significativement plus prob
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 30 de setembre del 2024 - ROJ: STSJAD 37/2024 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat contra la sentència de data 8 de maig del 2024 dictada pel Tribunal de Corts en la Causa i Rotlle de referència, seguida per una contravenció penal de furt per un valor no superior a 600 EUR. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Fátima Ramírez Souto. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 30 septembre 2024 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Tribunal Superior de Justícia Sala Penal
TSJP.- Recurs general 0000057/2024 ORIGEN.- Contravencions Penals 6000017/2024 - 0
NIG: 5300543220230001972
SENTÈNCIA 23-2024
PARTS:
Apel·lant: Sra. Vara
Advocada: Sra. Machado
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Andorra la Vella, trenta de setembre de dos mil vint-i-quatre.
En el recurs d'apel·lació interposat contra la sentència de data 8 de maig del 2024 dictada pel Tribunal de Corts en la Causa i Rotlle de referència, seguida per una contravenció penal de furt per un valor no superior a 600 EUR. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Fátima Ramírez Souto.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: El Tribunal de Corts va dictar Sentència de data 8 de maig de 2024 amb la següent part dispositiva:
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° TSJP 0000057/2024 — Décision commentée
"Primer.- Condemnar a Vara com a responsable penalment en concepte d'autora d'una contravenció penal de furt per un valor no superior a 600 EUR, a la pena de MULTA DE NORANTA-SET EUROS AMB SEIXANTA-SIS CÈNTIMS (97'66 EUR), així com al pagament de les despeses processals causades.
Segon.- Condemnar a Vara a indemnitzar a Ramirez, en l'import de QUARANTA-VUIT EUROS AMB VUITANTA-TRES CÈNTIMS, incrementats amb l'interès legal, en concepte de responsabilitat civil».
II.- RESULTANT: La Sentència es recolza en els següents fets provats:
"que el 8 de març del 2023 M. treballava com a empleada de neteja, destinada als Ramirez, i en aquesta qualitat tenia accés a la zona restringida de personal. Durant la seva jornada laboral agafà diferents productes d'alimentació, però enlloc de sortir per la zona de caixes fent efectiu els mateixos, els va posar dins d'una bossa negra d'escombraries, passà per la zona d'empleats que té un accés prop de la carnisseria i anà dipositant els mateixos dins d'una bossa de compra que havia deixat amagada a la primera planta, a l'escala de personal, darrera una porta, el que li hauria permès recuperar la bossa amb els aliments en acabar la seva jornada laboral i marxar per l'ascensor de personal sense haver de passar per la zona de caixes. M. no arribà a abandonar l'edifici en ser controlada pel responsable de seguretat en el moment en que passava les coses de la bossa d'escombraries a l'altra. Part dels aliments pogueren ser recuperats per l'establiment que reclama l'import de 48'83 EUR corresponents a aquells aliments refrigerats que no pogueren ser recuperats en haver-se trencat la cadena del fred".
III.- RESULTANT: La representació lletrada de la Sra. Vara formula recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència i sol·licita que es revoqui parcialment la sentència objecte de recurs i s'absolgui a la seva defensada de la contravenció penal de furt per la qual ha estat condemnada.
Impugna la defensa de la Sra. M. la sentència que la condemna com a autora d'una contravenció penal de furt, al·legant la falta de prova acreditativa que sostragués els productes que es van trobar en possessió de la mateixa.
IV.-RESULTANT: El MINISTERI FISCAL per informe de data 17 de juny de 2024, s'oposa al recurs formulat i interessa la confirmació íntegra de la resolució objecte de recurs.
El MINISTERI FISCAL entén que la condemna ha estat pronunciada de manera motivada, que s'han valorat raonablement els mitjans de prova i s'ha imposat una pena ponderada i suficient tenint en compte la gravetat dels fets.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: La representació de Vara impugna la sentència que la condemna com a autora d'una contravenció penal de furt, al·legant la falta de prova acreditativa que sostragués els productes que es van trobar en possessió de la recurrent i que, per tant, desvirtués la versió de la Sra. M., qui va al·legar que li van ser regalats per una senyora de la que només va poder dir que era francesa per l'accent, li va regalar els productes per ajudar-la en conèixer les dificultats econòmiques que tenia, arran del accident del seu marit.
És cert que ningú va veure a la Sra. M. agafant els productes i tampoc hi ha imatges gravades que així ho reflecteixin. Per això la sentència, encara que no ho digui, sustenta la autoria de la recurrent en una sèrie de fets dels quals conclou com a conseqüència lògica i natural dels mateixos que va ser la recurrent qui va sostreure els productes propietat dels Ramirez, és a dir, en prova indiciària, l'aptitud de la qual per constituir prova de càrrec per enervar la presumpció d'innocència és admesa per aquesta Sala.
Així, el Tribunal Constitucional -STC 110/2007 de 7 de setembre- considera plenament compatible la prova indiciària amb el dret a la presumpció d'innocència "sempre que els indicis es basin en fets plenament provats i no en meres sospites i sempre que els fets constitutius del delicte es puguin deduir d'aquests indicis a través d'un procés d'inferència raonat i lògic, en el sentit de que els indicis portin de manera natural i clara a la conclusió assolida, és a dir que no es basin en un raonament obert o indeterminat, de manera que sigui significament més probable que els fets haguessin succeït d'una altra manera".
II.- CONSIDERANT: La sentència sustenta l'autoria de la recurrent en els següents fets:
-la possessió per la Sra. M. d'una sèrie de productes que no havien estat abonats, segons va manifestar el responsable de seguretat Almansa, qui la va sorprendre passant productes d'una bossa a una altra en una zona reservada al personal;
-el pas de la recurrent per la zona de personal que dona accés directe al departament d'alimentació sense necessitat de passar per caixa després de recollir la comanda de la carnisseria, portant una bossa negra d'escombraries, segons les imatges gravades per les càmeres de seguretat de l'establiment;
-l'adquisició el mateix dia dels aliments de carnisseria poc abans que la Sra. M. sortís de la zona d'alimentació pel muntacàrregues i la manca de la resta dels productes de les estanteries segons es va poder comprovar a l'inventari; i
-la versió inversemblant que va donar la Sra. M. per justificar la possessió dels productes, manifestant que una senyora de la que només va poder dir que era francesa per l'accent, li va regalar els productes per ajudar-la en conèixer les dificultats econòmiques que tenia, arran del accident del seu marit.
No es qüestiona per la part recurrent que la Sra. M. estava en possessió dels productes que el Sr. R. va dir que li va trobar i que són els que consten als folis 7 i 8 de la causa.
Partint d'aquest fet, que aquests productes van ser agafats per la Sra. M. sense abonar el seu preu esdevé una conclusió lògica i raonable sustentada en el fet que aquets productes no havien estat abonats, segons resulta de l'inventari que es va fer, que els guardava en una zona reservada al personal a la que tenia accés des de la zona d'alimentació sense necessitat de passar per caixa i que no va donar una explicació raonable per justificar la possessió dels productes que pogués operar como una alternativa a haver-los agafat sense pagar el seu preu.
I és que no resulta raonable i manca de tota lògica, que una persona desconeguda anés donant a la recurrent de forma aleatòria productes del supermercat del magatzem en assabentar-se de les seves necessitats econòmiques, sense preguntar-li què es el que necessitava, quan molts d'aquests productes no eren de primera necessitat -com el vi, la crema facial, la colònia, un ambientador, un llevataps- i quan, en el cas de la carn, el tiquet de carnisseria no havia estat passat per caixa, segons va dir el Sr. R. No té cap sentit que si es vol ajudar a una altra persona se li donin productes que no ha pagat.
III.-CONSIDERANT: Les al·legacions de la part recurrent no qüestionen la correcció de la conclusió de l'autoria de la recurrent de la contravenció penal per la qual ha estat condemnada.
Així
-tot i que no consta aportat l'inventari per acreditar que els productes que li van trobar a la Sra. M. no havien estat pagats, així consta a les dos factures expedides per P. -folis 7 i 8- i ho va ratificar el Sr. R. a l'acte del judici. Especialment significatiu és el cas dels productes de carnisseria, ja que aquell va manifestar que el tiquet de carnisseria estava en la bossa i no havia estat passat per caixa, prova evident que no havien estat pagats els productes adquirits a la carnisseria.
-que els empleats de la carnisseria no recordessin la clienta que va fer la compra, fet manifestat pel Sr. R., no significa que no pogués ser la Sra. M. perquè no sabem quins eren els empleats i si, per tant, la coneixien i, segon resulta de les imatges gravades, no portava cap uniforme que la identifiqués com a empleada ja sigui de l'establiment o de l'empresa que feia la neteja.
-la bossa d'escombraries negra que es veu a les imatges és de quin interior després va veure el Sr. R. a la Sra. M. traient productes que després ficava dintre d'altres bosses, de forma que aquella bossa no contenia productes de neteja.
-que la policia manifestés en el seu informe que no havien trobat prova suficient per constatar la sostracció per la Sra. M. dels productes que se li van trobar és una conclusió policial i la prova indiciària existent permet arribar a la conclusió que va ser l'acusada qui va sostraure els productes.
-si no es van aportar les imatges de les càmeres de seguretat en las que es veiés a la recurrent agafar la comanda de la carnisseria no és perquè no es visualitzessin sinó perquè, como va dir el Sr. R., aquella zona no té càmeres.
La condemna de la recurrent es sustenta en prova de càrrec apta y suficient per enervar la seva presumpció d'innocència i, per tant, el recurs es desestima.
IV.- CONSIDERANT: La sentència recorreguda ha de ser confirmada, amb la imposició de les costes processals causades a la recurrent.
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs interposat per la representació lletrada de Vara contra la sentència dictada pel Tribunal de Corts en data 8 de maig de 2024.
2- CONFIRMAR la resolució objecte de recurs.
3.- Imposar a la recurrent les despeses processals d'aquesta segona instància.
signem.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i