STSJAD ANDORRA, a 16 de febrer del 2024 - ROJ: STSJAD 98/2024
Irrecevabilité
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé16 février 2024
NuméroTSJA 0000013/2023
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 16 février 2024 (STSJAD 98/2024)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ : STSJAD 98/2024 ; ECLI:AD:TSJADAD:2024:98) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La présente affaire naît d'une mesure d'exécution forcée visant le patrimoine d'un particulier placé en cessation de paiements et en faillite personnelle. Par une diligence d'embargament du 14 décembre 2020, la Commune d'Andorre-la-Vieille (Comú d'Andorra la Vella) a procédé au recouvrement de tributs et de sanctions pour un montant global de 535,04 EUR. L'administratrice judiciaire du débiteur a formé un recours contre cette diligence, qui a été rejeté par la Comissió Tècnica Tributària le 26 février 2021. Elle a alors saisi la Section administrative du Tribunal de Batlles.
Par une sentence du 10 janvier 2023, cette juridiction a fait droit à la demande et annulé la diligence d'embargo, tout en précisant que la dette fiscale pourrait être présentée et admise, sans majorations ni intérêts, auprès de l'administratrice judiciaire.
Le Gouvernement d'Andorre a interjeté appel contre cette sentence. Il soutenait, en substance, que le Décret du 4 octobre 1969 sur la cessation de paiements et les faillites ne viserait que les dettes de nature commerciale, à l'exclusion des dettes personnelles, que le délai de trente jours prévu à l'article 35 de ce décret ne pouvait être respecté s'agissant de créances postérieures à la déclaration de faillite, et que la Loi de bases de l'ordre fiscal et la Loi des finances communales, postérieures au décret, n'incluraient pas la déclaration de faillite parmi les motifs d'opposition à un embargo.
La Commune, qui n'avait pas elle-même interjeté appel, s'est adhérée aux moyens du Gouvernement, tout en reconnaissant que la quantité en litige était inférieure à 1 500 EUR et que la résolution du recours présentait un intérêt pour fixer un critère sur la question litigieuse. L'administratrice judiciaire a conclu à la confirmation intégrale de la sentence attaquée, en invoquant le principe de suspension des actions individuelles des créanciers et la règle de la *par conditio creditorum*. Les parties ont ensuite été dispensées de l'audience orale au profit d'une procédure par conclusions écrites.
## Question de droit
La question préalable, soulevée par la Commune, portait sur la recevabilité de l'appel du Gouvernement au regard de la valeur de la prétention. Le juge devait déterminer si l'appel était recevable lorsque le litige portait sur une somme inférieure au seuil légal de 1 500 EUR.
Cette question en appelait une seconde : quelle conséquence tirer, au stade de l'appel, d'une fin de non-recevoir qui n'avait pas été relevée en première instance ? Il s'agissait de savoir si l'irrecevabilité devait être prononcée, ou si elle pouvait conduire au rejet de l'appel sur le fond.
Le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur les moyens tirés du Décret de 1969, ni sur l'applicabilité de ce texte aux dettes personnelles ou fiscales postérieures à la faillite.
## Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur de justice retient que l'appel est inadmissible. Il se fonde sur l'article 47.1 de la Loi de procédure contentieuse-administrative, qui exclut l'appel des sentences rendues en matière de quantité inférieure à 1 500 euros. Il applique en outre l'article 7.1.a) de la même loi, selon lequel la valeur économique d'une prétention tendant à l'annulation d'un acte se détermine par son contenu économique. La quantité du procès est donc égale au montant de la diligence d'embargo, soit 535,04 EUR.
Le tribunal relève ensuite que cette cause d'irrecevabilité n'avait pas été appréciée en première instance. Il estime que, au stade de l'appel
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 16 de febrer del 2024 - ROJ: STSJAD 98/2024
Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 16 février 2024 (STSJAD 98/2024)
La présente affaire naît d'une mesure d'exécution forcée visant le patrimoine d'un particulier placé en cessation de paiements et en faillite personnelle. Par une diligence d'embargament du 14 décembre 2020, la Commune d'Andorre-la-Vieille (Comú d'Andorra la Vella) a procédé au recouvrement de tributs et de sanctions pour un montant global de 535,04 EUR. L'administratrice judiciaire du débiteur a formé un recours contre cette diligence, qui a été rejeté par la Comissió Tècnica Tributària le 26 février 2021. Elle a alors saisi la Section administrative du Tribunal de Batlles.
Par une sentence du 10 janvier 2023, cette juridiction a fait droit à la demande et annulé la diligence d'embargo, tout en précisant que la dette fiscale pourrait être présentée et admise, sans majorations ni intérêts, auprès de l'administratrice judiciaire.
Le Gouvernement d'Andorre a interjeté appel contre cette sentence. Il soutenait, en substance, que le Décret du 4 octobre 1969 sur la cessation de paiements et les faillites ne viserait que les dettes de nature commerciale, à l'exclusion des dettes personnelles, que le délai de trente jours prévu à l'article 35 de ce décret ne pouvait être respecté s'agissant de créances postérieures à la déclaration de faillite, et que la Loi de bases de l'ordre fiscal et la Loi des finances communales, postérieures au décret, n'incluraient pas la déclaration de faillite parmi les motifs d'opposition à un embargo.
La Commune, qui n'avait pas elle-même interjeté appel, s'est adhérée aux moyens du Gouvernement, tout en reconnaissant que la quantité en litige était inférieure à 1 500 EUR et que la résolution du recours présentait un intérêt pour fixer un critère sur la question litigieuse. L'administratrice judiciaire a conclu à la confirmation intégrale de la sentence attaquée, en invoquant le principe de suspension des actions individuelles des créanciers et la règle de la par conditio creditorum. Les parties ont ensuite été dispensées de l'audience orale au profit d'une procédure par conclusions écrites.
Question de droit
La question préalable, soulevée par la Commune, portait sur la recevabilité de l'appel du Gouvernement au regard de la valeur de la prétention. Le juge devait déterminer si l'appel était recevable lorsque le litige portait sur une somme inférieure au seuil légal de 1 500 EUR.
Cette question en appelait une seconde : quelle conséquence tirer, au stade de l'appel, d'une fin de non-recevoir qui n'avait pas été relevée en première instance ? Il s'agissait de savoir si l'irrecevabilité devait être prononcée, ou si elle pouvait conduire au rejet de l'appel sur le fond.
Le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur les moyens tirés du Décret de 1969, ni sur l'applicabilité de ce texte aux dettes personnelles ou fiscales postérieures à la faillite.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur de justice retient que l'appel est inadmissible. Il se fonde sur l'article 47.1 de la Loi de procédure contentieuse-administrative, qui exclut l'appel des sentences rendues en matière de quantité inférieure à 1 500 euros. Il applique en outre l'article 7.1.a) de la même loi, selon lequel la valeur économique d'une prétention tendant à l'annulation d'un acte se détermine par son contenu économique. La quantité du procès est donc égale au montant de la diligence d'embargo, soit 535,04 EUR.
Le tribunal relève ensuite que cette cause d'irrecevabilité n'avait pas été appréciée en première instance. Il estime que, au stade de l'appel
Sentència
Tribunal Superior de Justícia
Sala Administrativa
TSJA.- 0000013/2023 ORIGEN.- 2000024/2021 - 0
NIG: 5300545320210000050
SENTÈNCIA 6-2024
PARTS:
Apel·lant: GOVERN D'ANDORRA Representant: Sra. Ropero Advocada: Sra. Olmo
Apel·lat: COMÚ D'ANDORRA LA VELLA
Representant: Sra. Agullo Advocada: ídem
Apel·lat: Sra. Serra Administradora Judicial del Sr. Farré Representant: ídem
Advocada: Sra. Escolano
Andorra la Vella, el 16 de febrer de 2024.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000024/2021.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° TSJA 0000013/2023 — Décision commentée
1.- La Sra. Serra, actuant en qualitat d'administradora judicial de la cessació de pagaments i fallida personal del Sr. Farré, va interposar demanda contra el Govern i el Comú d'Andorra la Vella, en què impugnava la resolució de la Comissió Tècnica Tributària de 26 de febrer de 2021, que havia desestimat el recurs formulat contra la diligència d'embargament emesa per l'Administració comunal el 14 de desembre de 2020, relativa al deute originat per diversos tributs i sancions, per un import global de 535,04 EUR.
La sentència de 10 de gener de 2023 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va estimar la demanda, anul·lant la diligència d'embargament impugnada, sens perjudici que el deute tributari pugui ser presentat i admès, sense recàrrecs ni interessos, a l'administradora judicial.
2.- La representació del Govern ha interposat recurs d'apel·lació contra la referida sentència de la Batllia, el qual es fonamenta, en síntesi, en les següents al·legacions:
El Decret de 4 d'octubre de 1969, sobre cessació de pagaments i fallides, només regula els deutes de naturalesa comercial, i no inclou els deutes personals com els exigits pel Comú d'Andorra la Vella.
No es pot complir el termini de 30 dies que preveu l'article 35 del Decret de 1969, ja que es tracta de deutes posteriors a la declaració de fallida.
La Llei de bases de l'ordenament tributari i la Llei de finances comunals són disposicions posteriors i no inclouen la declaració de fallida com un dels motius d'oposició a l'embargament.
3.- La representació del Comú d'Andorra la Vella, tot i no haver formulat recurs d'apel·lació, s'adhereix als arguments del Govern. Considera que, tot i que el procés és de quantia inferior a 1.500 EUR, és transcendental resoldre el recurs per establir un criteri sobre la qüestió litigiosa.
4.- La Sra. Serra s'ha oposat al recurs i ha sol·licitat que es confirmi íntegrament la sentència apel·lada, en base als següents arguments:
El Decret de 1969 estableix com a principi general la suspensió de les accions individuals dels creditors quan les mateixes s'adrecen contra persones sotmeses a un procediment concursal, sens perjudici dels crèdits privilegiats.
Els articles 14 a 16 del Decret de 1969 no fan cap distinció relativa al tractament que s'ha de donar als crèdits en funció de quina sigui la seva naturalesa, ja que tots ells han de formar part de la massa, segons la regla de la par conditio creditorum.
Un cop decretat el procediment concursal l'any 2016, l'Administració no podia iniciar l'any 2019 un procediment d'execució al marge de la fallida, sinó que havia de presentar els crèdits a l'administració judicial.
5.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Com s'ha exposat en els antecedents, el present procés versa sobre la legalitat de la resolució de la Comissió Tècnica Tributària de 26 de febrer de 2021, que havia desestimat el recurs formulat contra la diligència d'embargament emesa pel Comú d'Andorra la Vella el 14 de desembre de 2020, relativa al deute originat per diversos tributs i sancions, per un import global de 535,04 EUR.
Com a qüestió prèvia, s'ha d'examinar la qüestió plantejada per la representació del Comú, relativa a si el recurs d'apel·lació que formula el Govern és o no admissible, en funció de la quantia de la pretensió que s'articula en aquest procés.
Segons l'article 47 de la Llei del Procediment Contenciós Administratiu, són susceptibles de recurs les sentències dictades per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, excepte les que resolguin assumptes de quantia inferior a 1.500 euros.
En el present supòsit, s'impugna la resolució de la Comissió Tècnica Tributària que va confirmar una diligència d'embargament per un import de 535,04 EUR, que es va emetre per al cobrament de diversos tributs i sancions. En conseqüència, és evident que la quantia del procés és inferior al llindar que fixa el referit precepte per permetre la interposició d'un recurs d'apel·lació, de manera que el que formula el Govern és efectivament inadmissible.
Cal tenir en compte que l'article 7.1.a) de la Llei del Procediment Contenciós Administratiu disposa expressament que, per tal de fixar el valor econòmic de la pretensió, quan se sol·liciti l'anul·lació d'un acte, s'ha d'atendre al seu contingut econòmic. D'aquesta manera, la quantia del procés ve determinada per l'import de la diligència d'embargament de 535,04 euros, que és inferior al límit establert per l'article 47.1 de la referida Llei.
Atès que aquesta causa d'inadmissibilitat no es va apreciar inicialment, en aquest tràmit la mateixa es converteix en causa de desestimació del recurs.
En definitiva, atès que la quantia del procés no supera el llindar que estableix l'article 47.1 de la Llei del Procediment Contenciós Administratiu, procedeix desestimar el recurs i confirmar la sentència apel·lada en els seus propis termes.
Tercer.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en aquesta instància, d'acord amb l'article 8.1 de la Llei processal administrativa.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa el Govern contra la sentència dictada el 10 de gener de 2023 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles.
Segon.- No efectuar un especial pronunciament sobre les costes causades.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramès testimoni al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa, per al seu coneixement i execució, ho acordem, manem i signem.