I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 182/2024 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 mars 2024 (recurs 263/2023)
Décision commentée : STSJAD 182/2024, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, sentència n° 000052/2024, 20 mars 2024, ECLI:AD:TSJADAD:2024:182 (Lire sur source officielle)
Référence canonique fournie : « Juridiction andorrane, — ». La référence ci-dessus est reconstituée à partir de l'en-tête du texte intégral.
Faits et procédure
Une compagnie d'assurances, subrogée dans les droits de son assuré, M. Julián, a introduit une action en recouvrement contre la société Conde, auteur d'un sinistre par infiltration d'eau. La demande, formée le 10 octobre 2022, portait sur 3 919,54 euros, avec intérêts au taux légal à compter de plusieurs paiements partiels effectués en mars, juin et juillet 2022. Elle a été amplifiée le 17 janvier 2023 à hauteur de 900,37 euros, correspondant à des dégâts sur le revêtement mural de la cuisine-salle à manger.
La défenderesse ne contestait ni la survenance ni la cause du sinistre. Elle soutenait en revanche que l'indemnisation devait être réduite de deux manières : un abattement de 25 % sur les travaux de plâtre et de peinture, au motif que ces éléments avaient plus de cinq ans, et un abattement de 50 % sur les meubles et effets personnels, au motif que leur valeur de revente n'excéderait pas ce montant sur le marché de l'occasion. Elle sollicitait la fixation de l'indemnité à 2 922,08 euros, l'exclusion des intérêts et des dépens.
Par sentence du 21 juillet 2023, la juge d'instance a fait droit à la demande de manière intégrale et condamné la société Conde à verser 1 897,83 euros, assortis des intérêts légaux, ainsi qu'aux dépens. Le texte ne précise pas les motifs détaillés de cette décision au-delà de ceux repris par la juridiction d'appel.
La société Conde a interjeté appel. Elle faisait valoir que les dommages devaient être affectés d'un abattement, en invoquant une réforme de l'appartement intervenue environ un an avant le sinistre, et qu'un abattement minimal de 50 % devait s'appliquer aux meubles. Elle invoquait également un enrichissement injuste du bénéficiaire de l'indemnisation et sollicitait la réduction de la condamnation à 675,27 euros, sans dépens. La compagnie Julián a conclu à la confirmation.
Question de droit
La question soulevée par le litige tient à la méthode d'évaluation de la réparation d'un dommage mobilier et immobilier : un abattement pour vétusté ou pour dépréciation peut-il être appliqué aux éléments endommagés, alors que l'assureur demande une indemnisation intégrale du préjudice ?
Plus précisément, le Tribunal devait déterminer :
- si la mise en œuvre du principe de la restitutio in integrum exclut la prise en compte d'une dépréciation dont le fondement n'est pas établi ;
- si l'application d'un abattement fondé sur l'âge de l'élément, ou sur sa valeur de seconde main, est juridiquement justifiée lorsque l'usure par l'usage n'est pas démontrée ;
- si l'indemnisation intégrale produit un enrichissement injuste au profit de la victime.
La décision ne cite aucune disposition légale précise du droit andorran des obligations ou des assurances. Les fondements normatifs de la solution ne sont donc pas identifiables dans le texte fourni (non précisé dans la décision). Le Tribunal se réfère au seul principe de réparation intégrale, qu'
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Andorra la Vella, el 20 de març del 2024. En nom del Poble Andorrà.- »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 20 de març del 2024 - ROJ: STSJAD 182/2024 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 20 mars 2024 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TSJC.- 0000263/2023 ORIGEN: 6000192/2022 - 0
NIG: 5300542120220002050
PARTS:
Apel·lant: Conde
Representant: Sra. Sainz
Advocada: Sra. Barberá
Apel·lat: Julián
Representant: Sr. Pino
Advocada: Sra. Manso
OBJECTE: Reclamació de quantitat entre assegurances: indemnització per danys d'aigua. Restitutio in integrum. Aplicabilitat del demèrit en la valoració de la reparació
SENTÈNCIA 000052/2024
Andorra la Vella, el 20 de març del 2024. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.