STSJAD ANDORRA, a 22 d'abril del 2024 - ROJ: STSJAD 211/2024
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé22 avril 2024
Numéro314/2023
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 211/2024 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 avril 2024)
> Décision commentée : STSJAD 211/2024, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 avril 2024 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Les époux Pastor et Pla ont présenté, le 12 janvier 2023, une demande en divorce par consentement mutuel. Le convention de séparation homologuée en 2021 prévoyait notamment l'attribution de la garde des deux filles communes à la mère, une pension alimentaire de 600 EUR mensuels à la charge du père, indexée sur l'IPC, et une répartition à parts égales (50 %/50 %) des dépenses extraordinaires engagées pour les enfants. La convention définissait en outre la notion de dépense extraordinaire.
Le juge d'instance a prononcé le divorce et approuvé les mesures figurant dans la convention. Le Ministère public (Ministeri Fiscal) a interjeté appel. Il soutenait que la capacité contributive des parents justifiait une répartition de 63 % à la charge de la mère et de 37 % à la charge du père, et que le déséquilibre entre eux pouvait porter atteinte aux droits des enfants et à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Les époux se sont opposés à l'appel. Ils faisaient valoir que la répartition de 50 % ne compromettait pas la couverture des dépenses, qu'elle résultait d'une négociation menée avec l'assistance de conseils, que la disparité de revenus préexistait à la séparation sans avoir été contestée par le Ministère public, et qu'une éventuelle insuffisance devait conduire à demander une augmentation de la pension alimentaire plutôt qu'à remettre en cause la répartition des dépenses extraordinaires.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était saisie de l'appel formé contre le jugement de divorce.
## Question de droit
La question posée était de savoir si une répartition à parts égales des dépenses extraordinaires, convenue par les parents dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel, peut être écartée par le juge lorsqu'il existe une disparité de revenus entre les parents, au motif que cette répartition pourrait porter atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Deux points de droit se trouvaient ainsi en jeu. Le premier concernait le contrôle judiciaire des stipulations conventionnelles relatives aux charges de l'enfant. Le second portait sur la mesure dans laquelle la capacité contributive respective des parents doit être prise en compte pour apprécier cette répartition. La décision ne précise pas le fondement législatif spécifique invoqué par les parties ou retenu par la juridiction (non précisé dans la décision).
## Solution et dispositif
La Cour rappelle d'abord que l'intérêt supérieur de l'enfant doit guider toute décision judiciaire et que la répartition des dépenses extraordinaires peut affecter son développement comme ses intérêts. Elle relève ensuite l'existence d'une différence de capacité contributive entre les parents dès 2021, date de la convention initiale, et l'établissement, pour l'année 2023, d'une rémunération brute moyenne plus élevée pour le père, sans que cette différence soit toutefois stabilisée puisque le père alléguait une réduction de ses heures supplémentaires.
Elle constate toutefois qu'il ne ressort pas du dossier que cette répartition ait causé un préjudice aux parents ou aux enfants, ni à leur bon développement. Elle relève que la fille concernée a atteint la majorité à la date de l'arrêt. Elle ajoute que la disparité salariale avait été prise en compte par les parties et leurs conseils lors de la négociation, et qu'aucune situation particulière justifiant une protection renforcée n'était établie.
Elle précise néanmoins que l'accord entre les parents sur la répartition des obligations économiques ne suffit pas, à l
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 22 d'abril del 2024 - ROJ: STSJAD 211/2024
STSJAD 211/2024 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 avril 2024)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 211/2024, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 avril 2024 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux Pastor et Pla ont présenté, le 12 janvier 2023, une demande en divorce par consentement mutuel. Le convention de séparation homologuée en 2021 prévoyait notamment l'attribution de la garde des deux filles communes à la mère, une pension alimentaire de 600 EUR mensuels à la charge du père, indexée sur l'IPC, et une répartition à parts égales (50 %/50 %) des dépenses extraordinaires engagées pour les enfants. La convention définissait en outre la notion de dépense extraordinaire.
Le juge d'instance a prononcé le divorce et approuvé les mesures figurant dans la convention. Le Ministère public (Ministeri Fiscal) a interjeté appel. Il soutenait que la capacité contributive des parents justifiait une répartition de 63 % à la charge de la mère et de 37 % à la charge du père, et que le déséquilibre entre eux pouvait porter atteinte aux droits des enfants et à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Les époux se sont opposés à l'appel. Ils faisaient valoir que la répartition de 50 % ne compromettait pas la couverture des dépenses, qu'elle résultait d'une négociation menée avec l'assistance de conseils, que la disparité de revenus préexistait à la séparation sans avoir été contestée par le Ministère public, et qu'une éventuelle insuffisance devait conduire à demander une augmentation de la pension alimentaire plutôt qu'à remettre en cause la répartition des dépenses extraordinaires.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était saisie de l'appel formé contre le jugement de divorce.
Question de droit
La question posée était de savoir si une répartition à parts égales des dépenses extraordinaires, convenue par les parents dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel, peut être écartée par le juge lorsqu'il existe une disparité de revenus entre les parents, au motif que cette répartition pourrait porter atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Deux points de droit se trouvaient ainsi en jeu. Le premier concernait le contrôle judiciaire des stipulations conventionnelles relatives aux charges de l'enfant. Le second portait sur la mesure dans laquelle la capacité contributive respective des parents doit être prise en compte pour apprécier cette répartition. La décision ne précise pas le fondement législatif spécifique invoqué par les parties ou retenu par la juridiction (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
La Cour rappelle d'abord que l'intérêt supérieur de l'enfant doit guider toute décision judiciaire et que la répartition des dépenses extraordinaires peut affecter son développement comme ses intérêts. Elle relève ensuite l'existence d'une différence de capacité contributive entre les parents dès 2021, date de la convention initiale, et l'établissement, pour l'année 2023, d'une rémunération brute moyenne plus élevée pour le père, sans que cette différence soit toutefois stabilisée puisque le père alléguait une réduction de ses heures supplémentaires.
Elle constate toutefois qu'il ne ressort pas du dossier que cette répartition ait causé un préjudice aux parents ou aux enfants, ni à leur bon développement. Elle relève que la fille concernée a atteint la majorité à la date de l'arrêt. Elle ajoute que la disparité salariale avait été prise en compte par les parties et leurs conseils lors de la négociation, et qu'aucune situation particulière justifiant une protection renforcée n'était établie.
Elle précise néanmoins que l'accord entre les parents sur la répartition des obligations économiques ne suffit pas, à l
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000314/2023 ORIGEN: 5000016/2023 - 0
NIG: 5300542120230000064
PARTS:
Apel·lant: MINISTERI FISCAL
Apel·lat: Srs. Pastor i Pla
Advocat: Sra. Vall
OBJECTE: FAMILIA: Divorci: repartiment del percentatge de participació dels progenitors en les despeses extraordinàries generades pel fill menor comú, mutu acord front criteri de proporcionalitat matemàtica
SENTÈNCIA 000072/2024
Andorra la Vella, el 22 d'abril del 2024. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 314/2023 — Décision commentée
1.- En data 12 de gener de 2023, els senyors Pastor i Pla van interposar demanda de divorci de mutu acord, tot sol·licitant que es decretés el seu divorci i, -s'entén ja que no es diu en la pètita de la demanda-, que s'aprovés el conveni regulador de la seva separació -que, segons es deriva del Fet Cinquè del seu escrit de demanda, consideraven plenament vigent-. Als efectes que aquí interessa, en el conveni regulador que obra als folis 14 i ss., s'establia l'atribució a la mare de la guarda i custòdia de les filles Criado i Arcos, nascudes en data 10 de setembre de 2004 i 7 d'abril de 2006, respectivament; l'establiment d'una pensió per aliments al seu favor i a càrrec del pare d'un import de 600 EUR mensuals per ambdues filles; augmentada anyalment en funció de l'IPC; i un repartiment a raó del 50% entre els progenitors de les depeses extraordinàries generades per les mateixes. En el mateix conveni es definia els que es considerava com a despesa extraordinària.
2.- En data 4 d'octubre de 2023, el senyor Batlle d'instància dictà Sentència amb, entre altres, la següent part dispositiva:
"D E C I D E I X O :
Primer.- Estimar la demanda formulada en data 12 de gener del 2023, per part dels Srs. Pastor i Pla.
Segon.- Declarar la dissolució, per divorci, del matrimoni civil celebrat el 8 d'agost del 2003 a Sant Julià de Lòria.
Tercer.- Aprovar, com a reguladores de la situació de divorci, el conjunt de mesures que consten en el Conveni subscrit el 27 d'abril del 2021. Per tal de fer valer en dret el seu contingut s'entrega amb la present resolució dues còpies del mateix degudament legalitzades.
Quart.- Cursar el corresponent ofici al Registre Civil, un cop esdevinguda la fermesa de la present resolució, als efectes d'inscripció.
Cinquè.- No efectuar un especial pronunciament en relació a les costes judicials ocasionades."
3.- Contra l'esmentada resolució ha interposat recurs d'apel·lació el Ministeri Fiscal, en considerar, en essència, que la capacitat contributiva acreditada dels progenitors comporta que la seva participació en les despeses extraordinàries generades per la menor es fixi en la proporció de 63% a càrrec de la mare i de 37% a càrrec del pare. Altrament entén que la manca d'equilibri entre els progenitors en l'assumpció d'aquestes despeses podria desprotegir els drets de la filla i l'interès superior de l'infant.
4.- Els senyors Pastor i Pla s'oposen al recurs d'apel·lació interposat. Consideren que amb el repartiment de despeses extraordinàries acordat entre ells del 50%, no es posa en perill la seva cobertura. Que l'acord deriva d'una negociació en la que ambdós es van trobar degudament assessorats per lletrat. Que la desproporció entre ingressos ja existia al moment de la separació, no havent estat aixecada per Fiscalia, i que si el repartiment de les despeses extraordinàries no és conforme, també s'hauria d'haver sol·licitat un augment de la pensió d'aliments. Sol·liciten la seva desestimació.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Coincidim amb el criteri del Ministeri Fiscal relatiu a què l'interès superior de l'infant ha de regir tota resolució judicial i a què el repartiment de les despeses extraordinàries entre els progenitors pot incidir tant en el seu desenvolupament com en els seus interessos.
Per tant, i donat el contingut del recurs d'apel·lació per ell interposat i relatiu al percentatge de repartiment de les despeses extraordinàries del menor acordat de mutu acord entre els seus pares, procedirà analitzar si el mateix el pot arribar a perjudicar, ja sigui directament o ja sigui al seu correcte desenvolupament.
Segon.- Ja a l'any 2021, quan es va homologar el conveni de separació entre els progenitors que avui es volen també divorciar de mutu acord, el qual preveia també un import de la pensió d'aliments a favor del fill menor comú de 300 EUR mensuals i un repartiment de les despeses extraordinàries per meitats entre els pares, existia una diferència en la seva capacitat contributiva.
Més recentment s'ha acreditat que la senyora Pastor percebia un salari mensual inferior al que percebia el senyor Pla. De fet, durant l'any 2023, el salari brut de la progenitora es situava, fins al mes d'agost, en una mitja d'una quantitat aproximada de 3.364 EUR mensuals i el salari brut del senyor Pla, fins el mateix mes d'agost, en una mitja d'uns 4.148 EUR mensuals. Tot i així es preveia, segons manifesta la seva representació lletrada, que el senyor Pla deixaria de fer hores extres i que, per tant, el seu salari brut es mantindria en 2.948,67 EUR (folis 48 i 131), des de finals de l'any 2023. De ser aquest el cas, la diferència salarial actual seria mínima.
Tercer.- En tot cas, malgrat el temps transcorregut des de la Sentència de separació, que data del 2 de juny de 2021 i recollia el conveni entre les mateixes parts, i la de divorci, que ha resultant apel·lada, no consta que malgrat la diferència salarial existent entre els pares, el repartiment establert de les despeses extraordinàries entre ells hagi comportat cap problema ni als propis progenitors ni a les filles ni al seu correcte desenvolupament. De fet, a data d'avui la S ja ha assolit la majoria d'edat.
Quart.- Donades tots les circumstàncies exposades en els Fonaments de Dret anteriors, a data d'avui no apreciem el perjudici que el repartiment de les despeses extraordinàries acordat pugui comportar als senyors Pastor i Pla ni, fins i tot, a les seves filles mentre eren menors, sense perjudici de què existeixi una diferència salarial que, de ben segur, els propis progenitors i la representació lletrada d'ambdós ja van tenir en compte en establir tant el conveni de separació com el de divorci, no apreciant-se en aquest cas una especial situació que hagi de ser objecte de major protecció. El tot sense obviar, però, que l'acord entre progenitors sobre el repartiment de les obligacions econòmiques no és suficient per sí sol per evitar el pertinent control judicial, donats els interessos en joc.
Cinquè.- No hi ha lloc a efectuar especial pronunciament en relació al pagament de les despeses processals ocasionades en aquesta alçada.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat pel Ministeri Fiscal contra la Sentència dictada en data 20 d'abril de 2023 pel senyor Batlle d'instància, que confirmem.
Segon.- No efectuar especial imposició en relació al pagament de les costes judicials ocasionades en aquesta alçada.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.