STSJAD ANDORRA, a 13 de juny del 1994 - ROJ: STSJAD 34/1994
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé13 juin 1994
Numéro93/062
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 34/1994 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 13 juin 1994
> Décision commentée : STSJAD 34/1994, ECLI:AD:TSJADAD:1994:34, Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, Andorra la Vella, recours n° 93/062 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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> *Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La référence ci-dessus est reconstituée à partir des métadonnées figurant dans le texte intégral.*
## Faits et procédure
Le requérant, M. Salamanca, percevait depuis une décision du Batlle Episcopal du 15 mars 1990 une pension d'invalidité pour maladie de « Groupe I ». Par une décision de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS), il a vu rejetée sa demande tendant à l'octroi d'une pension de « Groupe II ». La date de cette décision de rejet est rapportée de manière divergente dans le texte : le 13 mars 1993 dans les antécédents de fait, le 3 mars 1993 dans la procédure et le dispositif. Le texte confirme en revanche qu'elle rejetait la demande et maintenait la décision du 29 juillet 1992 refusant une pension de Groupe II.
Saisi d'un recours, le Jutjat Administratiu i Fiscal a, par décision du 1er décembre 1993, rejeté la demande du requérant et déclaré la décision de la CASS « ajustada a dret ». Il a relevé l'absence d'éléments nouveaux justifiant une révision.
En appel, le requérant soutient que son état de santé s'est sensiblement aggravé depuis 1989. Il invoque une coxarthrose sévère de la hanche droite ayant donné lieu à intervention chirurgicale, une coxarthrose de la hanche gauche, une implantation asymétrique de la vertèbre L4 sur L5 entraînant une déviation, et une subluxation de la rotule du genou droit. La CASS répond que l'état de santé s'est stabilisé depuis la décision de 1990 et ne justifie pas de révision du degré d'invalidité.
La juridiction d'appel est saisie sur conclusions écrites (18 et 22 avril 1994). Les éléments médicaux examinés sont ceux de l'expertise présentée au dossier. Le texte ne précise pas la date ni l'auteur précis du rapport d'expertise (non précisé dans la décision).
## Question de droit
La décision pose une question principale : l'état de santé du requérant a-t-il évolué au point de justifier la révision de son indice d'invalidité, au sens de l'article 31 du Reglament Tècnic de la CASS ? Cette disposition prévoit que « en tots els casos, la tarifa serà revisada cada dos anys en funció del grau d'invalidesa ». Le juge en déduit qu'il lui appartient de déterminer si l'évolution de l'état de santé justifie la révision du degré d'invalidité (fondement second).
Une question subsidiaire, d'ordre procédural, concerne la portée des conclusions de l'expert médical. Le juge relève que l'expert s'est prononcé sur les conséquences juridiques de ses constatations, alors que cette appréciation relève de la compétence exclusive des juridictions. Il en tire que le tribunal n'est pas lié par ces conclusions (fondement quart).
La compétence de la Sala Administrativa est fondée sur l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia (fondement premier).
## Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel. Il retient que les constatations médicales établissent l'absence de modification substantielle de l'état du requérant depuis 1990, ce qui exclut la révision du degré d'incapacité. Il relève notamment que l'expert indique que les interventions chirurgicales ont plutôt amélioré l'état général, et que les considérations relatives à la situation sociale et au quotient intellectuel du requérant avaient déjà été prises en compte dans la décision de 1990 (fondements cinquième et sixième).
Le dispositif est le suivant
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 13 de juny del 1994 - ROJ: STSJAD 34/1994
STSJAD 34/1994 : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 13 juin 1994
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 34/1994, ECLI:AD:TSJADAD:1994:34, Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, Andorra la Vella, recours n° 93/062 (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La référence ci-dessus est reconstituée à partir des métadonnées figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
Le requérant, M. Salamanca, percevait depuis une décision du Batlle Episcopal du 15 mars 1990 une pension d'invalidité pour maladie de « Groupe I ». Par une décision de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS), il a vu rejetée sa demande tendant à l'octroi d'une pension de « Groupe II ». La date de cette décision de rejet est rapportée de manière divergente dans le texte : le 13 mars 1993 dans les antécédents de fait, le 3 mars 1993 dans la procédure et le dispositif. Le texte confirme en revanche qu'elle rejetait la demande et maintenait la décision du 29 juillet 1992 refusant une pension de Groupe II.
Saisi d'un recours, le Jutjat Administratiu i Fiscal a, par décision du 1er décembre 1993, rejeté la demande du requérant et déclaré la décision de la CASS « ajustada a dret ». Il a relevé l'absence d'éléments nouveaux justifiant une révision.
En appel, le requérant soutient que son état de santé s'est sensiblement aggravé depuis 1989. Il invoque une coxarthrose sévère de la hanche droite ayant donné lieu à intervention chirurgicale, une coxarthrose de la hanche gauche, une implantation asymétrique de la vertèbre L4 sur L5 entraînant une déviation, et une subluxation de la rotule du genou droit. La CASS répond que l'état de santé s'est stabilisé depuis la décision de 1990 et ne justifie pas de révision du degré d'invalidité.
La juridiction d'appel est saisie sur conclusions écrites (18 et 22 avril 1994). Les éléments médicaux examinés sont ceux de l'expertise présentée au dossier. Le texte ne précise pas la date ni l'auteur précis du rapport d'expertise (non précisé dans la décision).
Question de droit
La décision pose une question principale : l'état de santé du requérant a-t-il évolué au point de justifier la révision de son indice d'invalidité, au sens de l'article 31 du Reglament Tècnic de la CASS ? Cette disposition prévoit que « en tots els casos, la tarifa serà revisada cada dos anys en funció del grau d'invalidesa ». Le juge en déduit qu'il lui appartient de déterminer si l'évolution de l'état de santé justifie la révision du degré d'invalidité (fondement second).
Une question subsidiaire, d'ordre procédural, concerne la portée des conclusions de l'expert médical. Le juge relève que l'expert s'est prononcé sur les conséquences juridiques de ses constatations, alors que cette appréciation relève de la compétence exclusive des juridictions. Il en tire que le tribunal n'est pas lié par ces conclusions (fondement quart).
La compétence de la Sala Administrativa est fondée sur l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia (fondement premier).
Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel. Il retient que les constatations médicales établissent l'absence de modification substantielle de l'état du requérant depuis 1990, ce qui exclut la révision du degré d'incapacité. Il relève notamment que l'expert indique que les interventions chirurgicales ont plutôt amélioré l'état général, et que les considérations relatives à la situation sociale et au quotient intellectuel du requérant avaient déjà été prises en compte dans la décision de 1990 (fondements cinquième et sixième).
Le dispositif est le suivant
Sentència
Núm. de Protocol: 93-062
S E N T E N C I A NUM. 94-14
PARTS:
Apel.lant: Sr. Salamanca
Representant i advocada: Briones
Apel.lada: CASS
Representant: Raya
COMPOSICIO DEL TRIBUNAL:
Albert Andrés Pereira
A la vila d'Andorra la Vella, el 13 de juny de
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número 93-062.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 93/062 — Décision commentée
Per una resolució de data 13 de març de 1993, la Caixa Andorrana de Seguretat Social va rebutjar la petició del Sr. Salamanca, el qual demanava se li acordés una pensió d'invalidesa per malaltia del Grup II, ja que ell rebia fins el moment una pensió d'invalidesa per malaltia del Grup I.
2.- Va contestar la resolució de la CASS davant el Jutjat Administratiu i Fiscal.
En una decisió de data de 1r. de desembre de 1993, el Jutjat va rebutjar la demanda del Sr. Salamanca i va declarar "ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa la decisió de la Caixa Andorrana de Seguretat Social de data 3 de març de 1993, confirmant la resolució del 29 de juliol de 1992, denegant l'atorgament d'una pensió d'invalidesa derivada de malaltia corresponent al grup I". El Jutjat va constatar que no aportaven elements nous justificatius de revisió.
3.- En el seu recurs d'apel.lació, el Sr. Salamanca al.lega, en síntesi, que la seva situació s'ha empitjorat considerablement des de 1989. En efecte el Sr. Salamanca ha sofert una coxartrosis severa del maluc dret i ha necessitat una intervenció quirúrgica, una coxartrosi del maluc esquerre, una implantació de la vertebra L4 damunt de la L5 asimètrica que provoca un desviament cap a l'esquerra i una subluxació de ròtula del genoll dret.
El Sr. Salamanca és doncs, actualment, un invàlid per malaltia del grup II.
4.- En la seva contesta a l'apel.lació, la CASS indica que una decisió del Batlle Episcopal, de data 15 de mars de 1990, havia atorgat a l'interessat una pensió d'invalidesa del Grup I. Aquesta decisió no es va discutir i l'estat de salut del Sr. Salamanca es va estabilitzar i no ha tingut doncs modificacions substancials que justifiquin una revisió del grau d'invalidesa.
En el seu escrit de conclusions del 18 d'abril de 1994, el Sr. Salamanca confirma la seva demanda de revisió de l'índex d'invalidesa sostenint que el seu estat de salut ha empitjorat des de 1989.
6.- En el seu escrit de conclusions del 22 d'abril de 1994, la CASS confirma els termes de la contesta a l'apel.lació, estimant que l'evolució de l'estat de salut del Sr. Salamanca no justifica una revisió del seu índex d'incapacitat.
Fonaments de dret
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- Competència.
La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, de conformitat a allò que estableix l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- L'article 31 del Reglament tècnic disposa que "En tot els casos, la tarifa serà revisada cada dos anys en funció del grau d'invalidesa".
Cal doncs determinar si l'estat de salut del demandant ha evolucionat de tal manera que el seu índex d'invalidesa s'hagués de revisar.
Tercer.- Els experts mèdics han constatat que:
"El Sr. Salamanca no presenta diferencies substancials respecte del que es va tenir en compte per a fonamentar la sentència del 15 de mars de 1990". Afegeixen que les intervencions quirúrgiques que s'han practicat poden millorar certs aspectes del seu estat físic. Però concloen indicant que "si bé l'anàlisi aïllat de cadascuna de les molèsties esmentades no implica una incapacitat laboral total, pensem que el conjunt de les mateixes si que ho fan, sobretot si considerem l'analfabetisme i l'escàs nivell intel.lectual del Sr. Salamanca.. En definitiva, creiem que l'actual estat de salut del recorrent el fa tributari d'una incapacitat equivalent al grau II de malaltia".
Quart.- Les conclusions del perit mèdic sobrepassen el camp de qüestions que se li han posat, ja que els perits es pronuncien sobre les conseqüències jurídiques tretes de les seves constatacions mèdiques. Ara bé, aquesta qüestió correspon de la competència exclusiva de les jurisdiccions. El Tribunal no pot doncs estar lligat per aquestes conclusions.
Cinquè.- Els perits constaten que l'estat de salut del Sr. Salamanca no presenta diferències fonamentals amb la seva situació de 1990,i precisen inclús que les intervencions quirúrgiques que ha sofert han millorat el seu estat general.
D'altra banda, les consideracions referents a la situació social del Sr. Salamanca i el seu coeficient intel.lectual es van tenir ja en consideració en la sentència del Batlle episcopal de data de 15 de mars de 1990. Aquesta sentència mostra expressament "un coeficient intel.lectual al límit inferior de la normalitat, perturbacions emocionals de caràcter depressiu, amb possibilitats laborals molt reduïdes, al quedar descartades les activitats que requereixin esforç intel.lectual o impliquin responsabilitats".
Doncs, la situació física del Sr. Salamanca no ha evolucionat des de 1990.
Sisè.- Resulta doncs d'aquestes constatacions que l'estat general del Sr. Salamanca no ha empitjorat des de 1990 i que no hi ha doncs lloc de revisar el seu grau d'incapacitat.
Decisio
D E C I S I O
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Confirmar la sentència de l'1 de desembre de 1993.
Segon: Declarar ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa la decisió de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL de data 3 de març de 1993, confirmant la resolució del 29 de juliol de 1992 denegant l'atorgament d'una pensió d'invalidesa derivada de malaltia corresponent al grup II.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manen que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
NOTIFICACIO:
La present sentència ha estat notificada a les parts compareixents...........................................