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STSJAD ANDORRA, a 11 de maig del 1995 - ROJ: STSJAD 12/1995
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 47/94 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
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Doctrine juridique scientifique
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5 novembre 2026
Jurisprudence
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Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 12/1995, 11 mai 1995) > **Décision commentée :** Juridiction andorrane, — ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) > > **Identifiants complémentaires figurant dans le texte :** ROJ STSJAD 12/1995 ; ECLI:AD:TSJADAD:1995:12 ; recours n° 47/94 ; cause n° 125-DE/92 ; sentence n° 12-95 du 11 mai 1995. Juridiction : Tribunal superior de Justícia (Sala Penal), siège d'Andorra-la-Vella ; ponent : Josep Lluís Vazquez Sotelo. ## Faits et procédure Le Tribunal de Corts (juridiction de première instance) a condamné, par sentence du 28 septembre 1994, le prévenu Romeu comme auteur responsable de deux délits majeurs de vol, dont l'un continué, et d'un délit majeur de larcin (*furt*), avec la circonstance aggravante de récidive. Il a été condamné à trois ans de prison ferme, à l'expulsion définitive du Principat, au paiement d'un cinquième des frais de procédure et à l'indemnisation des victimes. Le condamné a formé un recours de *Suplicació* (appel). Son avocat soutenait, d'une part, que la peine était excessive, notamment au regard de celle infligée aux autres condamnés, et, d'autre part, que la peine accessoire d'expulsion définitive était mal fondée. Il faisait valoir que le prévenu avait de la famille en Andorre et qu'une expulsion définitive l'empêcherait d'y revenir. Il sollicitait une expulsion temporaire et une peine de six mois de prison ferme. Le ministère public s'est opposé au recours, en estimant qu'il ne reposait sur aucun fondement objectif, et a demandé la confirmation de la sentence, la peine étant selon lui équitable compte tenu de la récidive. Le recours a été mis en délibéré après l'accomplissement des formalités légales. Les faits retenus par la sentence, non contestés, sont les suivants : le prévenu avait déjà été condamné pour un délit mineur de vol de cyclomoteur, une contravention de conduite illégale de véhicule et des dégradations, avec une peine de six mois de prison et une expulsion conditionnelle, qui n'avait pas été exécutée. Dans la présente affaire, il a été jugé pour trois faits (la sentence en décrit en réalité quatre, comme le relève le juge d'appel) : une intrusion dans une villa avec effraction et dégradations, suivie d'appropriation d'objets, commise avec deux coauteurs (novembre 1992) ; le vol d'un véhicule d'une valeur de 1 800 000 pesetas stationné sur un parking andorran, emmené vers l'Espagne (nuit du 3 au 4 décembre 1992) ; une intrusion dans une autre villa, avec appropriation d'une arme à feu, de bijoux et de devises, puis retour quelques jours plus tard à l'aide de clés, commise avec un mineur. ## Question de droit La Cour devait trancher deux points, qui correspondent aux deux demandes de l'appelant : 1. **Le quantum de la peine privative de liberté** (trois ans de prison ferme) est-il excessif, notamment par comparaison avec les peines prononcées contre les coauteurs ? 2. **La peine accessoire d'expulsion définitive** peut-elle être convertie en expulsion temporaire, au motif de l'attache familiale du condamné en Andorre ? Se posait accessoirement la question des frais de l'instance d'appel. ## Solution et dispositif Le Tribunal a rejeté le recours et confirmé la sentence attaquée. Il a retenu que la sentence était conforme au Code pénal et que les peines étaient justes et équitables. Son raisonnement mérite d'être relevé : il estime que les peines seraient « *fins i tot procedents, justes i equitatives* » même en l'absence de la circonstance de récidive, car les quatre faits jugés sont, en eux-mêmes, révélateurs d'une dangerosité sociale particulière, que la récidive aggrave encore. Il relève en
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 47/94 — Décision commentée
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