STSJAD 42/1996 (ECLI:AD:TSJADAD:1996:42)
Décision commentée : ROJ STSJAD 42/1996 (ECLI:AD:TSJADAD:1996:42) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La requérante, Mme Herrera, était affiliée en qualité de non-salariée auprès de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Par une résolution du 29 mars 1995, la CASS lui a reconnu une pension de vieillesse de 32 811 pesetas mensuelles, avec effet au 1er février 1995. La décision retient 1 888 points acquis par cotisations effectives.
Saisie du recours, la Section administrative de la Batllia, statuant en tribunal unipersonnel, a déclaré la résolution conforme au droit par une sentence du 10 novembre 1995 (numéro non précisé dans la décision, le texte porte « XXXX »).
L'intéressée a interjeté appel le 6 décembre 1995. Elle demandait la réformation de la sentence afin que lui soit reconnu le droit à une pension calculée sur la base de 3 024 points, en application du premier alinéa de l'article 41 du Règlement technique. La CASS a conclu à la confirmation, en soutenant que la pension correspondait à 1 888 points.
Par ordonnance du 1er février 1996, la vue orale a été remplacée par des conclusions écrites, déposées les 22 et 23 février 1996. Le recours a ensuite été mis en délibéré. La formation est composée de MM. Albert Andrés Pereira (président), Bernard Plagnet et Lluís Saura Lluivia (rapporteur).
Question de droit
La question posée était de savoir si la fiction juridique favorable à l'assuré prévue à l'article 41 du Règlement technique de la CASS peut être combinée avec la méthode ordinaire de calcul de l'article 37 pour déterminer le nombre de points ouvrant droit à une pension de vieillesse. Cette question impliquait d'apprécier la compatibilité de deux régimes de calcul applicables à une même prestation.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur de justice, Section administrative, rejette l'appel et confirme intégralement la sentence de la Batllia. Le dispositif est rédigé en catalan ; la traduction ci-dessous est fidèle :
« Au vu de tout ce qui a été exposé, le Tribunal supérieur de justice, Section administrative, au nom du peuple andorran, décide de rejeter l'appel interjeté par la représentation processuelle de Mme Herrera contre la sentence n° XXXX, rendue le 10 novembre 1995 par la Section administrative de la Batllia, constituée en tribunal unipersonnel, que nous confirmons intégralement. Nous ne prononçons aucune condamnation aux dépens exposés dans la présente instance d'appel. »
Le dispositif précise ensuite que la décision est « ferme et exécutoire », et ordonne, une fois accomplies les formalités de l'article 76 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale, la transmission des pièces originales au tribunal de la Batllia d'origine, puis l'archivage de la procédure.
Le raisonnement repose sur trois points.
1. Le régime ordinaire. Les pensions de vieillesse des non-salariés se calculent selon l'article 37 du Règlement technique. Le tribunal relève que le nombre de points acquis par cotisations réelles était de 1 888.
2. Le caractère exceptionnel de la fiction. La fiction juridique de l'article 41 n'intervient que dans des conditions cumulatives : quinze années de cotisations depuis le 1er
Sentència
Núm. de Protocol: SS-043-1/95
S E N T E N C I A NUM. XXXX
PARTS:
Apel.lant: Sra. Herrera
Representant: en nom propi
Advocat: Sr. Escudero
Apel.lada: CASS
Representant: Sra. Catalá
Advocat: Bufet A.
COMPOSICIO DEL TRIBUNAL:
A la vila d'Andorra la Vella, el 19 d'abril de 1996
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número SS-043-1/95.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat M.I. Sr. LLUIS SAURA LLUVIA, el qual expressa el parer del Tribunal.